
Aujourd’hui, je vais vous parler d’un album qui a presque dix ans. Un album au nom improbable, jugez vous-même : Polygondwanaland, en un seul mot.
Le groupe King Gizzard & The Lizard Wizard vient d’Australie et a commencé sa carrière en 2011 avec l’EP Willoughby’s Beach. Les six musiciens jouent d’un rock progressif psychédélique alternatif que je trouve pour ma part très influencé par la musique médiévale.
Stéphane Gallay avait chroniqué leur dernière galette Phantom Island l’an passé et n’avait pas été franchement convaincu. Moi non plus, ceci dit au passage.

Mais Polygondwanaland est très différent de Phantom Island et il m’a tout de suite séduit.
L’album se construit sur des rythmiques ensorcelantes à la Tool, beaucoup d’harmonies vocales, pas mal de champignons fermentés et tout plein d’instruments majoritairement acoustiques.
Polygondwanaland propose dix morceaux dont un de presque onze minutes, l’exception de l’album puisqu’en moyenne, les titres durent moins de quatre minutes.
Il ne s’agit pas vraiment de pièces avec des rebondissements progressifs. L’écriture est relativement linéaire, répétitive diraient certains, et si la dominante semble acoustique, il y a bien des claviers vintages et des guitares électriques dans les compositions.
L’album est surtout impressionnant vocalement avec trois chanteurs qui se croisent sur les morceaux sans parler de Leah Senior qui dit quelques mots sur ‘The Castle in the Air’. Il y a aussi la présence de flûte, d’harmonica, de Mellotron et de percussions sur plusieurs morceaux comme ‘Crumbling Castle’ qui donnent une touche toute particulière à la musique du groupe.
Polygondwanaland ne sonne pas si vintage que ça. Il est juste différent. Une musique psychédélique pas trop fumée avec des influences surprenantes comme dans le premier titre ‘Crumbling Castle’ qu’on aurait presque pu entendre à la cour du roi Arthur.
Si vous voulez découvrir le groupe King Gizzard & The Lizard Wizard, je vous recommande de commencer par cet album nettement plus accessible que le très cuivré Phantom Island.











