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Abel Ganz
Abel Ganz - Abel Ganz
Titre : Abel Ganz
Groupe : Abel Ganz
Sortie : 2014
Label : Abel Records
Format : CD
Genre : Progressif

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Titres

  • Delusions of Grandeur
  • Obsolesence Pt.i Sunrise
  • Obsolesence Pt.ii Evening
  • Obsolesence Pt.iii Close Your Eyes
  • Obsolesence Pt.iv The Dream
  • Obsolesence Pt.v Dawn
  • Spring
  • Recuerdos
  • Heartland
  • End of Rain
  • Thank You
  • A portion of Noodles
  • Unconditional
  • The Drowning

Formation en 2010


Abel Ganz c’est un peu The Tangent en plus sage, Big Big Train, Nick Magnus et toute cette génération de musiciens qui ont su incorporer dans le bon vieux progressif des éléments de classique, de folk, de jazz, de country… Abel Ganz c’est également une culture écartelée entre l’Ecosse et les USA, entre country et folk, c’est également un toucher de guitare caméléon qui n’est pas sans rappeler Steve Hackett ou Danny Cavanagh en acoustique.

Le groupe est constitué à ce jour de Denis Smith à la batterie, Davie Mitchell aux guitares, Mick Macfarlane au chant et guitare acoustique, Stephen Donnelly à la basse, Stephen Lightbody et Jack Webb aux claviers, orgues…

“Abel Ganz”, c’est le second album de Abel Ganz (nouvelle formule) après “Shooting Albatross” en 2008. Un disque de soixante-treize minutes, prévoyez donc du temps, car il s’écoute d’une traite.
Le côté très US de la guitare électrique qui côtoie le folk et le prog est assurément déroutant à la première écoute, des orgues très rock assez souvent présents qui alternent avec des flûtes et de l’acoustique, cela peut surprendre.
La découverte de la basse claire de Stephen Donnelly sur “Close Your Eyes” annonce de grands plaisirs avec ces musiciens, car la production soignée, chatouille délicatement les tympans.

On ne pourra pas reprocher à Abel Ganz de faire du plagiat, l’album est original, varié, riche, étonnant parfois et sait ne pas sombrer dans le trop cérébral qui finit par réduire votre matière grise en purée d’aubergine.

La symphonie “Delusions of Grandeur” lance cet album avec un instrumental qui flirte avec les compositeurs français du début du vingtième. Une guitare électro-acoustique à la Steve Hackett sera le point de démarrage de “Obsolescence”, un morceau en cinq parties, riche en rebondissements et influences délicieuses. “Sunrise” est très épuré, teinté de prog classique alors que “Evening” est plus dans le folk avec ses flûtes et percussions même s’il glisse lentement vers un son plus country. “Close Your Eyes” change de registre. Le titre est de conception assez simple avec une section instrumentale centrale généreuse. Sa magie opère tout de suite, le chant séduit, bref j’adore cette partie. Retour au rock progressif classique, genesisien même avec “The Dream” qui vole en éclat sur de grandes orgues de folie à la fin, il fallait oser. “Dawn” ferme “Obsolescence”, une partie instrumentale dominée par la guitare électrique sur fond d’orgue, un final sans doute moins jubilatoire que le reste.
Des cris d’enfants, le bruits de la pluie, “Heartland” et sa flûte de pan démarre, sans doute le plus surprenant de Abel Ganz avec ce chant New Age, cette musique digne de l’intro d’un film de science-fiction à grand spectacle, ça en jette. Le morceau qui suit s’intitule “End of Rain”, hasard ? Toujours est-il que l’on revient vers du rock progressif plus commun malgré quelques rappels à “Heartland”, un instrumental relativement répétitif et agréable qui se laisse écouter et qui bascule sur percussions et basse juste avant la fin. “Thank You” m’a un peu perturbé la première fois, country-folk, chanté dans deux langues entre banjo et électrique, accordéon et basse à deux notes. Le pire c’est que passé la surprise, et à dose homéopathique, le titre s’écoute plutôt bien. “A Portion of Noodles” est un nouvel instrumental acoustique qui offre une pause avant d’attaquer le grand morceau de l’album, j’ai nommé “Unconditional” et ses quatorze minutes. Après une entrée en matière des plus classique, Abel Ganz ajoute un peu de jazz très sage à sa palette, des cuivres et une partie de piano brillante sur une section instrumentale fabuleuse. Il y a cette basse et la batterie qui feront pendant quelques secondes le support au chant, passage purement génial et puis cette guitare qui s’envolera. Pour moi le titre parfait. Mais tout a une fin hélas, dit-il après soixante-dix minutes de musique, “ The Drowning” boucle la boucle, cuivre et chant profond clôturent ce magnifique album.

“Abel Ganz” est la récompense du chroniqueur, riche, beau, original, qui s’écoute avec bonheur et se redécouvre avec plaisir. Une fabuleuse rencontre, un coup de cœur, un indispensable, encore un je sais mais voilà, c’est ainsi, j’adore !


Rédigé par Jean-Christophe le 07/07/2014
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