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Distant Satellites
Anathema - Distant Satellites
Titre : Distant Satellites
Groupe : Anathema
Sortie : 2014
Label : Kscope
Format : CD
Genre : Alternatif
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Titres

  • The Lost Song Part 1
  • The Lost Song Part 2
  • Dusk (Dark Is Descending)
  • Ariel
  • The Lost Song Part 3
  • Anathema
  • You're Not Alone
  • Firelight - instrumental
  • Distant Satellites
  • Take Shelter

Formation en 1990

Vincent Cavanagh [] depuis 1996, Danny Cavanagh [], Jamie Cavanagh [] depuis 2001, John Douglas [batteur] depuis 1999

Avec Distant Satellites, Anathema revient sur du classique, sur l’émotion qui nous a fait chavirer après l’abandon progressif du death metal vers 1995. Piano, chant féminin, sons d’instruments à cordes , mélodies mélancoliques et lentes, nous ne sommes pas loin de retrouver le sublime Hindsight par moment. Mais voila, depuis, les frères Cavanagh nous ont fait goûter au fruit défendu, “Weather Systems” et ses expérimentations assez audacieuses, sa qualité sonore hors normes, alors on attendait encore plus !

Anathema a-t-il voulu reconquérir un public arrivé avec “We're Here Because We're Here” et déconcerté par “Weather Systems” ou ont-ils simplement voulu revenir à des fondamentaux ? Ils parlent même de jouer un peu death lors de leur tournée cet automne… Quoiqu’il en soit, ils ne nous l’avoueront jamais, alors concentrons-nous sur “Distant Satellites” plutôt que d'ergoter ainsi.

Robe rouge, habillage élémentaliste sobre façon “Weather Systems”, dix morceaux dont les trois parties de “The Lost Song”, un son où la basse fait son retour, “Firelight” un instrumental aux claviers qui sert d’ouverture à “Distant Satellites”, un tout petit texte pour “You’re Not Alone” qui boucle, sans doute le titre le plus original, deux grands mouvements, une première vague assez classique et une seconde plus innovante, beaucoup d’émotion, voila en quelques mots ce dernier album d’Anathema.

Parlons de “Lost Song” comme d’une seul et même titre, même s’il est présenté en deux parties disjointes en réalité. Violons piano et une batterie très en avant serviront de base aux deux voix, celles de Vincent et de Lee, le morceau escalade les marches de la tension seconde après seconde pour retomber assez brutalement, Lee fredonne alors pour lancer la seconde partie moins rythmée mais usant des mêmes ingrédients, violons, piano, basse, guitare et chant, cette fois Lee est toute seule avec un final épuré. Retour rythmé avec la dernière partie, la plus belle à mon goût, exit les violons, l’émotion n’en est que plus intense, construite autour du contraste entre les deux voix avec la musique un peu trip hop, je retrouve le ici génie d’Anathema, le titre prend aux tripes, mouille les yeux, pince le cœur, c’est beau !

“Distant Satellites” a été la très bonne surprise de cet album, gardez les claviers de “Firelight”, propulsez des percussions dessus, posez la voix soudain très pure de Vincent, poussez le tempo doucement vers son côté techno, basses plein la figure et relancez le refrain pour faire danser le public comme sur “The Storm Before The Calm”. Je comprends que l’on puisse détester cela lorsque l’on vient du progressif ou du death métal, moi je ne suis pas trop sectaire et j’adore !

Ariel est un morceau absolument magnifique, vocalement, émotionnellement, rien à redire de ce côté. Par contre les grincheux pourront trouver à redire du côté du déjà entendu, car oui, la recette est connue, excellente, mais elle ne surprendra que ceux qui ne connaissent pas le groupe.

Danny, où as tu mis ta guitare acoustique magique ? Daniel pourquoi tant de violons, la voix de Vincent et de Lee suffisent à l’émotion. Où est passé la prise de risque ? Distant Satellites possède ses moments de grâce n’en doutez pas “Ariel”, “The Lost Song Part 3”, “You’re Not Alone” et “Distant Satellites” sont des titres assez sublimes, certains convenus, mais magnifiques. Les autres sont très beaux également mais nous sommes, je dirais trop confortablement installés dedans pour s’en satisfaire. L’album se veut rassembleur, il devrait l’être, on y perd en originalité mais pas en émotion. Je lui préfère le son de "Weather Systems" - devenu une de mes références absolue dans le genre - plus limpide. Alors en résumé ? Un concentré d’émotion, avec trop de violons, pas assez de guitare, de très beaux titres, parfois un peu convenus, j’aurai aimé qu’Anathema continue sur la lancé du précédent album, qu’ils aillent encore plus loin, mais je suis un vieux fou. "Distant Satellites" reste un très bel album.


Rédigé par Neoprog le 13/06/2014
Commentaires

Nul à chier cet album, insipide et sans guitare. Je n'irai pas les voir en concert et pourtant ils passent à coté! Vite un Judgment ou un Weather, ou mieux...un Silent Enigma! Là y a de la grosse guitare!
Le 18/06/2014 par Ancestor

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