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Vers la lumière
Apairys - Vers la lumière
Titre : Vers la lumière
Groupe : Apairys
Sortie : 2019
Label : autoproduction
Format : CD
Genre : Progressif

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Titres

  • Rituel
  • La machine
  • Vers la lumière
  • Sur le bitume
  • Recueil

Formation en 2018

Christophe Bellières [chanteur], Benoît Campedel [guitariste,bassiste], Silvain Goillot [clavier,batteur]

La création d’un groupe est quelque chose de magique. Dès la première répétition, il se crée une osmose entre les musiciens ; elle permettra au bout de quelques mois ou d’années la sortie d’un premier album. Apairys ne déroge pas à la règle.

En 2014, passionnés de rock progressif, Silvain et Benoît se rencontrent et commencent à travailler sur des compositions personnelles ; le chanteur Christophe les rejoint en 2018.

La naissance d’un groupe français de rock progressif est toujours un évènement dans l’hexagone surtout lorsque les textes sont en français.

Apairys - Vers la Lumière

Le visuel de la pochette de leur album nous met tout de suite dans le bain ; il nous rappelle les albums du groupe YES avec les cascades et les îles suspendues créées par William Roger Dean.

Dès le premier titre, je me revois adolescent, allongé sur mon lit, en train de découvrir un des premiers album de Yes. Une certaine mélancolie m’envahit...

A l’écoute du premier titre, nous rentrons dans l’univers de ce groupe aux influences multiples : parfois des petites touches de Yes, Ange, Kansas, mais aussi des riffs de guitare puissants et des solos teintés de blues aux sonorités bien spécifiques des années 70/80.

Pour un premier album, Apairys fait fort avec des titres qui font entre cinq minutes et plus de seize minutes.

Benoît Campedel nous offre de belles envolées de basse rappelant le regretté bassiste de Yes, Chris Squire, ainsi que de beaux solos de guitare aux sonorités vintages.

Silvain Goillot est un magicien qui nous surprend, tantôt au clavier avec de beaux sons planants qui virent par moment au jazz bluesy, tantôt à la batterie avec des contretemps précis.

La voix mélodieuse de Christophe Bellières est bien placée mais il manque un peu de hargne sur certains morceaux ; une deuxième voix serait peut-être utile pour donner plus de profondeur et de puissance.

L’alchimie de ces trois virtuoses nous invite à nous promener dans le progressif, le jazz fusion, le blues teinté par moment de belles ballades. L’harmonie est parfaite entre les instruments.

Les textes nous surprennent car la langue de Molière n’est pas commune dans le monde du rock progressif mise à part quelques exceptions : Lazuli, Ange…

Dès le premier titre, je me revois adolescent, allongé sur mon lit, en train de découvrir un des premiers album de Yes. Une certaine mélancolie m’envahit...

Ah, le son des années 70 c’était quelque chose ! Apairys nous a recréé celui-ci en le modernisant dans ce premier album.

Pour ma part, un morceau se dégage de tous «Vers la lumière», un instrumental de plus de neuf minutes, qui nous entraîne dans de multiples rythmes avec de beaux passages en électro-acoustique, parfois même allant jusqu’au jazz fusion, à la façon Uzeb.

Ce premier album d’ Apairys est de bonne augure pour la suite. Il s’écoute agréablement et nous passons un bon moment en leur compagnie. Il mérite d’être connu, chose difficile en ce moment car nos plus grandes radios hexagonales boudent le rock progressif, et c’est bien dommage !

Il ne manque plus que de les découvrir sur scène.

Oyez braves gens, si vous appréciez ce groupe, faites le connaître ! Longue vie à Apairys….


Rédigé par Eric le 03/03/2020
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