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Madness and Magic
Arabs in Aspic - Madness and Magic
Titre : Madness and Magic
Groupe : Arabs in Aspic
Sortie : 12/06/2020
Label : KARISMA RECORDS
Format : CD
Genre : Canterbury

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Titres

  • I Vow to Thee, My Screen
  • Lullaby for Modern Kids, Part 1
  • Lullaby for Modern Kids, Part 2
  • High-Tech Parent
  • Madness and Magic
  • Heaven in Your Eye

Formation en 2001

Jostein Smeby [chanteur,guitariste], Stig Jørgensen [chanteur,clavier], Erik Paulsen [chanteur,bassiste], Eskil Nyhus [batteur]

Pourquoi, cinquante années plus tard, des artistes jouent-ils encore du rock des seventies ? Pourquoi, cinquante années plus tard, des artistes reprennent-il les canons du prog des pionniers pour composer de la musique ? En un demi-siècle, la technique a considérablement évolué et les enregistrements ont gagné en qualité, ce n’est pas Steve Hackett avec son Genesis Revisited II qui me contredira. Dans le même temps, avec une captation et un mixage de qualité accessible à tous, le son a été mis en boîte de conserve, compressé et dénaturé en digital jusqu’à perdre son essence. Alors quel intérêt aurions-nous aujourd’hui à écouter du rétro-prog sur un baladeur ? Aucun assurément.

Arabs in Aspic

Pourtant des groupes comme Arabs in Aspic continuent de perpétuer ce rock seventies et de vieux mélomanes continuent d’écouter du prog vintage. Pour quelles raisons ? Outre les vieux nostalgiques voulant revivre des émotions de leur jeunesse lointaine, le retour en grandes pompes du vinyle, qui a redonné ses lettres de noblesse à la musique analogique, a sans doute contribué à relancer l’intérêt pour le rock progressif d’un autre âge.

Hélas bonnes gens, hélas, cette chronique a été rédigée avec du mp3…

Madness and Magic, édité en CD et vinyle, revisite le rock progressif des années soixante-dix, de King Crimson à Black Sabbath en passant par Van der Graaf Generator, et ce avec six morceaux vintages à souhait, très différents les uns des autres. Malgré une musique d’un autre âge, l’album explore des sujets d’actualité: notre fascination et dépendance aux technologies numériques, ainsi que notre impuissance lorsque nous sommes livrés aux savants fous qui contrôlent notre monde.



C’est dans le plus grand classicisme prog symphonique que s’ouvre l’album. ‘I vow to thee my screen’ se lance dans un peu plus de huit minutes inspirées de Genesis et de Pink Floyd, un thème à la Steve Hackett sur lequel des claviers à la Wright et des percussions se greffent.
Nettement plus barré, la berceuse pour enfants modernes, déclinée en deux parties, nous entraîne du coté de Van Der Graaf Generator, privilégiant la virtuosité à la mélodie. J’avoue avoir eu du mal avec ‘Lullaby for moderns kids 1’ alors que sa continuation m’a nettement plus séduite.
‘High tech parents’ égratigne ces adultes deux point zéro, technophiles, connectés, sur un funk enjoué. Un titre dansant, léger, qui offre une agréable parenthèse au milieu des complexes constructions progressives de Madness and Magic.
Le titre album à la guitare électro-acoustique, flûte et claviers analogiques prend près de deux minutes avant de rentrer dans le vif du sujet: une voix claire répond à une seconde nettement plus rugueuse sur des orgues, une guitare rythmique et des percussions, nous renvoyant à la fin des sixties, quand le rock progressif n’avait pas encore de nom.
Pour finir en beauté, Arabs in Aspic nous embarque pour les dix-huit minutes restantes dans ‘Heaven in your eye’ qui explore toutes les couleurs des seventies, du psyché au heavy rock. Après une ouverture à la Genesis, une ballade en guise de couplet, du gros son heavy s’installe sur le refrain, suivi de percussions, orgues et guitares dansantes virant à l’oriental pour mieux revenir à des claviers à la Tony Banks, basculer sur du Iron Maiden, rebondir sur la ballade et finir en Ozric Tentacles.

Impossible de dire ce que rendra cet album en trente-trois tours. Il sonne relativement bien en passant par un DAC, même compressé. Deux titres ont vraiment retenu mon attention; ‘I vow to thee my screen’ et ‘High tech parents’. Si j’ai moins aimé ‘Lullaby for moderns kids 1’, c’est principalement pour d’anciennes affinités et ma culture musicale. Un album réservé aux nostalgiques, à déguster probablement de préférence en vinyle.


Rédigé par Jean-Christophe le 11/05/2020
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