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The Unquiet Sky
ARENA - The Unquiet Sky
Titre : The Unquiet Sky
Groupe : ARENA
Sortie : 2015
Label : Verglas Records
Format : CD
Genre : Néo-progressif
La chronique note de la chronique
Les évaluations Evaluations
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Titres

  • The Demon Strikes
  • How Did it Come to This
  • The Bishop of Lufford
  • Oblivious is the Night
  • No Chance Encounter
  • Markings on a Parchment - instrumental
  • The Unquiet Sky
  • What Happened Before
  • Time Tuns out
  • Returning the Curse
  • Unexpected Dawn
  • Traveller Beware

Formation en 1994

Clive Nolan [clavier], Mick Pointer [batteur], Keight More [] jusque 1996, Cliff Orsi [bassiste] jusque 1995, Paul Manzi [chanteur] depuis 2011, John Jowitt [bassiste] depuis 1996 jusque 1997, John Jowitt [bassiste] depuis 2011, John Jowitt [bassiste] depuis 1995 jusque 1995, Keith More [chanteur] depuis 1995 jusque 1996, Paul Wrightson [chanteur] depuis 1996 jusque 1998, John Mitchell [chanteur,guitariste] depuis 1996, Kylan Amos [bassiste] depuis 2014


Arena fête ses vingt ans d’existence avec la sortie d’un nouvel album studio intitulé The Unquiet Sky. Après l’arrivée en 2010 du nouveau chanteur Paul Manzy et le retour de John Jowitt à la basse, c’est ce dernier qui quitte une nouvelle fois le navire et laisse la place à Kylan Amos.
En 2011, la voix de Paul m’avait agacé, puis, quand était sorti leur double live en 2012, j’avais noté de nets progrès. Pour la venue de The Unquiet Sky, je n’ai plus que des compliments à formuler à Paul. Soit mon oreille s’est acclimatée, soit Paul Manzi a fait depuis un réel travail sur sa voix.

Arena

Arena, depuis The Visitor, à l'exception de Pepper's Ghost (qui a fait un bide), c’est toujours un peu la même recette qui revient. Confortable mais sans surprise. Avec The Unquiet Sky, le groupe semble retrouver un nouveau souffle, exit les formats à rallonge, retour à des morceaux qui vont à l’essentiel. Il s’agit d’un concept-album, inspiré d’une nouvelle de Montagne Rhode James (1862-1936), “Casting The Runes”, autour d’un écrivain, Mr. Karswell, auteur de “Truth of Magick” qui voit son ouvrage mis en boîte par Mr. Dunning, membre d’une association scientifique. L’auteur, vexé de ce retour, décide de lancer une malédiction sur Mr. Dunning. L’éternel thème de la magie et des fantômes, marotte de Clive Nolan me direz-vous, oui mais… Nombre des titres présents sur la galette devraient vous surprendre.

Douze morceaux, cinquante-cinq minutes et un instrumental très court, un homme à genoux dans une vaste prairie sous un Unquiet Sky, un livret bien fichu, voila la carte d’identité de ce nouvel Arena après quatre années de silence.

Arena - The Unquiet Sky

L’histoire commence sur “Demon Strikes”, une symphonie façon Roussel composée par Clive. Une ouverture à la sauce classique comme les affectionne notre claviériste, grand amateur d’opéra rock. La guitare de Mitchell s’envole, poursuivant sur du standard chez Arena, un peu pompier, puissant, pesant même sur le refrain. Les trente jours sont presque écoulés, Dunning approche de sa fin et se remémore comment tout a commencé. “How did it come to this?” revient sur les tonalité de The Visitor, un titre épuré qui met en avant les paroles plus que la musique. Manzi nous éblouit ici et la section instrumentale qui suit se laisse écouter agréablement. Avec “The Bishop of Lufford” vous allez retrouver les fondations d’Arena. Un titre entre Songs From The Lion’s Cage et The Visitor, ce morceau est éblouissant, un feu d’artifice musical. il s’agit d’un extrait de l’ouvrage de magie, rédigé par Mr. Karswell, que lit notre critique. Je prends soudain peur en écoutant “Oblivious of the night”, moi qui chronique chaque nuit… Blague à part, Arena ne nous avait jamais offert ce genre de joyau. Un morceau tout simple, où Mr. Dunning s’excuse de mettre en boîte le livre de magie. Mais voilà, sur “No Chance Encounter”, vous comprendrez vite que l’auteur ne l’entend pas de la même oreille. La musique s’emballe, le chant se fait menaçant, les claviers décollent. La malédiction est lancée, trente jours pour s'amender sinon la mort ! Vient l’unique instrumental de l’album, une plage paisible, magique, “Markings on a Parchment”, sept runes maléfiques qui condamnent Mr. Dunning. Basse et guitare paisibles sur nappes de claviers et des choeurs pour finir qui font raccord avec “The Unquiet Sky”. La musique est rythmée par des cordes de violons pincées, un passage de piano très classique et des tirades de guitares. Entre progressif et musique symphonique, “The Unquiet Sky” est un petit bijou du genre. Quel visage revêt le mal si près de la mort ? Il est trop tard maintenant, voici qu’arrive le ciel tourmenté.
Un piano dans le style de “The Lamb Lies Down On Broadway” sert d’introduction à “What Happened Before”. Une longue section chant et piano épurée avant l’explosion orchestrale qui suit sur laquelle rebondit le dernier couplet et un final, une nouvelle fois dominé par le piano. Éblouissant ! C’est arrivé avant. En effet Dunning ne serait pas la première victime de Karswell, un autre critique aurait péri de manière mystérieuse avant notre histoire. La transition avec “Times Runs Out” est brutale, Dunning au seuil de la mort, se questionne sur sa vie. “When all else falls even cynics kneel and pray, and that is where you find me today.” Musicalement nous sommes revenus à du Arena post The Visitor, chargé de claviers, pas ce que je préfère.
L’histoire bascule quand Dunning retourne la malédiction contre son lanceur. Le solo de claviers néo-progressif m’insupporte, clairement l’inspiration s’est perdue en route sur ce titre. “Unexpected Dawn” rattrape tout cela, avec sa guitare sublime. Dunning goûte de nouveau à la vie. Le dernier titre, la morale de l’histoire en quelque sorte, va nous faire parcourir toute la palette musicale du groupe. Il s’agit de la pièce la plus longue de The Unquiet Sky avec sept minutes et quelques qui démarrent de manière assez plan-plan. Le changement de rythme vient au second couplet qui s’achève par un solo de John. Mais c’est quand Paul entonne “And Maybee…” que je fonds. Puis vient ce nouveau couplet paisible, “Whatever you do with your live”, qui se poursuit sur des claviers superbes. Le final est sonore, façon Arena et se termine vraiment abruptement.

Alors, ce nouvel Arena ? Je l’ai dit, Paul m’a ébloui. L’album contient de belles surprises et du classique, l’histoire tient la route, bref nous avons là un disque bien sympathique qui renoue avec la période glorieuse du groupe. A découvrir.

Site : http://www.arenaband.co.uk/

Fazcebook : https://www.facebook.com/arenaworld

Video :


Rédigé par Jean-Christophe le 13/04/2015
Commentaires

En dépit de ses 20 ans, Arena porte toujours beau, il demeure un groupe très agréable à écouter, et ce, en dépit de multiples changements de personnels.
Si certains déplorent des évolutions radicales du groupe,(à nuancer toutefois selon moi), le groupe reste très identifiable et surtout mélodique.
Au reste, n’y aurait-il pas plus de « différences » entre Marillion 1983 et Marillion 2012 qu’entre Arena 1995 et Arena 2015 ?
Le 05/05/2015 par CM

Cet album ne sonne pas comme du Arena mais comme du Threshold.
Je suis déçu, moins de bravoure qu'auparavant.

Le 29/04/2015 par viking

Franchement , on ne doit pas entendre les mêmes choses .... Paul manzi est simplement aussi mauvais sur cet album que sur son prédécesseur .
Je suis très très déçu par leur deux derniers albums , en fait depuis le départ de Rob Sowden ...
Le 14/04/2015 par TMSMG

Franchement , on ne doit pas entendre les mêmes choses .... Paul manzi est simplement aussi mauvais sur cet album que sur son prédécesseur .
Je suis très très déçu par leur deux derniers albums , en fait depuis le départ de Rob Sowden ...
Le 14/04/2015 par TMSMG

Arena inspiré enfin, après un Pepper's Ghost décevant et un inégal Seventh Degree of Separation. Manzi a désormais la carrure vocale pour nous faire vibrer !
8,5/10 ni plus ni moins !
Le 13/04/2015 par CM

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