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English Electric (Part One)
Big Big Train - English Electric (Part One)
Titre : English Electric (Part One)
Groupe : Big Big Train
Sortie : 2012
Label : Independiente Ltd.
Format : CD
Genre : Progressif
La chronique note de la chronique
Aucune évaluation

Titres

    Formation en 1990

    Nick D'Virgilio [batteur], Dave Gregory [], Rachel Hall [violon,violoncelle], David Longdon [flute,percussions], Danny Manners [clavier], Andy Poole [clavier], Rikard Sjöblom [clavier], Greg Spawton [chanteur]

    Fermez les yeux et écoutez. Imaginez un instant que Genesis n’ait pas composé Abacab et les albums suivants.
    Imaginez une voix entre Phil Colins et Gary More.
    Imaginez des harmonies et mélodies aux tonalités de Transatlantic, Genesis et The Flower Kings. Imaginez que le groupe se soit entouré de musiciens d’autres horizons, avec violoncelle, viole, banjo, mandoline, accordéon, tuba et j’en passe...

    Ouvrez les yeux et lisez le livret. Angleterre, nostalgie, chaque chanson comme un conte. Un voyage dans le passé et les paysages, des falaises crayeuses du sud aux mines du nord.

    Vous y êtes, vous écoutez English Electric, le dernier album de Big Big Train.

    Si vous aimiez Genesis, les atmosphères un tantinet nostalgiques, les instruments acoustiques, cet album est fait pour vous.

    Au milieu de constructions progressives, Big Big Train place des thèmes très mélodiques, un peu à la manière de It Bites. L’équilibre entre parties instrumentales et chantées est réussi. David Longdon fait merveille avec sa voix dans la douceur comme quand il la pousse un peu, délivrant de belles couleurs aux paroles. L’ajout de nombreux instruments classiques et folkloriques apporte énormément à la musique, sortant l’album du carcan progressif usuel.

    On plonge tout de suite dans l’album dès les premières notes de The First Rebreather. Le titre porte en lui de nombreuses références à Pendragon (le petit thème à la guitare), Genesis (claviers et flûtes) et Transatlantic (le chant). Instrumental mais pas trop, complexe mais juste ce qu’il faut, un parfait équilibre. Magnifique.

    Uncle Jack est nettement plus simple, c’est aussi le morceau le plus court avec moins de quatre minute au bandjo, une ritournelle autour d’un regard d’enfant porté sur son oncle Jack qui connaît tout de la nature, du ciel, du soleil, des fleurs... L’inventaire du savoir de l’oncle à plusieurs voix est délicieux.

    Winchester From St Giles' Hill est une promenade bucolique dans la campagne anglaise et la musique colle parfaitement à l’atmosphère. Le chant et les harmonies sur ce titre sont envoûtantes, le refrain devrait vous porter aux nues et si vous écoutez mieux, vous découvrirez une musique très jazzy qui se cache un peu derrière. Une pure merveille tout simplement.

    Judas Unrepentant est l’histoire d’un faussaire qui se raconte sur une mélodie sautillante pendant près de la moitié du titre. Vers la moitié du titre, l’épilogue se joue sur du Genesis old school absolument délicieux et les dernières minutes rebondissent sur le refrain débridé, brillant et étonnant.

    Ces paroles poétiques; ‘took a little time to find the past to walk the roads we used to know that lead us home’, commencent Summoned by Bells sur une musique nostalgique avec piano et violons qui met en place une belle atmosphère.Le final n’est pas en reste avec un instrumental sublime au tuba et cordes. Seul petit couac (enfin question de goût au final), les chœurs féminins qui reviennent brièvement autour ‘the high fields’, mais bon je chipote.

    Pour une fois il n’y aura pas un nouveau titre plus dynamique. Upon Heath reste dans la même veine nostalgique avec une nouvelle promenade à pied dans la campagne anglaise. Accordéon, banjo, violoncelle, un texte assez épuré et un refrain agréable pour une jolie chanson.

    A Boy In Darkness aborde le travail des enfants dans les mines. C’est peut-être sur ce titre que j’aime le plus la voix de David Longdom en force ou en douceur. La musique fait penser à PI de Kate Bush même atmosphère avant de partir dans une gigue infernale. Les paroles sont d’une grande justesse, la musique extraordinaire, une mélange de kate Bush et Jethro Tull. Fabuleux !

    L’album se finit trop vite sur Hedgerow qui nous ballade sur un air des Beattles. Le titre revient sur la chanson Uncle jack où l’on parle déjà de la chanson des talus. Vous adorer le thème au violon et les cuivres très Beatlles sur la fin, encore un morceau éblouissant.

    Étrangement l’artwork (très joli au demeurant) ne colle pas vraiment avec le concept, j’aurais imaginé des paysages bucoliques d’Angleterre illustrant les titres. Il doit y avoir une raison à ce choix sans aucun doute mais elle m’échappe. C’est le seul reproche que je trouverais à faire à cet album tout simplement génial. Ne perdez pas votre temps, courrez l’acheter dès qu’il sortira le 3 septembre, cet album fera référence dans le monde du rock progressif. Du coup English Electric Part Two va être attendu avec une énorme impatience !


    Rédigé par Jean-Christophe le 28/08/2012
    Commentaires

    Hello Lobi, avec cet album tu devrais être comblé.
    Le 03/09/2012 par Neoprog

    J'attend avec impatience ce nouvel opus de BBT et je sais déjà qu'il va être de très très grande tenue, si j'en juge par les extraits proposés par le groupe sur leur site. Je suis depuis de nombreuses années un fan inconditionnel de ce groupe de prog génial, qui produit chef d'oeuvre sur chef d'oeuvre, entre modernité et tradition, ce qui se fait de mieux à mon avis à notre époque.
    Le 02/09/2012 par Lobi

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