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The Man Left In Space
Cosmograf - The Man Left In Space
Titre : The Man Left In Space
Groupe : Cosmograf
Sortie : 2013
Label : Inconnu
Format : CD
Genre : Alternatif

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Titres

  • How Did I Get Here? - instrumental
  • Aspire, Achieve
  • The Good Earth Behind Me - instrumental
  • The Vacuum That I Fly Through - instrumental
  • This Naked Endeavour
  • We Disconnect
  • Beautiful Treadmill
  • The Man Left in Space
  • When The Air Runs Out

Robin Armstrong [clavier]

Cosmograf - The Man Left In Space

Genre : rock progressif

Projet solo de Robin Armstrong Angleterre

Discographie :
Freed from the Anguish - janvier 2008
End of Ecclesia - novembre 2008
When Age has Done Its Duty - septembre 2011
The Man Left in Space - 5 février 2013
Capacitor - 2 juin 2014

Le projet Cosmograf a déjà été présenté ici avec son dernier album Capacitor.
Remontons un peu dans le temps pour découvrir ce que Robin a pu composer auparavant. Voici The Man Left in Space, un concept autour du dépassement de soi, de la quête de succès, sur fond de mission spatiale.
J’avais évoqué le mimétisme évident entre Cosmograph et Porcupine Tree, il est peut-être moins flagrant sur cet album sauf pour le second titre “Aspire, Achieve” et sur “We Disconnect”. Bien entendu, quelques constructions remontent à la surface de temps à autre sur la guitare, basse et chant notamment mais dans l’ensemble The Man left in Space s’affranchit largement de Wilson et Cie et c’est tant mieux.

Aux côtés de Robin jouent Nick D’Virgilio (Spock’s Beard/Big Big Train), Dave Meros (Spock’s Beard), Matt Stevens, Greg Spawton (Big Big Train), Simon Rogers, Steve Dunn (Also Eden ), Lee Abraham (The Lee Abraham Band ), Luke Machin (Ex-The Tangent/Maschine) et Dave Ware. Une liste d’invités prestigieux.

L’album, très instrumental, comporte également des extraits sonores de la conquête spatiale, des voix off comme toujours et quelques titres chantés tout de même. Neufs pièces pour cinquante-six minutes de musique, trois longs formats, quelques instrumentaux, voilà brièvement résumée la cartographie de The Man Left in Space.

Tout commence toujours comme dans un film avec Cosmograf, avec “How Did I Get Here?”, des voix enregistrées qui sont rejouées sur un fond sonore angoissant.

“Aspire, Achieve” c’est du pur Porcupine Tree dans la construction comme dans les tonalités pendant plus de dix minutes. Il y a les chœurs, la guitare acoustique, le riff nerveux. Tout ceci est archi connu mais tellement bon que l’on ne va pas se plaindre non plus…

“The Good Earth Behind Me” ouvre de manière floydienne avec sa voix off, sa guitare et ses claviers avant de changer de rythme et poursuivre l’instrumental de manière nettement moins introvertie. Un interlude musical magnifique.

Plus introspectif, “The Vacuum That I Fly Through” avec sa guitare étrangement accordée, tout en se voulant paisible, met l’auditeur un tantinet mal à l’aise. L’instrumental encore une fois touche la corde sensible et parle à notre âme.

“This Naked Endeavour” est un échange entre le président des USA, Nixon à l’époque, Neil Armstrong et Buzz Aldrin (mission Apollo 11), mélangé au célèbre discours de JFK qui annonça le programme lunaire, tout ça sur fond de claviers et piano. Étant fan addict de l’ère spatiale, d’astronomie, d’astrophysique, d’astronautique, d’astro trucs, autant dire que je fond totalement et quand le chant arrive, là, là c’est l'apothéose. Oui je sais, mais j’adore ça, j’ai vu Apollo 13, la série De la Terre à la Lune, l'Etoffe des Héros, 2001, 2010, Comos 1999, Alien et j’en passe… pardon. Bon hum… A part ça le titre est très bon.

Avec “We Disconnect” on met les pieds dans la thérapie de Sam, le personnage de l’histoire et on revient également vers un univers musical plus proche de Porcupine Tree.

“Beautiful Treadnill” est comme son texte, assez déroutant. Sam coure sur son tapis, essayant de libérer son esprit de tout ce qui le hante. Le titre n’est pas vraiment mélodique, sa construction semble bancale et c’est le but recherché, difficile de s’y habituer surtout après l’écriture qui venait avant, un point de transition dans l’album puisqu’après cela, le statut de la mission devient “critique”.

“The Man left in Space” est une des grandes pièces à texte du concept, un des longs métrages également avec deux très beaux passages instrumentaux. Celui que l’on a abandonné dans l’espace, celui qui est resté derrière, celui qui a échoué.

La dernière pièce est encore plus belle et c’est la plus longue; “When The Air Runs Out” avec sa guitare et sa sonnerie d’alarme qui résonne, le chant de Robin sur les claviers et la basse, un final éblouissant pour un concept qui ne l’est pas moins.

J’ai râlé sur le master de Capacitor, ici je n’ai rien à dire, l’équilibre est là, une très belle balance, pas de basses qui écrasent l’ensemble, un régal pour les oreilles. L’artwork de l’album est très réussi et ajoute autant au plaisir, conçu comme les scènes d’un film ou d’un jeu vidéo, à vous de voir, des images de synthèse très belles que l’on doit à Greane Bell. Un seul petit défaut, la police n’est guère lisible et rend la compréhension des paroles parfois difficile. Si vous devez découvrir un album de Cosmograf, commencez par celui-ci, indispensable !

Site web : http://www.cosmograf.com

Facebook : https://www.facebook.com/cosmograf

Vidéo officielle :


Rédigé par Jean-Christophe le 14/10/2014
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