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A Dramatic Turn of Events
Dream Theater - A Dramatic Turn of Events
Titre : A Dramatic Turn of Events
Groupe : Dream Theater
Sortie : 2011
Label : Roadrunners Records
Format : CD
Genre : Métal progressif
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Titres

  • On the Backs of Angels
  • Build Me Up, Break Me Down
  • Lost Not Forgotten
  • This is the Life
  • The Shaman's Trance
  • Outcry
  • Far From Heaven
  • Breaking All Illusions
  • Beneath The Surface

Formation en 1985

Chris Collins [] jusque 1986, Charlie Dominici [] depuis 1987 jusque 1990, James LaBrie [] depuis 1991, John Petrucci [], John Myung [], Mike Portnoy [batteur] jusque 2010, Mike Mangini [batteur] depuis 2011, Kevin Moore [clavier] depuis 1986 jusque 1994, Dereck Sherinian [clavier] depuis 1995 jusque 1998, Jordan Rudess [clavier] depuis 1999

Six ans après Octavarium, Dream Theater revient. Après 'Sacrificed Sons', après le 11 septembre 2001, ils reviennent avec un album le 12 septembre 2011. Ah bon ils ont composé d'autres choses entre temps ? Ah, m'en souvient pas... désolé...

'On The Backs of Angels' débute l'album sur du bon Dream Theater, pêchu, musical, avec son introduction instrumentale bien fournie, son petit refrain efficace, une nouvelle partie instrumentale sur la fin, bien fournie. C'est une construction classique de Dream Theater mais que l'on avait pas retrouvé depuis dix ans. Du moins, correctement maîtrisée.

'Build me Up, Break me Down' est la Grosse surprise de l'album, écriture atypique, métal progressif bien appuyé avec des breaks aux claviers assez violents mais très bien venus, James à la voix transformée sur les couplets, un refrain lui plus classique mais très efficace, quelques percussions électroniques, c'est carrément jouissif !

'Lost Not Forgotten'
Accrochez vos ceintures, bien calé ? Vous n'aimez pas la technicité ? Passez votre chemin, vite !
Ici Le groupe se lâche, tenez, regardez ce que l'on sait faire, si si, on sait le faire et c'est parti pour plus de dix minutes. On pourrait se dire avec l'introduction gentille au piano, que ça va... mais non. On ne peut s'empêcher de penser au dernier album de Muse, quelques références au moins. Tout le monde se déchaîne, claviers, percussions, basse, guitare. Même James arrivent arrive avec une grosse voix méchante après un petit moment.
Tout ça est très technique, non très très technique, mais la magie du groupe opère, et c'est là que c'est extraordinaire, on devrait souffrir d'une indigestion de notes, mais non, au contraire, on en redemande, et après dix minutes de cette musique intense, les oreilles en bouillie, le cerveau en ébullition, on se demande pourquoi, pourquoi, il ne l'ont pas fait plus long. Même la note finale en bouche un coin. Tout simplement extraordinaire !

Malgré son début grandiloquent, 'This is The Life' n'est qu'une gentille ballade, passage obligé par la loi musicale pour éviter des crises d'hystérie profonde. On repose les oreilles, le cerveau, on se laisse porter, agréablement même si c'est un peu mièvre, surtout sur les percussions (aucun effort, aucune originalité, on s'ennuie quoi), les filles aiment bien, Labrie aussi. Bêeeeêeeee...

'Bridges In The Sky'
Quelle étrange introduction new age avec ses chants religieux, confiture gluante ? Non on part presque aussi vite sur du métal lourd, double pédale à fond, basse omniprésence, percussions à fond guitare qui suit, c'est métal métal métal, on s'attend à de la grosse grosse voix comme sur un précédent album que je ne nommerais pas, mais non, pouf le refrain vient habillement ajouter des blancs en neige dans le chocolat noir (95% de cacao) pour faire une mousse légère, technique éprouvée. Et puis pour ne pas être en reste, l'instrumental brillant arrive, bluffant, magistral, ou chacun trouve sa place. Un dernier Wouarrrrrr mystique et on sort ébouriffé, épaté, conquis. Mais après ces onze minutes et quelques, on repart pour un nouveau marathon avec 'Outcry'.

Et si on parlait des textes ? Je ne vous l'ai pas dit mais la plume de Dream Theater a retrouvé sa muse. John Petrucci nous raconte quelque chose, des textes bien ancrés dans l'actualité, ici les révolutions nord africaines, il y avait l'après 11 septembre aussi, bref c'est inspiré, juste, ça nous change. Après, il y a la musique, onze minutes et quelques seconde, de quoi se lâcher, on a même droit au vol du bourdon version métal progressif, c'est très très démonstratif, pas de doute là dessus, mais quel bonheur !

Avec 'Far From Heaven' on calme le jeu, bon pas pour longtemps non plus. Piano, violons (ou presque), c'est mignon, même joli en fait mais bon le texte de James est bon, un peu, fadasse... les filles en redemande.

Ouf c'est finit ! Retour à de la musique avec 'Breaking All Illusions', encore un morceau fleuve avec plus de douze minutes cette fois. Le titre est une juxtaposition assez habile de thèmes brefs et très variés, une sorte de patchwork étrange mais agréablement assemblés. Hélas arrivé à ce titre, mon cerveau en compote commence à être saturé de rupture, effets, arrangements, riffs brillants, contretemps et toute la musique commence un peu à se mélanger. Pourtant c'est un très bon titre, mais à mon age la concentration, ça baisse. Bref, tout ça pour vous dire qu'il faut faire un petit effort d'écoute tout de même.

On finit avec 'Beneath The Surface', guitare acoustique, violons, pouf et si on se faisait encore une petite ballade, la troisième quand même, là ils exagèrent ! Je n'ai pas acheté un Dream Theater pour emballer à l'apéritif, bon c'est mignon mais ça gave un peu. Seul truc sympa, le son des claviers au milieu de la guimauve.

Avec A Dramatic Turn Of Events, Dream Theater, après six ans d’obscurantisme revient en force. Certes il y a des choses convenues dans cet album, certes Mike Portnoy n'est plus là avec son génie des percussions, et des fois, ça manque un peu, mais, mais on peut se demander aussi si son départ ne laisse pas un peu plus de place à Myung et Pettrucci qui se faisaient parfois trop discrets, même dans une formation comme Dream Theater. Toujours est-il que, si on excepte les ballades un peu collantes parfois, les textes ont retrouvé maturité et inspiration, ce qui n'était pas un luxe après le précédent album.


Rédigé par Neoprog le 14/09/2011
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