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Dream Theater
Dream Theater - Dream Theater
Titre : Dream Theater
Groupe : Dream Theater
Sortie : 2013
Label : Roadrunners Records
Format : CD
Genre : Métal progressif
La chronique note de la chronique
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Titres

  • FALSE AWAKENING SUITE
  • THE ENEMY INSIDE
  • THE LOOKING GLASS
  • ENIGMA MACHINE
  • THE BIGGER PICTURE
  • BEHIND THE VEIL
  • SURRENDER TO REASON
  • ALONG FOR THE RIDE
  • ILLUMINATION THEORY

Formation en 1985

Chris Collins [] jusque 1986, Charlie Dominici [] depuis 1987 jusque 1990, James LaBrie [] depuis 1991, John Petrucci [], John Myung [], Mike Portnoy [batteur] jusque 2010, Mike Mangini [batteur] depuis 2011, Kevin Moore [clavier] depuis 1986 jusque 1994, Dereck Sherinian [clavier] depuis 1995 jusque 1998, Jordan Rudess [clavier] depuis 1999

L’album éponyme de Dream Theater vient de sortir, et il a déjà fait couler beaucoup d’encre comme souvent.

Manque d’inspiration évident pour son titre - quand une formation appelle son album du nom du groupe après des années de carrière, ça sent souvent le sapin (Genesis, Queensryche…), mais ne soyons pas pessimistes - un artwork mégalomaniaque et les premiers singles qui étaient vraiment sans surprise, voila ce que l’on pouvait lire un peu partout.

Mais quand est-il finalement, maintenant que l’on peut écouter la galette ?

Tout débute avec un instrumental métal symphonique, False Awakening Suite, un peu péplum certes, genre métal rock opéra mais bien agréable. Un album qui débute par ce genre de prologue a toute ma sympathie.

Ennemy Inside qui suit, même s’il m’avait laissé dubitatif à la première écoute en version édit, est assurément un des morceaux qui mérite que l’on s’y attarde, très Dream Theater, sans grosse surprise mais qui fonctionne à merveille.

Bizarrement The Looking Glass m’a bien plu la première fois, mais il n’a pas survécu au second passage. C’est une peu de la soupe il faut l’avouer même si le solo de guitare du virtuose Petrucci relève le niveau.

Un second instrumental prend place dans l’album, Enigma Machine. Trop court assurément, il s’agit d’une très belle pièce assez originale et qui reste après bien des écoutes toujours aussi intéressante. Un des trésors de l’album.

Suit Bigger Picture, un morceau assez Hard FM, une des pièce les plus longues avec plus de sept minutes. Le titre a le mérite de ne pas être linéaire, c’est déjà ça. Mais bon bof.

Behind de Veil débute avec une belle introduction brutalement remplacée par un gros son de guitare batterie basse. Une mise en place très instrumentale, un côté Hard Rock avec de gentils breaks et le refrain qui va bien. Profitez du court passage de basse, c’est trop rare. Le morceau n’est pas mal du tout avec ses soli en fin de course, un peu convenu tout ça mais pas désagréable quand même.

Avec Surrender to Reason on se demande où Dream Theater veut nous amener avec une introduction étrangement bancale et à contre-pied de la suite. Le titre est bizarrement construit, surprenant ce qui n’est pas forcément un défaut après nous avoir servi des choses assez convenues. La première écoute déroute, à la seconde on commence à jubiler, à la troisième on accroche.

Along for the Ride, c’est l’inévitable ballade guimauve de Dream Theater, on s’habitue à la longue à cette figure de style presque obligée. Jordan nous afflige un peu avec un choix de claviers 80’s, mais qu’elle idée... Bon on passe.

L’énorme surprise vient de Illumination Theory, une pièce de plus de vingt deux minutes dans laquelle se glisse une longue partie symphonique assez romantique. James Labrie nous offre un passage vocal bien métal qui sort vraiment de l’ordinaire, vas y gueule un peu, c’est trop bon ! Le morceau est tout simplement génial, brillant, surprenant, le genre de chose que l’on avait pas entendu depuis Octavarium. Quand Dream Theater s’en donne les moyens, ils sont capables de créer ce genre de pièce épique, du métal progressif truffé de références classiques, technique et accessible. Jordan déchire grave sur ce titre, solo brillantissime, ça c’est du métal prog ! Rien que pour ce titre il vous faut cette galette.

Malgré ce qu’à dit Mike Mangini, la batterie tape un peu fort par moment, inutile de cogner comme un sourd. Le bon côté c’est que sur plusieurs morceaux on entend enfin John Myung et sa basse, cela n’arrive pas assez souvent. Le chant sirupeux de James use un peu les nerfs, par chance il fait quelques efforts par endroit pour sortir de la guimauve.

Il ne s’agit pas du meilleur Dream Theater, il n’est pas mauvais non plus. Un mélange de facilité et de très très bon travail, le dernier titre en est la preuve, rien que pour lui, l’album mérite une belle place dans votre discothèque. Écoutez-le dans de bonnes conditions, pas en streaming ou de baladeur au son compressé.


Rédigé par Neoprog le 23/09/2013
Commentaires

Assez d'accord avec la chronique globalement, sauf sur Illumination Theory qui sans être mauvais - loin de là! - n'est pas non plus le chef-d'œuvre annoncé. Un bon album Pop/Rock/Metal/Prog' mais certainement pas un grand DT: Portnoy, reviens!
Le 30/11/2013 par Anaxandre