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Nowhere
Esben and the Witch - Nowhere
Titre : Nowhere
Groupe : Esben and the Witch
Sortie : 2018
Label : Season of Mist
Format : CD
Genre : Doom
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Titres

  • A Desire For Light
  • Dull Gret
  • Golden Purifier
  • The Unspoiled
  • Seclusion
  • Darkness (I Too Am Here)

Rachel Davies [chanteur], Thomas Fisher [guitariste], Daniel Copeman [batteur]

Nous allons vous parler aujourd’hui d’un trio berlinois né à Brighton en 2008. On leur colle bien des étiquettes, allant du post-rock au noise rock, en vérité, ils sont inclassables. Esben and the Witch signe chez Season leur cinquième album intitulé Nowhere, six morceaux pour un peu moins de quarante minutes.

Voici dix ans, Thomas et Daniel commencèrent à écrire de la musique ensemble, il ne leur manquait qu’une voix pour poser des paroles sur leur dark post-rock gothique. La quête de la perle rare fut longue, et finalement c’est une amie de Thomas, Rachel Davis, à la voix atypique, qui enregistra ‘33 EP’ avec eux en 2009. Elle est aujourd’hui la pierre angulaire du trio dont elle a façonné la personnalité très particulière.

Esben and the Witch

Leur musique oscille entre post-rock, noise et doom. Lente, mélancolique, sombre, elle est renforcée par la voix déclamatoire de Rachel, à mille lieues des clichés des chanteuses de metal. On pourrait, à l’entendre sur l’album, la croire fragile, penser qu’en live sa prestation est décevante, mais la réalité est tout autre, sa voix en studio comme en direct est irréprochable.

Lorsque vous plongez dans les textes de Nowhere, vous découvrez de multiples références à la nature, à la lumière, aux éléments (‘A desire for the light’) ainsi qu’à l’homme, des paroles dont la violence ne vous échappera pas, comme dans ‘Dull Gret’ à la magnifique introduction basse/chant, des mots souvent énigmatiques, proches de l’écriture automatique (‘Darkness’) et qui renforcent la sensation d’étrangeté de la musique.



Une guitare dans les graves, une batterie proche de percussions tribales (‘The Unspoiled’) et qui s’emballe à l’occasion, une voix suivant une mélodie propre, souvent éloignée de la musique, nous sommes loin des excès instrumentaux d’un rock progressif. Esben and the Witch joue un rock minimaliste, sombre et mélancolique, qui s’écoute en boucle, le livret entre les mains.


Rédigé par Jean-Christophe le 30/11/2018
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