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The Ancien Tale
Fatal Fusion - The Ancien Tale
Titre : The Ancien Tale
Groupe : Fatal Fusion
Sortie : 2013
Label : KARISMA RECORDS
Format : CD
Genre : Rétro prog

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Titres

  • City of Zerych
  • Halls of Amenti
  • The Divine Comedy
  • Tears I've Cried
  • The Ancient Tale

Formation en 2008

Knut Erik Grøntvedt [chanteur], Erlend Engebretsen [clavier], Stig Selnes [guitariste], Lasse Lie [bassiste], Audun Engebretsen [batteur]

Fatal Fusion est un groupe Norvégien fondé en 2008 qui vient de sortir son deuxième album, The Ancien Tale, chez Karisma Records après Land of the Sun en 2010.

Genesis, Camel, Deep Purple, Rainbow… voila le son du quintet venu du pays des fjords. Un gros son 70’s, des titres fleuves, Fatal Fusion nous font un peu penser aux américains de ASTRA.

La première chose qui m’a séduit chez eux est le jeu de Audun Engebretsen à la batterie, très riche et varié, assez virtuose par moment. Ensuite, fatalement les claviers omniprésents de Erlend Engebretsen, le frangin. Il y a encore la basse de Lasse Lie qui ne se cache pas derrière les autres, assez basique mais au son bien rond. Knut Erick Grintvedt au chant offre une très séduisante palette, de l’écorché vif The Pogues à des timbres nettement plus limpides. Enfin, la guitare de Stig Selnes, même si elle ne domine pas toujours, nous bluffe quand elle s’offre des soli entre Hackett et Ritchie Blackmore. Le monsieur a de la bouteille.

Du rétro progressif servi par des musicos qualifiés pour ce genre d’exercice, qui oscille entre Deep Purple et Camel avec des petites touches originales par endroit. Leur musique peut parfois sembler très technique, mais ce n’est certainement pas la finalité du groupe.

Cinq titres de belle taille forment leur second album.
City of Zerych avec plus de dix huit minutes est le plus long. Décliné en six parties où l’instrumental domine de chant, il commence avec de nombreux emprunts à King Crimson. Dès la sixième minute, Stig s’offre son premier solo, plus planant que technique. Un passage de voix monstrueuses et gémissements de fantômes sur fond de claviers à la Tony Banks, soutenus par une basse hypnotique, se démarque nettement du prog classique, une de ces petites libertés dont je parlais plus haut. Vient ensuite une accélération néo progressive sur un chant rauque, très pub irlandais, qui redescend sur de grandes orgues avant de plonger dans un trip vitaminé à la Deep Purple avec un solo de guitare très rock. Un vocal dans le pur style de la fin des 60’s clos ce morceau épique qui est la plus fabuleuse pièce de l’album.

Halls of Amenti est un titre plus carré, d’un seul tenant, aux parfums orientaux dont il parle justement. Un petit air de Iron Maiden quelque part. La pièce est nettement plus linéaire et très narrative. Neuf minutes un peu longues même si aux deux tiers s'amorce un instrumental où la guitare nous en met plein des oreilles.

Avec The Divine Comedy, Fatal Fusion s’embarque dans un ambitieux instrumental de plus de quatorze minutes, il fallait oser.
La divine comédie de Dante se décline en quatre parties, dont la première Dante’s Descent, n’est pas d’une subtilité très progressive: on met les deux pieds dans le même plat. Mélange de Crimson et de Maiden un tantinet pesant à cause des claviers et de la basse alors que la guitare et la batterie font merveilles. Il s’agit plus d’une marche au pas de l’oie que d’une descente.
On bascule sur Inferno au son d’accords mineurs assez angoissants, ambiance sombre qui se prolonge par un très bon passage de guitare et de claviers dignes de Hackett et de John Lord. Le paradis arrive enfin au son de violons et hautbois (des claviers quoi). Le titre manque un peu de finesse, nettement en dessous de City of Zerych, il s’agit néanmoins d’un sacré instrumental.

Tears I’ve Cried se la joue musique baroque, Pink Floyd et Arena première époque, vous arrivez à visualiser ? Non, pas étonnant… C’est le “petit titre” de l’album qui n’atteint pas neuf minutes. Le mélange est étonnant et savamment dosé, un peu kitsch et désuet et pourtant assez excellent. Il s’agit d’une pièce complexe , chargé d’émotion avec une guitare très Eagles sur la fin. Après City of Zerych, il s’agit de mon morceau préféré.

La dernière pièce éponyme débute au piano et chant, quelques secondes de finesse avant l’arrivée de la cavalerie sous forme d’un guitare galopante à la Malmsteen. C’est parti pour quatre minutes épiques et un peu pompeuses, bouarf…
On souffle avec Helios, une atmosphère délicieuse à la Rare Birds puis on repart au galop, mais heu stop !
Astraeos, parlé avec ses claviers, est tout simplement envoûtant et inattendu. Erlend fait des merveilles au piano, une très belle section de The Ancien Tale.
Selene termine l’album sur une rythmique à la Another Break in The Wall et un bel instrumental assez magique.
A part la cavalcade un peu lourde, le titre est assez fabuleux.

Un album qui au final est un peu inégal, deux très très belles pièces, quelques passages géniaux mais également des choses plus lourdes, un peu trop rentre dedans. Les amateurs de son des 70’s en auront pour leur argent car il y a de la matière.


Rédigé par Jean-Christophe le 24/11/2013
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