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Gleb Kolyadin
Gleb Kolyadin - Gleb Kolyadin
Titre : Gleb Kolyadin
Groupe : Gleb Kolyadin
Sortie : 2018
Label : Blood Fish
Format : CD
Genre : Progressif
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Titres

  • Insight
  • Astral Architecture (featuring Mick Moss)
  • White Dawn
  • Kaleidoscope
  • Eidolon
  • Into The Void
  • The Room
  • Confluence (featuring Steve Hogarth)
  • Constellation / The Bell
  • Echo / Sigh / Strand
  • Penrose Stairs
  • Storyteller (featuring Jordan Rudess)
  • The Best Of Days (featuring Steve Hogarth)

Gleb Kolyadin [clavier]

Membres :
Gleb Kolyadin: piano, claviers
Gavin Harrison: batterie
Nick Beggs: basse
Theo Travis: flûte, saxophones
Vlad Avy: guitares
Evan Carson: bodhran, percussions

Membres additionnels
Steve Hogarth: voix
Mick Moss: voix
Jordan Rudess: claviers
Grigorii Osipov: vibraphone, marimba, glockenspiel
Iliia Diakov: violon
Alexander Peresypkin: violoncelle
Grigory Voskoboynik: contrebasse
Tatiana Dubovaya: voix
Svetlana Shumkova: hang, narration

Gleb Kolyadin, vous l'avez déjà entendu si vous avez écouté le groupe Iamthemorning. C'est lui qui est au piano dans les albums de ce groupe russe. Issu du conservatoire de Saint Petersbourg, Gleb sort son premier album solo chez Kscope après avoir effectué une demande de financement participatif via Indiegogo.

Comme toujours dans ces cas-là lorsque le projet fait intervenir des artistes dont les références ne sont plus à prouver, il est plutôt assez difficile de ne pas être influencé, et de garder son objectivité. Pour ce projet Gleb s'est entouré de Gavin Harrison (Porcupine Tree, King Crimson) à la batterie, Nick Beggs (Steven Wilson, Lifesigns) à la basse, Theo Travis (Steven Wilson, Gong, Robert Fripp, David Gilmour) à la flûte et au saxophone. Ajoutez dans un second cercle concentrique les interventions de Steve Hogarth (Marillion) qui signe les paroles de deux titres et chante sur l'un deux, Mick Moss (Antimatter) qui prête sa voix sur un titre, et Jordan Rudess (Dream Theater) qui ajoute sa patte sur quelques claviers additionnels, et vous avez là à n'en pas douter un beau panier d'intervenants progressifs.

gleb kolyadin

Alors quel est le résultat de toutes ses collaborations croisées ?
D'abord il y a le jeu de Gavin qui arrive à broder et ciseler des rythmes tout en richesse et subtilités, tout en retenue et intelligence émotionnelle. Les exemples sont légion : 'The room', la montée crescendo de 'Echo Sigh Strand', ou le mini passage de concert de cymbales de 'Insight'. Pas besoin d'être batteur pour apprécier, les batteurs de tout poil n'en apprécieront que mieux la dextérité du maestro. Quoi qu'il en soit le jeu distillé à la batterie attire tout particulièrement l'oreille dans cet album.

Il y a ensuite bien sûr le jeu au piano de Gleb là aussi très très varié. Un piano qui peut se faire calme et éthéré ('Astral Architecture', 'Confluence'), minimaliste à la Einaudi ('White Dawn'), chaloupé, apaisé, solennel ('Eidolon'), hypnotique ('The Room'), énergique, alerte et enlevé ('Kaléidoscope'), et peut aussi prendre des accents plus modernes et psychédéliques ('Penrose Stairs'). Les influences classiques sont indéniables : impossible de ne pas penser à Satie dans 'Constellation The Bell' et à sa gymnopédie dans 'Confluence', j'ai aussi entendu un petit parfum fugace de Bach sur 'Echo Sigh Strand'. La virtuosité et la gestion de l'énergie musicale me frappent tout particulièrement, tant dans les moments de tension que dans les moments plus introspectifs : quand le piano de Gleb s'emballe, c'est un régal. Les notes sont des perles qui fusent, jaillissent frénétiquement et pétillent comme des bulles de champagne, le tout dans une explosion de sons et d'instruments, comme dans 'Kaleidoscope' ou 'Penrose Stairs', un titre où saxophones et guitares, à l'instar de tous les autres instruments additionnels, ajoutent leur judicieuses contributions.

Je ne peux m'empêcher de dire quelques mots sur 'Confluence', un titre qui pourrait résumer à lui seul cet album tant ses dix minutes sont riches et fouillées : un début calme où la voix de Steve flotte dans l'espace, suivi d'une ouverture de percussions en dialogue avec le piano, d'un virage électro martelant un nouveau rythme plus rapide, ainsi que des notes piquées et pointées qui fusent et annoncent une montée crescendo tout en énergie et vitalité. Avec des sonorités de cymbalum qui donnent un petit côté Ashby du plus bel effet. Bref que du bonheur.
Au rayon des petits bémols, je mettrai Storyteller et le (très) long solo (trop) technique de Jordan aux claviers qui semble tomber comme un cheveu au milieu de la soupe et ne semble pas réellement intégré dans le titre.

Vitalité, richesse, virtuosité, énergie sont les mots qui me viennent pour ce premier album solo de Gleb Kolyadin. Vous l'aurez compris, je recommande.

Facebook : https://www.facebook.com/gleb.kolyadin

Vidéo :


Rédigé par Laurent le 22/02/2018
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