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Dark Green Glow
Issun - Dark Green Glow
Titre : Dark Green Glow
Groupe : Issun
Sortie : 2019
Label : autoproduction
Format : CD
Genre : Progressif

La chronique note de la chronique
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Titres

  • Think I'll Stay In Bed Today
  • Lost Generation
  • Falling way
  • Sleep In The Forest
  • Tempest Of Laughter
  • Twilight Forest
  • Dark Green Glow
  • Jessica
  • Remember Me
  • Even

Formation en 2019


S'il était encore besoin de le rappeler, avec la démocratisation des technologies le nombre de productions musicales disponibles un peu partout est assez pléthorique, et il est parfois difficile de discerner le bon grain de l'ivraie. C'est aussi l'occasion de belles découvertes et de très belles surprises.
Le groupe hanovrien Issun fait partie de ces surprises. Peu d'informations semblent disponibles sur ces allemands, dont Dark Green Glow est le tout premier album en autoproduction. Tout au plus pouvons-nous vous dire que les frères Schröder officient dans le groupe (Tobias et Simon), et que c'est Martin Schnella, que nous apprécions particulièrement à Neoprog, qui a été aux manettes de l'enregistrement et du mixage.

Autant le dire tout de suite, votre serviteur est avec cet album dans une zone de confort. Une très belle grosse zone de confort tout de même. Dark Green Glow, c'est soixante-dix minutes de pur enchantement pour qui aime, entre autres influences, le bon rock/hard rock/métal des années quatre-vingt et quatre-vingt dix. En écoutant cet album, c'est par exemple à Scorpions, Van Halen ou AC/DC auxquels je pense.

Issun

Dark Green Glow est un concept album qui raconte la descente aux enfers d'un homme qui ne veut pas se lever de son lit ('Think I'll stay in Bed Today'). Sorte de fantôme attiré par le noir, il a visiblement quelques griefs envers une personne qui partage sa vie ('Lost generation'), alors que tout s'écroule autour de lui et qu'il se fait happer par un gros trou noir ('Falling Away'), se retrouvant seul dans une forêt avec des voix qui lui parlent et le rendent fou ('Sleep in The Forest'). Dans un environnement hostile, il se retrouve confronté au froid, à la peur, à la pluie et à l'orage et, bloqué et suffocant, se fait broyer par une créature monstrueuse ('Tempest Of Laughter'). Toujours conscient d'une présence malfaisante ('Twilight Forest'), la rencontre ultime avec son fantôme cauchemar a lieu sur le seul instrumental de l'album ('Jessica'); un son aigu qui vrille la tête, cette confrontation est un maelstrom percussif effrayant, un tourbillon noir étourdissant. Après quelques règlements de compte avec sa moitié qu'il ne semble pas étonné de retrouver dans cet enfer, en sorte de lutte dans le noir à deux voix ('Dark Green Glow'), notre personnage principal - vivant ou mort - , arrive à sortir de cette forêt maléfique ('Remember Me') et à se libérer de ses tourments, à tourner la page sur le dernier titre de cet album ('Even'), un titre enlevé, enjoué et très pop qui, à coup sûr, vous invitera à vous lever et bouger votre popotin où que vous soyez.

Hard rock, métal, mais pas que. Encore une fois ce qui est très séduisant dans cet album finalement très mélodique est le mélange homogène très bien géré entre coups de grisou, passages doux et bienveillants générant différentes articulations et ambiances, qu'elles soient tendues, sombres, folles ou plus reposantes et harmonieuses.



Quelques autres points caractéristiques de cet album bien balancé et ne comportant aucun temps mort peuvent être mis en exergue.
Primo, la voix de Tobias, capable d'aller aussi bien dans les aiguës les plus stratosphériques que dans les graves, qui rappellent Nick Barrett, est assez scotchante.
Deuxio, la batterie de Simon se remarque aussi dans un travail qui porte ses fruits à l'écoute.
Tertio, les paroles et la musique sont parfaitement imbriquées dans une scansion impeccable, le tout au service de l'histoire décrite et des événements qui s'enchaînent. Une histoire qui comporte un motif principal de quatre notes annoncé au piano dès le premier titre, et qui s'invite régulièrement au cours du cheminement psychologique de notre personnage.
Quarto je mettrais les mélodies en point fort de cet album. Un album qui, par ses coups de boutoir de basse bien grasse par certains moments me rappelle SSTTGD, et par son histoire me fait aussi penser à Sylviumpour le côté "Suis-je encore vivant ? Ou déjà mort ?". Avec un très grand brio musical et une grande intelligence artistique, Dark Green Glow raconte finalement la catharsis d'un personnage qui a essayé d'aimer ("I tried to love someone, and I will never do that again") et qui arrive à se libérer d'une moitié qui l'a petit à petit vampirisé ("I realized that I was just hypnotized").

Bien sûr les grincheux de service vous diront qu'Issun n'invente rien de nouveau, et que ces allemands utilisent des recettes déjà éprouvées. Peut-être. Qu'importe. Personnellement je vous recommande chaudement cet album qui, certes, vous amènera par certains aspects en terrains déjà connus et balisés, mais vous procurera indéniablement beaucoup de plaisir.

Cette chronique vous parle ? Alors ne vous arrêtez surtout pas à la pochette qui pourrait peut-être rebuter quelques-uns d'entre vous, et plongez avec délice dans cette étrange et vénéneuse forêt d'émeraude…


Rédigé par Laurent le 26/09/2019
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