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From Here to the Impossible
Karibow - From Here to the Impossible
Titre : From Here to the Impossible
Groupe : Karibow
Sortie : 2017
Label : Progressive Promotion Records
Format : CD
Genre : Post progressif
La chronique note de la chronique
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Titres

  • Part 1: The Great Escape - Here
  • Part 1: The Great Escape - My Time of Your Life
  • Part 2: For Love and Greed - Passion
  • Part 2: For Love and Greed - Never Last
  • Part 3: Mercury Heart - Lost Peace
  • Part 3: Mercury Heart - A Crescent Man
  • Part 3: Mercury Heart - Requiem - instrumental
  • Part 3: Mercury Heart - Inside You
  • Part 4: Of Inner Beauty - System of a Dream
  • Part 4: Of Inner Beauty - Black Air
  • Part 5: In Sight - The Impossible

Formation en 1996

Oliver Rüsing [clavier,batteur]

Gerald Nahrgang: percussions
Thomas Wischt: basse
Jorg Eschrig: guitare, mandoline

Membres additionnels:
Monique van der Kolk: voix, narration
Marek Arnold: saxophone, claviers
Jim Gilmour: claviers
Daniel Lopresto: voix
Mark Trueack: voix, narration
Sean Timms: claviers
Karl Warszus: narration

Le multi-instrumentiste allemand Oliver Rüsing, à la tête de Karibow, récidive cette année avec From Here To The Impossible, nouvel opus sorti le 15 Juin dernier. Après Holophinium, qui avait enchanté la rédaction, huit mois de gestation auront été nécessaires pour enfanter ce nouveau concept album. Fort de plus de une heure et dix minutes de musique divisées en cinq parties, d'une pochette et d'un livret fort bien illustrés mais néanmoins énigmatiques, entre paysages imaginaires, créatures préhistoriques, forêt primaire et traces de civilisation disparue où la nature reprend ses droits, l'œuvre est alléchante.
Pour From Here To The Impossible, en plus de ses partenaires au long cours, Oliver s'est entouré une nouvelle fois de personnalités que tout fan de progressif reconnaîtra à leur juste valeur, notamment Monique van der Kolk (Harvest), Jim Gilmour (Saga), Mark Trueack (UPF, Unitopia), Marek Arnold (Seven Steps To The Green Door, Toxic Smile, UPF), Daniel Lopresto (Southern Empire), Sean Timms (Unitopia, Southern Empire).

Quid de l'alchimie entre le concept développé par l'album et toutes ces personnes ? From Here To The Impossible explore quelques étapes de la vie humaine, principalement introduites au début des titres par la voie caverneuse et déclamative de Karl.

En premier viennent la naissance et la fougue de la jeunesse qui poussent l'homme à aller voir ailleurs (The Great Escape). Beaucoup de questions sont posées dans le premier titre 'Here' avec sa batterie qui tonne et ses soli: un solo de guitare aigu, ainsi qu'un solo de claviers​ frénétique distillé par Jim. A l'instar du précédent opus, on retrouve dans ces deux premiers titres quelques séquences avec un fort parfum de Saga (pour rappel Michael Sadler avait prêté sa voix dans Holophinium), ainsi que des guitares délicieusement acides que l'on retrouve là aussi tout au long de l'album.

L'homme ayant donc trouvé sa place, il peut se consacrer à ses passions, sachant que rien ne dure, que tout peut s'arrêter et basculer de l'ombre à la lumière du jour au lendemain (‘For Love and Greed’). Le titre 'Never last', avec sa guitare acoustique, les élans de voix de Oliver, le saxophone de Marek, ainsi que la narration de Monique, restitue particulièrement bien une ambiance nostalgique, empreinte de tristesse, et illustre les états d'âme qui peuvent survenir lorsque la vie vous secoue.

Karibow - From Here To The Impossible
Oliver Rüsing (lors du PPR Festival en 2016).

Mais cet homme est aussi pétri d'interrogations (et d'impossibilités) sur les relations qu'il peut avoir et établir avec l'être aimé (‘Mercury Hearts’). C'est dans ce chapitre que Monique est le plus mise en avant, en dialogue avec Oliver sur 'Lost Peace' et 'A Crescent Man', des titres imbriqués sur le même thème musical et qui commencent sur une ambiance de confrontation et de peur. Monique se trouve toujours en interaction très empathique sur 'Inside You', titre somme toute très classique en couplet/refrain, mais qui passe excellemment bien, le morceau étant basé sur un motif de trois notes harmoniques très très bien vues, sans oublier bien sûr le classique (et convenu ?) solo de guitare. Simple mais efficace.

Cet homme peut être porté par un vent de création infini qui peut aussi se tarir et se noyer en une sorte de trou noir (‘Of Inner Beauty’), pour finir par passer de l'autre côté du miroir, non sans s'être posé des questions sur son immortalité supposée (‘In-Sight’).
La quatrième partie fonctionne là encore avec deux titres en tandem ('System of A Dream' et 'Black Air'), où Oliver répond à Daniel sur un même thème musical et des paroles qui se chevauchent, mais sur deux registres différents. A Daniel la fougue et les couleurs de la création sur un rythme enlevé et un titre qui tourne en rond à mon goût, à Oliver la réponse calme et mélodique accompagné par une guitare acoustique, un piano discret et efficace, et le saxophone de Marek qui revient non sans une pointe de tension symbolique de ce noir qui apparaît.
Le personnage principal finira par discuter avec un être représentant l'immortalité sur le dernier titre ('The Impossible') dégageant une atmosphère ouatée et finissant sur une touche atmosphérique, empreinte de soleil, d'espoir et de plénitude, le final se concluant dans une belle lumière.

Cette chronique détaillé assez le concept, mais je suis sûr que finalement la seule question qui vaille pour vous est de savoir si cet album vaut le coup d'être écouté ou non. Pour moi oui, bien sûr, car il ya des bons moments et de belles trouvailles, bien que - la très belle surprise de Holophinium étant passée - on sent venir les soli à plein nez, et certains titres sont un peu convenus dans leur structure et leur rythme. J'ai surtout, à vrai dire, à certains moments, ce petit sentiment indicible de longueur (de délayage ?), sur un concept quand même assez ésotérique. A mon humble avis l'album n'aurait rien perdu à gagner en concision, et à effectuer une petite cure d'amaigrissement dans sa durée.

En conclusion, From Here to The Impossible est un bel objet musical et artistique au pays bien balisé du néo-progressif, mais n'allez pas chercher la petite bête, vous risqueriez d'être légèrement déçu. L'écoute est plaisante, mais la plongée dans les détails du livret pourrait être moins intéressante qu'il peut y paraître au premier abord.

Facebook : www.facebook.com/Karibow-289948447705391

Vidéo :


Rédigé par loloprog le 28/07/2017
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