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Walking On A Flashlight Beam
Lunatic Soul - Walking On A Flashlight Beam
Titre : Walking On A Flashlight Beam
Groupe : Lunatic Soul
Sortie : 2014
Label : Kscope
Format : CD
Genre : Rock atmosphérique
La chronique note de la chronique
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Titres

    Formation en 2003

    Mariusz Duda [chanteur,bassiste]

    Musique atmosphérique, électronique, ambiante, tel pourrait se définir l’écriture de Maruisz Duda sur son side-project Lunatic Soul. Trois albums depuis 2008, Lunatic Soul (black), Lunatic Soul II (white) en 2010, Impressions (Grey ?) en 2011 et cette année sort enfin Walking On A Flashlight Bean, le 13 octobre chez Kscope et chez Mystic Production pour la Pologne.

    S’il n’y avait la voix de Mariusz et son jeu de basse reconnaissable entre mille sur Lunatic Soul, le rapprochement avec son groupe Riverside serait quasi impossible, car voilà bien deux groupes très dissemblables pour un même frontman.

    Même si j’ai glané au fil du temps quelques bribes à droite et à gauche, il s’agit du premier album de Lunatic Soul que je découvre dans son intégralité aujourd’hui, et l’agréable sensation des premières écoutes se confirme avec ce dernier opus. L’atmosphère sombre se rapproche de quelques pièces de Wilson et de Opeth, particulièrement sur les parties chantées. Vous découvrirez également un morceau plus expérimental, troublant, au milieu de ces neuf plages cinématiques.

    Le nouvel album ne forme pas réellement une trilogie avec Black and White, les deux premiers Lunatic Soul. Il s’agit de l’histoire d’un homme qui chemine sur un faisceau de lumière et qui n’a besoin que d’imaginaire pour vivre; nous dit Mariusz ; honnêtement, cela ne m’a guère éclairé sur le concept…

    Encore un album qu’il vous faudra écouter d’une traite, le soir, avec un peu de spleen, mais pas trop de crainte de creuser votre tombe. Il alterne sections instrumentales cinématiques entre électro et musique du monde et prog avec des passages vocaux envoûtants.

    “Shutting Out The Sun” ouvre à la manière d’un film, bruit de mer, atmosphère nocturne, pulsation lente qui va forcissant, guitare qui se met en place très lentement, une longue ouverture qui amène le thème à la guitare puis le chant fantomatique de Mariusz Duda. Le rythme s’accélère sous la pression de percussions tribales pendant quelques secondes puis le silence. Si ces huit minutes ne vous convainquent pas, je ne sais pas moi… pourquoi lisez-vous encore cette chronique ? Vous perdez votre temps…

    “Cold”, vous pourrez le découvrir ici, il illustre la chronique. Base électro, chant et guitare donnent une sensation de froideur sonore palpable dans les premières secondes. Electro prog ambiant, le titre est difficile à positionner. Il pourrait manquer d'intérêt sans la voix de Mariusz et les guitares qui élèvent le débat musical. Il y a du Pineapple Thief dans l’air. Le morceau est l’un des rares qui pourra être sorti de son contexte et faire donc un single exploitable, même dans les boites branchées.

    Avec “Gutter”, il en sera tout autrement. Effets orientaux, rythmes atypiques, jeux vocaux éblouissants, la musique semble flotter comme le héros de Brazil au-dessus de la ville. Duda brille avec sa basse. Les accents orientaux sont esquissés et le titre, au gré des longues cordes, glisse vers un instrumental centré sur la basse et étonnamment riche pour séduire un non-pratiquant de l’instrument.

    Un très bref interlude sonore fait de claviers prend place ici avec “Stars Sellotopoted”,avant la pièce la plus surprenante de l’album, “The Fear Within”. Expérimental, obsédant, épouvantable diront certains, il faut reconnaître que ce titre, même s’il traduit parfaitement le sujet abordé n’est pas des plus aisés d’écoute.

    Nous allons souffler un peu avec “Treehouse”, quelque chose de plus léger, de plus simple pour ne pas sauter par la fenêtre du rez-de-chaussée, car ça ne sert à rien… (seconde tentative en une seule chronique, il faut que je consulte). Un peu facile, le morceau se distingue néanmoins par son break vocal assez court qui offre un pur instant de bonheur.

    Mesdames et messieurs, veuillez attacher vos ceintures, remonter les tablettes devant vous et éteindre vos téléphones portables, nous allons écouter “Pygmalion’s Ladder” et ses douze minutes. Retour aux influences orientales croisées avec un zeste d’Opeth et de Wilson, imaginez le résultat, non, vous ne pouvez pas. Si vous me lisez encore, il va falloir l’écouter cet album, pas le choix… “Pygmalion’s Ladder” est une pièce majeure avec “Shutting Out The Sun”, elle peut sembler indigeste la première fois, donc n’hésitez pas à y revenir car contrairement aux autre morceaux, Mariusz l’a conçue avec nettement plus de mouvements. Il s’agit d’une écriture progressive ambitieuse, un peu cérébrale, un effort sera donc demandé, mais tout effort mérite récompense.

    “Finaly I fell calm”, dit le personnage. Il faut avouer que “Shy Draw In crayon” commence de manière paisible à la guitare et au chant, très épuré. Un étrange bruit de court-jus vient déranger cette apparente quiétude et la fin dérive sur des sons électros qui ne présagent rien de bon pour notre rêveur.

    “Walking On A Flashlight” clos l’album en huit minutes, un titre classique de fin de concept, c’est-à-dire sans construction qui relancerait le débat musical. Même s’il est agréable, il tire un peu en longueur et pour ma part, une version réduite eut été suffisante et même préférable pour terminer. Il faut savoir conclure.

    Tout comme ici. “Walking On A Flaslhlight” est un bel album pour qui aime la musique électro ambiante assez sombre. La voix et le jeu de Duda tirent l’ensemble vers le haut et quelques morceaux rendent l’album indispensable. J’aime beaucoup l’univers sombre, la musique, juste un regret sur des longueurs sur “The Fear Within” et “Walking On A Flashlight” alors que j’aurais bien aimé encore quelques minutes sur “Pygmalion’s Ladder”.


    Rédigé par Jean-Christophe le 11/09/2014
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