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The Earth Years
Magic Bus - The Earth Years
Titre : The Earth Years
Groupe : Magic Bus
Sortie : 2020
Label : autoproduction
Format : CD
Genre : Psychédélique

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Titres

  • Easy OM
  • Inca Trail
  • Setting Sun
  • The Road To La Mezquita
  • New Day
  • Barleycorn
  • Squirrel
  • We Are One

Paul Evans [chanteur,guitariste], Jay Darlington [clavier], Terence Waldstadt [guitariste], Viv Goodwin-Darke [flute], Wihll Mellorz [bassiste], Connor Spring [batteur], Matt Butlin [batteur] jusque 2015, Benny Brooke [bassiste] jusque 2015

En ces temps de folie, pourquoi ne pas abuser de psychotropes musicaux sans modération ? Après tout, nous n’avons qu’une vie.

Nous traversons la Manche, croisons les remparts du château de Dartmouth et remontons le courant du Dart jusqu’au moment où il devient rivière et nous nous arrêtons sur les rives de Totnes où se dresse une autre forteresse. C’est là que prennent naissance les compositions de Magic Bus, un groupe que nous retrouvons avec plaisir pour The Earth Years.

Magic Bus

Depuis 2009, le quintet, toujours non signé chez un label, invente et réinvente un canterbury épicé de psychédélisme. Leur quatrième album ne déroge pas à la règle et les amateurs de Gong trouveront dans The Earth Years un disciple plus sage que le maître.

La pochette, dans la plus pure tradition psychédélique, représente un homme et une femme entreprenant un voyage astral, observés par un apollon en scaphandre; un voyage où les planètes se confondent aux atomes, nuages et pyramides, un voyage vers la ville de Cordoue et la pyramide de Kulkulcan.

The Earth Years pourrait se comparer à un mariage réussi entre Argos et Gong. Le chant linéaire tranquille s’accompagne d’une musique exempte d'excès sans pour autant se transformer en trip planant. La production soignée met sur un même plan astral orgues, guitares, basse, batterie et chant, et c’est dans les détails que la musique se révèle : des roulements de caisse claire (‘Inca trail’), une guitare aux accent americana (‘Setting Sun’), des orgues vintages. Quelques titres partent bien dans de de brefs trips psychédéliques (‘Setting Sun’, ‘The Road To La Mezquita’, ‘Barleycorn’) et même dans du chamanique sur ‘Squirrel’ - le titre le plus long fort de sept minutes -, cela n’empêche en rien l’album de rester posé et toujours très accessible.

L’influence folk U.S. se ressent sur de nombreux morceaux (‘Setting Sun’, ‘New Day’, ‘Squirrel’) de par des accords d’orgues rock et les tonalités americana des guitares, une influence qui garde cependant présente à l’esprit un canterbury on ne peut plus Union Jack. Un panachage sonore des plus agréables qui donne son originalité à l’album.

Au milieu de ce canterbury americana psychédélique, ‘Barleycorn’ fait la surprise de The Eath Years avec une ouverture et un final on ne peut plus crimsonniens, rythmé un temps par la basse, l’orgue et une cymbale. On y retrouve également des nappes de claviers à la Genesis, assez loin des influences de Andrew Latimer.

Mes deux morceaux préférés sont ‘The Road To La Mezquita’ et ‘Barleycorn’, mais comme à chaque fois que j’écoute Magic Bus, tout l’album me transporte dans les sixties début seventies sans pour autant éprouver de sentiment de nostalgie complaisante. Vous pouvez vous laisser porter pendant quarante minutes et rêver sur The Earth Years ou explorer au casque leur musique pour y débusquer les constructions, détails et influences, c’est toujours aussi bon.



Rédigé par Jean-Christophe le 29/05/2020
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