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Dhyana
MaYaN - Dhyana
Titre : Dhyana
Groupe : MaYaN
Sortie : 2018
Label : Nuclear Blast Records
Format : CD
Genre : Métal
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Titres

  • The Rhythm of Freedom
  • Tornado of Thoughts
  • Saints Don't Die
  • Dhyana
  • Rebirth from Despair
  • The Power Process
  • The Illusory Self
  • Satori
  • Maya
  • The Flaming Rage of God
  • Set Me Free

Formation en 2010


Dhyana, un mot sanskrit signifiant “la méditation”, a donné son nom au nouvel album de MaYan, mais sincèrement, si vous arrivez à méditer dessus, respect.

Comment ! Vous ne connaissez pas MaYan ? Mais enfin, Marcela Bovio, la Marcela de Stream of Passion, The Gentle Storm, Ayreon, celle qui faillit être de Vuur, qui a sorti deux albums solo, est maintenant dans MaYan, vous ne suivez vraiment rien. Pour être tout à fait sincère, avant qu’elle n’annonce sa participation à ce groupe, j’avoue que moi aussi je ne connaissais pas MaYan.

Alors comment définir ce groupe ? Dark metal mélodique gothique pagan opéra ? Un peu tout cela. Il y a du symphonique, surtout sous forme de cuivres, du growl également, presque à tous les titres, de nombreuses voix aussi, deux growlers, un chant clair masculin et deux dames, tous jouant leurs rôles, du metal en quantité avec double pédale, guitares heavy et basse saccadée. Ça tabasse, ça ronfle, ça vire au lyrique, parfois acoustique et cela raconte une histoire, cela va sans dire.

Une heure cinq minutes et onze morceaux, le double si vous vous êtes procuré la version instrumentale qui mérite plus qu’un détour, dans Dhyana il y a de la matière. On pourrait craindre que le dark metal mélodique ne sature les esgourdes mais il n’en est rien. Un savant mélange de poutrage sans retenue, de growl, de cri, de chants féminins et d’éclaircies musicales rend le baeckeoffe digeste (un baeckeoffe est un plat alsacien très lourd qui alterne strates de viandes et de pommes de terre).



Dans les grands moments de ce metal opéra, il y a tout d’abord ‘The Rythm of Freedom’ où le growl de Mark et George se rencontrent sur une orchestration metal sympho cuivrée un tantinet pompeuse, cela va sans dire. ‘Saints Don’t Die’ est à la croisée du lyrique italien et du metal à la Devin Townsend, une écriture très présente sur cet album, un titre qui nous prépare au délicat ‘Dhyana’ lyrique et acoustique à deux voix. ‘The Illusory Self’ se révèle un savant patchwork de neuf minutes, où se superposent métal, lyrique et symphonique quand ‘Satori’ poursuit en italien à la manière d’une longue tirade d’opéra. ‘The Flaming Rage of God’ est l’archétype du métal symphonique, des chœurs, une orchestration puissante qui rivalise avec la basse et la batterie, du growl qui répond au chant féminin et des guitares qui se glissent dans les rares interstices. Une pièce épique maîtrisée de bout en bout par le groupe.

MaYan ne fait pas dans la dentelle. Orchestration pompeuse doublée de tabassage rythmique, de growl et de chant lyrique, Wagner n’aurait pas osé l’écrire sauf dans ses délires les plus fous. Mais force est de constater que cette débauche musicale fonctionne et que le résultat est jubilatoire.


Rédigé par Jean-Christophe le 17/10/2018
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