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Threnodies
Messenger - Threnodies
Titre : Threnodies
Groupe : Messenger
Sortie : 2016
Label : Inside Out Music
Format : CD
Genre : Psychédélique

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Titres

  • Calyx
  • Oracles of War
  • Balearic Blue
  • Celestial Spheres
  • Nocturne
  • Pareidolia
  • Crown of Ashes
  • Song Slowly Song

Formation en 2013
Dissolution en 2016



La cinquantaine franchie, une pointe de nostalgie post 60’s semble atteindre votre serviteur. Dès que des sonorités rétro grésillent, une chaleur réconfortante envahit mon âme ridée. La crise, bien connue vient de me toucher et au lieu de reluquer les petites jeunettes légèrement vêtues, je tombe en pâmoison pour des claviers poussiéreux et des vinyls sans âge. Profitons de cet état de grâce pour parler des groupes qui perpétuent ce son quadragénaire au vingt et unième siècle. Je m’attaque donc à Messenger dont je découvre avec vous la musique sur leur dernier album Threnodies.

Je vais commencer par un paradoxe si vous le permettez. Je trouve ce Messenger diaboliquement moderne pour du rétro prog. Quand je vous disais que j’étais en pleine crise. Moderne, oui mais terriblement vintage… Bon alors, tu te décides, rétro ou contemporain ? Pas facile à expliquer, mais essayons quand même. Les sonorités fleurent bon l’ampli analogique à tube mais la musique me rappelle plus Porcupine Tree que de Procol Harum. Suis-je plus clair ainsi ?

Ce Threnodies va nous faire voyager pendant plus de trois quarts d’heure sur sept pistes d’à peu près égales longueurs où s’éparpillent quelques appels du pied à Pink Floyd (‘Celestial Spheres’, ‘Pereidolia’). Peu ou pas d’éclat sur cet album planant mis à part le final psyché de ‘Calyx’ et quelques soubresauts sur ‘Oracle Of War’. Les musiciens ne viennent pas pour épater la galerie en jouant la six cordes avec les dents. En réalité, leur univers musical reste assez unique en son genre. Certes ils ont un pied ancré dans les sixties mais le second repose dans le présent et glisse vers le futur. Le grand écart…

Messenger

Enregistré alors que la France subissait de plein fouet des attentats terroristes, l’album n’échappe pas au sujet de part son titre Threnodies (prière pour les morts) où la seconde pièce ‘Oracle of War’. Le chant de Khaled et Barnady montre ses limites, particulièrement sur ‘Nocturne’ mais cela fait partie du charme du quintette londonien. Les claviers vintages de Dan Knight restent le plus fréquemment en retrait, derrière les guitares et la batterie sauf sur ‘Cellestial Spheres’ où les orgues prennent un court instant le pouvoir. Jaine Gomez Arellano ne joue pas le figurant à la batterie et percussions, nous livrant de très beaux passages comme avec ‘Balearic Blue’.

Peut-être que ce Threnodies manque de caractère, peut-être que le chant manque de tenue également, mais ce nouveau Messenger possède néanmoins beaucoup de charme. Ma pièce préférée est le dernier titre, ‘Crown Of Ashes’ où les électriques laissent place à l’acoustique, permettant à l’oreille de mieux goûter à la délicate alchimie de leur musique.

Facebook : https://www.facebook.com/messengerbanduk

Vidéo :



Rédigé par Jean-Christophe le 05/04/2016
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