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The Circle
NEVERDREAM - The Circle
Titre : The Circle
Groupe : NEVERDREAM
Sortie : 2014
Label : Twilight
Format : CD
Genre : Métal progressif

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Titres

  • Intro - instrumental
  • Requiem
  • A Life Beyond
  • Godless
  • Vesta
  • Hell's Flower
  • Mary Jane
  • The Face Of Fear
  • Hypnosis
  • Di Lei La Morte
  • The actor of blood
  • Killer Machine

Marco Baldassarra [] depuis 2015, Alessandra Filippi [] depuis 2015, Luca Urbinati [batteur] depuis 2015, Giorgio Massini [], Giuseppe Marinelli [], Mauro Neri [clavier], Fabrizio Dottori [clavier,saxophone]

Voici enfin le concept de Neverdream, ces italiens que nous avions chroniqué il y a quatre ans pour S.A.I.D. A l’époque leur musique était un métal progressif proche de Dream Theater où le chant pêchait un peu. Avec The Circle, le groupe a gagné en maturité, le chant s’est bonifié et la production a bénéficié de meilleurs moyens techniques.

Le groupe s’offre en bonus un invité de marque en la personne de Andy Kuntz de Vanden Plas.

The Circle est un concept album sombre traitant de deux enfants jumeaux endoctrinées par un père fou, d’un tueur en série, The Needleman, et d’un enquêteur obsédé par le mort de son petit frère. Une histoire en deux parties, composée de douze titres dont le plus long, dix sept minutes, termine l’album. L’histoire est tirée d’un roman de Maria Teresa Valle. Le titre, The Circle, est issu du cercle imaginaire tracé autour de la ville Corpus Christi (Texas), qui était sensé protégé ses habitants du mal.

Neverdream conserve cette écriture complexe où le saxophone fait de brillantes apparitions, brisant le rythme établi pour en imposer un nouveau. Moins métal, plus mélodique, plus progressif, les titres sont chargés de tension et d’émotion comme Vesta ou Mary Jane mais ils ne renient pas leurs origines et de temps en temps, claviers, batterie et guitare portent encore la marque des métaleux américains. Les titres courts alternent avec des pièces plus longues, le métal avec le mélodique maintenant un bon rythme tout au long de l’album.

Intro lance le concept de manière très métal progressif, à la Dream Theater. Un court instrumental qui débute sur des bruitages. Vous apprécierez la guitare et la batterie brillantes.

Requiem passe dans le registre du métal symphonique, sans complexe avec ses chœurs et une guitare agressive. C’est parti pour neuf minutes à deux voix, de la bonne came assez classique jusqu’à ce que le saxophone de Fabrizio ne revienne avec les claviers pour nous offrir un improbable moment assez unique en son genre. A partir de là, le titre part dans tous les sens, folie, violence, lyrisme, c’est très très fort.

Hell’s Flower est une des pièce maitresse, du pur métal progressif dominé par les claviers virtuoses de Mauro et la batterie de Gabriele, un air de Vanden Plas, en finesse qui vous bluffe pendant plus de dix minutes. Le final lyrique est fabuleux.

Mary Jane nous offre un duo vocal accompagné au piano et saxophone, une très touchante pause dans cet album complexe.

Hypnosis est un instrumental entre métal et jazz fusion, technique et jubilatoire. S’il le côté virtuose vous manquait, vous devriez retrouver le sourire avec cette guitare ébouriffante, la basse qui s’éclate tranquillement, la batterie qui s’en donne à coeur joie et le saxo qui joue entre mélo et délire.

Di lei la morte est le seul titre en italien, très lyrique, tel un opéra, il pourra vous déstabiliser la première fois si vous êtes un pur métaleux. C’est lui qui débute, fabuleusement à mon humble avis, le second disque.

Le concept s’achève sur le morceau le plus long, j’ai nommé Killer machine où Andy revient au chant après The actor of blood. Un démarrage assez jazzy puis le titre s'envole vers du métal progressif très mélodique, avec de délicats passages, comme celui au piano et flûte.

Neverdream revient en force pas de doute, les imperfections de jeunesse font place à une évidente maturité musicale. Le saxophone apporte beaucoup à la formation, comme les passages lyriques et les différentes voix qui se rencontrent sur cet album. Ce n’est pas un métal progressif de basique que nous livre les italiens, mais un concept bien articulé, produit avec soin et qui régale nos oreilles. Bref je vous le recommande chaudement.


Rédigé par Jean-Christophe le 20/02/2014
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