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From a Distance
Not A Good Sign - From a Distance
Titre : From a Distance
Groupe : Not A Good Sign
Sortie : 2015
Label : AltrOck Productions
Format : CD
Genre : Progressif
Achat : ici
La chronique note de la chronique
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Titres

  • Wait for me
  • Going down
  • Flying over cities
  • Not now
  • Aru hi no yoru deshita
  • Pleasure of drowning
  • I Feel like snowing
  • open window
  • The diary I never wrote
  • farewell

Formation en 2012

Paolo "Ske" Botta [clavier], Alessio Calandriello [chanteur], Alessandro Cassani [bassiste], Martino Malacrida [batteur,trompette], Francesco Zago [guitariste] jusque 2016, Gian Marco Trevisan [guitariste] depuis 2017


Invités :

Jacopo Costa: vibraphone, glockenspiel (morceaux 1, 2, 4, 7, 8)
Eleonora Grampa: hautbois, cor (morceaux 4, 5, 10)
Maurizio Fasoli: piano à queue (morceaux 4, 5, 8, 10)
Gian Marco Trevisan: guitare (morceau 5)

Margherita Botta: heart (morceau 5)

Chronique au fond du jardin par une belle soirée d’avril. Acoustiquement ce n’est pas idéal, mais ce que l’on perd en son, on le gagne en sérénité. Not A Good Sign, j’y suis arrivé grâce à Alco Frisbass. En découvrant leur label, j’ai également entendu nombre d’artistes très intéressants, principalement italiens. Not A Good Sign fait partie de ceux-là. Et cela tombe bien, ils viennent de sortir, fin février, From A Distance, leur second album, qui lors de la première écoute sur Bandcamp, m’a donné des frissons.
Du rétro-prog flirtant avec des influences canterbury, un chant bien maîtrisé, il n’en fallait pas moins pour que je craque. L’achat de l’album est un peu douloureux chez ce label, comptez 20,50 euros pour qu’il vous parvienne en France, mais étant allergique au numérique, presque par principe, j’ai franchi le pas. Tant pis pour le budget qui explose.

From A Distance se construit en dix pièces pour cinquante-deux minutes. Deux morceaux dépassent les sept minutes, les autres possèdent une durée réglementaire, excepté le petit dernier très court. La musique s’articule autour des claviers et d’une voix bien agréable. Quelques instruments s’invitent, hautbois, vibraphone, cor, piano à queue. Contrairement à de nombreuses formations rétro-prog, Not A Good Sign n’abuse guère d’emprunts aux modèles du genre. Ils inventent de nouveaux motifs et quelques influences classiques pointent le bout de leur nez ici ou là. Les mélodies sont délicates, point de gros son et les titres se déclinent de bien des manières.

Not A Good Sign

“Wait For Me” qui débute l’album, baigne en plein rétro-prog fusion. Un instrumental d’ouverture, déclamatoire, énergique et rythmé laisse place au chant d’Alessio sur un couplet apaisé. Les instruments reviennent plus loin, reprenant le thème grandiloquent initial. Cinq minutes éblouissantes.
Après avoir donné le beau rôle à la musique, “Going down” se concentre sur le chant. Une pièce lente qui patiente deux minutes avant de laisser place à la guitare et aux claviers. Rien de virtuose, juste un break qui revient au chant.
Du néo-prog sur une ligne vocale à la Police ? Voici “Flying over cities”, un titre auquel nous ne sommes franchement pas préparés et qui fait mouche. Le morceau improbable nous offre le premier solo de guitare signé Francesco.
“Not now” revient à du rétro-prog appuyé à l’atmosphère sombre où se mêlent vibraphone et hautbois.
Une nouvelle agréable surprise : il s’agit de cette pièce instrumentale classique, “Aru hi no yoru deshita”, avec au piano Maurizio Fasoli et Eleonora Grampa au hautbois. Le cœur de Margherita Botta bat en son milieu sur une douce section de guitare, violon et violoncelle. Que dire, sinon sublime !
“Pleasure of drowning” salue l’œuvre de King Crimson. Basse, batterie et chant période Thrak. C’est un des rares titres où les références sont aussi appuyées. Je ne vais pas leur jeter la pierre pour si peu, c’est très bon.
“I feel like snowing” soulève moins d’enthousiasme. Le morceau est plan-plan et longuet. Il soutient mal la comparaison avec “open window” nettement plus grandiloquent et expérimental. Après une longue introduction très 70’s, le piano à queue et la guitare apaisent les éléments tourmentés. La tempête revient sous forme d’une guitare, basse, batterie et claviers très fusion. Voici un instrumental d’excellente facture.
Sur “The diary I never wrote”, diverses influences très dissemblables se fondent en une seule mélodie cohérente, moderne et ancienne à la fois. Une ambiance très particulière se dégage de ce titre avec lequel vous vous sentirez à l’aise et même temps déstabilisé. J’aime beaucoup.
“farewell” est un adieu, reprenant l’idée de “Aru hi no yoru deshita”. Très beau final pour un excellent album.

Les Italiens restent de par le monde le peuple le plus friand de rock progressif. Dans la foultitude de formations peuplant cette contrée ensoleillée, se trouvent quelques pépites. Il semblerait bien que Not A Good Sign en fasse partie. From A Distance est un fabuleux album à découvrir absolument.

Facebook : https://www.facebook.com/notagoodsign

Video :



Rédigé par Jean-Christophe le 20/04/2015
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