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Numenclature
Numen - Numenclature
Titre : Numenclature
Groupe : Numen
Sortie : 2014
Label : autoproduction
Format : CD
Genre : Progressif
La chronique note de la chronique
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Titres

    Formation en 1992

    César Alcaraz [chanteur], Marcos Beviá [guitariste], Manuel Mas [clavier], Gaspar Martínez [batteur]

    Des Espagnols d’Alicante, qui quinze années après leur premier album studio en 1998 - le très beau concept Samsara disponible sur Bandcamp -, remettent le couvert pour un second disque et une tournée en 2015. Leur nom Numen, leur album Numenclature.

    Leur musique vient du néo-progressif et a pris le même virage que Marillion avec les années. Entre pop et rock progressif, le quintet nous invite à une balade musicale où se glissent des claviers vintage et parfois 80’s, saxophone, instruments à cordes, une guitare tranquille, une batterie sans excès, de la musique somme toute assez mélodique.

    Numenclature ne révolutionne pas le genre. Un zeste de prog, de jazz, de pop, de blues rock, neuf morceaux relativement paisibles mais inégaux avec un chant qui manque un peu de coffre et de maîtrise.

    Pas envie d’aller plus loin ? Ce serait dommage. Numenclature, même s’il n’est pas parfait, contient de très belles pièces comme ce “Camel’s Back” avec lequel j’ai découvert le groupe et dont vous découvrirez le clip à la fin de la chronique. “Out Of The Earth” est également une belle claque, un titre qui sait parler à mon âme avec son saxo chaleureux et sa section instrumentale bien développée.

    Bruits de pas, craquements de vinyle, “Cold And Grey”, la plus longue pièce de Numenclature, lance le bal à la manière de Pink Floyd, quatre minutes instrumentales avant l'arrivée du premier couplet, qui soyons honnête, gâche un peu la magie initiale par un chant poussif. A la septième minute, retour à la musique, guitare et orgue avec une belle accroche. Le final, fait de bruitages et de musique clos bien le titre.

    “Drops Of Water” commençait si bien… Il installe rapidement une atmosphère festive et dansante qui me hérisse, avec des sons de claviers à la “Madame est servie”, question de goût, chez moi, ça ne passe pas, mais Marillion eux-mêmes ont commis ce genre de choses en leur temps.

    “Out Of Earth”, tout à l’opposé, oscillant entre ballade et prog 70’s, me va comme un gant. Il y a du piano, un petit solo de guitare bien foutu. C’est archi classique mais comme cela sonne bien ! Le refrain se fond en douceur dans l’ensemble et le saxophone achève de nous séduire dans les dernières minutes. J’adore !

    “Dumb Tongues” avec son coté blues rock a de sérieux arguments pour nous draguer également. Du bon gros son, guitare et claviers qui offrent des couleurs intéressantes à ces sept minutes.

    “Every Day Brings Something New” peine à trouver un fil conducteur. Il y a des très bonnes idées comme l’intro, le break, de jolis effets à la guitare mais également une atrocité aux claviers, sorte de son de trompette pincée épouvantable à bannir. Le titre est un peu un patchwork mal assemblé, à trop vouloir faire prog cérébral cela devient assez indigeste. Il y a de l’idée pourtant.

    “Missing Your Love” est presque un morceau country rock, classique, bien ficelé, avec des chœurs féminins pour la petite touche de finesse, une digression surprenante avec la guitare au beau milieu avant de revenir au Texas et son bétail. Pourquoi pas.

    “Camel’s Back”, je l’ai déjà dit, c’est la récompense. Flûte, violoncelle, violon, guitare acoustique, piano, une voix assez haute qui cette fois me fait frissonner. Le titre possède une magie cachée dans ses six minutes et quelques qui me chamboule. C’est mélo, oui, c’est ça et ça me va, je suis terriblement fleur bleue quand je n’écoute pas de death metal. Ce titre est le single de l’album, d’ailleurs, s’ils ont choisi de filmer un clip sur “Camel’s Back”, ce n’est pas par hasard.

    “She Lost The track of The Time”, après une intro un peu psyché, un peu de folk et de prog symphonique, s’embarque dans une histoire étonnante servie par une musique qui ne l’est pas moins. Cela fait penser à du Genesis période And Then There Were Three. Le résultat est léger et plutôt agréable.

    On finit avec “Remembrance”, à plusieurs voix avec une guitare acoustique qui rejoint un orgue un peu plus loin. Mignon mais pas extraordinaire non plus.

    L’album est inégal, desservi par une production perfectible. Quelques titres sortent réellement du lot comme “Camel’s Back”, “Out Of The Earth”, “Dumb Tongues” ou encore “She lost The Track Of The Time”. Numenclature reste quand même deux crans en-dessous de Samsara, à cause du chant, de la batterie un peu trop claire sur le master et de quelques titres un peu faibles.

    Site : http://www.numenmusic.com/

    Facebook : https://www.facebook.com/numenmusica

    Vidéo officielle :



    Rédigé par Jean-Christophe le 28/01/2015
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