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Premorbid Intelligence
O Kyr - Premorbid Intelligence
Titre : Premorbid Intelligence
Groupe : O Kyr
Sortie : 2020
Label : autoproduction
Format : CD
Genre : Metal progressif

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Titres

  • Apathetic
  • Janus-Faced
  • Man in White
  • Calm Down
  • Satyriasis
  • Bearer of the Pain
  • Panacea
  • Neurosis (and the Attraction Theory)

Formation en 2017

Carlos Rocha [chanteur], Tiago Alain [guitariste], Valmir Pêgas [batteur], Jean Elias [bassiste]

Les jeunes groupes sans label ni distributeur s’adressent fréquemment aux webzines pour se faire connaître, particulièrement s’il s’agit de leur premier album. Certains ne seront qu’un feu de paille, le temps d’une release party, d’autres passeront le cap et iront jusqu’au second album, certains enfin trouveront la reconnaissance du public et poursuivront, signés par une maison de disque.

O.Kyr

O.Kyr vient de naître et il est encore impossible d’imaginer son destin futur. Le groupe brésilien formé de Carlos au chant, de Jean à la basse, de Tiago aux guitares et de Valmir à la batterie, a composé Premorbid Intelligence après trois années d’existence. Le quatuor joue du metal progressif influencé par les incontournables du genre, Dream Theater et Symphony X mais également par la musique brésilienne, classique et le jazz.

Premorbid Intelligence ce sont huit morceaux pour une heure de musique incluant une pièce d’un quart d’heure intitulée ‘Panacea’. Les autres titres oscillent entre cinq et huit minutes, respectant en cela les canons du genre. O.Kyr semble pourtant s’essayer à toutes sortes d’expérimentations. Vous aurez droit à du hard rock, du heavy, du metal progressif technique, du metal symphonique, quelques mesures jazzy, du growl et des couleurs latino. Difficile de s’ennuyer avec un tel programme.

Ne vous fiez pas aux premières notes à la Tim Burton de ‘Apathetic’. Si ces sonorités reviennent dans le morceau, elles ne caractérisent absolument pas ce qui va suivre. La pièce de six minutes trente secondes épouse en effet l’esprit de Songs From The Lions Cage du groupe Arena, à ceci près que le la voix de Carlos ne saurait rivaliser avec celle d’un Paul Wrightson par exemple.



Avec le jazz latino growl de ‘Janus-Faced’, O.Kyr dévoile son écriture la plus personnelle. Il ne s’agit que d’un coup de folie sur ce titre, mais il annonce d’autres débordements peu académiques comme en témoigne ‘Man In White’. Si cette fois il y a du Dream Theater dans l’air, O.Kyr trouve le moyen d’y greffer de nombreux éléments déstabilisants comme ce chant acapela qui clôture le morceau.

‘Calm Down’ revient à une écriture plus formatée malgré de nombreux changements de directions, sorte de mélange d’Arena, Symphony X et Rush. C’est alors au tour du hard-rock de s’inviter sur l’album avec ‘Satyriasis’, mais une fois encore O.Kyr ne s’y tient pas très longtemps, calmant le jeu, repartant très rock puis s’embarquant sur un instrumental metal progressif débridé. O.Kyr ne se satisfaisant toujours pas de conformisme, ‘Bearer of the Pain’ se lance dans un électro stroboscopique pour céder vite la place à du blues se muant en rock hispanisant oriental qui part en vrille.

Et le symphonique annoncé, où est-il donc ? Dans ‘Panacea’ qui s’étire sur près de quinze minutes, laissant tout le temps à O.Kyr pour varier les genres. Le titre décline John Williams, Dream Theater, folk, des claviers symphoniques dans un tourbillon de folie principalement instrumental étourdissant. ‘Neurosis’ en comparaison semble convenu avec ses sept “petites” minutes, son couplet/refrain bien sage, avant que Tiago ne lache un solo de guitare mémorable.

Pour un premier album, et ce malgré quelques ressemblances avec d’autres groupes, O.Kyr s’en sort avec les honneurs, jouant la carte de l’originalité plutôt que de copier. Si le chant manque de personnalité et les musiciens d’un peu de technique vu l’ambition affichée, le groupe est prometteur et l’album mérite plus que la découverte. Avec de la chance et votre concours, O.Kyr pourrait survivre à l‘impitoyable sélection musicale. Alors écoutez-les.


Rédigé par Jean-Christophe le 15/12/2020
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