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Meat Machine
Obsidian Kingdom - Meat Machine
Titre : Meat Machine
Groupe : Obsidian Kingdom
Sortie : 2020
Label : Season of Mist
Format : CD
Genre : Metal

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Titres

  • The Edge
  • The Pump
  • Mr Pan
  • Naked Politics
  • Fleesh World
  • Meat Star
  • Spanker
  • Vogue
  • Womb of Fire
  • A Foe

Formation en 2005


Neoprog suit les pérégrinations des barcelonais d’Obsidian Kingdom depuis maintenant six années. Le groupe étiqueté metal est en réalité un O.V.N.I. non répertorié qui touche au progressif, à l’alternatif, au post-metal ainsi qu’au noise. Après un Mantiis prometteur, le groupe avait livré le fascinant concept album A Year With No Summer avant de nous revenir cette année avec la pochette peu ragoutante de Meat Machine.

Obsidian Kingdom

Ce nouvel opus nous raconte notre corps, cette machine à viande soumise aux contraintes de notre monde et torturée par ses pulsions. Avec des visuels vomitifs dignes du death et un artwork d’étal de boucher, Meat Machine décline dix morceaux capables d’une extrême violence comme de grande douceur et où le chant féminin s’impose de plus en plus.



‘The Edge’ semble le parfait exemple de ce contraste. Un chant aérien succède aux trente premières secondes criées avant de replonger dans cet enfer metal industriel peuplé de hurlements dignes d’un film d’horreur. ‘The Pump’ reste dans cette friche avant qu’un refrain plus lumineux ne vienne encadrer une voix enregistrée : “we rise by kneeling; we conquer by surrendering; we gain by giving up” (tiré des douze travaux d’Hercule). Les tonalités orientales et la rythmique presque funk de ‘Mr Pan’ nous proposent alors une alternative aux deux précédents morceaux, poursuivant par un instrumental progressif avant de conclure par le mantra hurlé “Night Tide Knife Ride”. A partir de ‘Naked Politics’ Obsidian nous fait pénétrer un univers oppressant qui s’assombrit encore avec ‘Flesh World’.



C’est là que j’ai complètement décroché. De ‘Meat Star’ jusque ‘Spanker’, deux titres qui ne se ressemblent pourtant pas beaucoup, mon cerveau est passé en mode off. ’Vogue’ qui poursuit l’album éveille tout de même quelque chose en moi, cette inventivité perdue qui a été remplacée par de la tripaille. Le titre est instable, entre death et disco déjantée, une musique qui colle à la perfection aux textes. Mais je décroche à nouveau avec le vomito ‘Womb Of Fire’ qui s'annonçait pourtant prometteur, pour ouvrir un oeil fatigué sur ‘Foe’ et le retour du chant féminin.

J’ai l’impression qu’Obsidian Kingdom s’est perdu en chemin pendant l’écriture de Meat Machine. Le groupe se vautre dans le gore après la finesse de A Year With No Summer, il se complaît dans le metal indus alternatif et perd beaucoup en lisibilité. Si Meat Machine propose quelques morceaux de choix, une bonne partie de l’étal est avariée.


Rédigé par Jean-Christophe le 18/12/2020
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