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Kindred Act II
Red Cain - Kindred Act II
Titre : Kindred Act II
Groupe : Red Cain
Sortie : 2020
Label : autoproduction
Format : CD
Genre : Metal progressif

La chronique note de la chronique
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Titres

    Formation en 2016


    Red Cain, ce groupe de metal-progresif canadien de Calgary, n’était pas totalement inconnu à Neoprog, cependant je n’avais jamais pris le temps d’écouter leur travail avant cette chronique. C’est avec le second opus de Kindred, qui sortira le 22 janvier, que commencera donc cette découverte.

    Red Cain

    Red Cain possède à son actif plusieurs singles, un premier EP fin 2016 et la saga Kindred qui a débuté en juin 2019 avec l’acte I. Kindred raconte les aventures de Zalcati, un guerrier aztèque qui a été enfermé dans une pyramide pour sauver son peuple. Et comme tout le monde le sait, les pyramides sont des vaisseaux spatiaux extraterrestres venus nous envahir (Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal). Et à l’intérieur, se cachent bien entendu des créatures lovecraftiennes. Le guerrier demi-dieu aura maille à partir avec ces monstres venus d’ailleurs et… Et pour le reste, on s’en moque complètement, nous nageons en plein Alien vs Predator.

    Maintenant que vous savez que l’histoire est réservée à des adolescents pas franchement finis, quid de la musique ? Red Cain donne dans le metal progressif symphonique opéra folk électro disco FM. Une musique qui a bien évolué depuis le premier acte. La question étant de déterminer dans quel sens. La bonne nouvelle est que Kindred: Act II ne dure que trente sept minutes, une torture vite terminée sauf si vous enquillez les deux opus l’un après l’autre, car là, vous en prenez pour une heure et demie. Allez, courage !



    ‘Kindred’ est assez raccord avec Kindred: Act I, un power metal puissant qui se pose à l’occasion mais déjà mis à mal par les premières ébauches électros de l’album. Mais voici ‘Demons’ qui sonne comme si vous ouvriez la porte d’une boîte de nuit d’Ibiza, déversant son torrent électronique dans la nuit chaude. Le refrain new-wave n’arrange pas grand-chose à l’affaire. Près de cinq minutes de supplice, tout ça dans l'espoir de rentrer dans les charts.

    ‘Precipice of Man’ est certainement la pièce la plus travaillée de l’album. Plusieurs tessitures s’y croisent et si l’électro sévit un peu, le gros poutrage metal fait également des ravages avec son chant caverneux et maléfique en latin. Après la voix de castrat, c’est un chant rock opéra qui résonne dans ‘Baltic Fleet’ et ‘Sons of Veles’ avec en bonus dans ce dernier un passage disco affligeant. Tout cela est surjoué et sans nuance aucune. Par chance, le ridicule ne tue pas. Et pour finir, ‘Sunshine’ rouvre la boîte de Pandore électro entre deux grosses baffes métalliques et des récitatifs mielleux à la Notre Dame de Paris.

    Le premier acte, s’il n’était pas exempt de défauts, ne se vautrait pas dans un rock opéra électro ridicule et laissait espérer une seconde partie de belle facture. Mais il n’en est rien. Espérons que la saga de Zalcati prendra fin avec ce deuxième acte.


    Rédigé par Jean-Christophe le 04/02/2021
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