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RPWL Plays Pink Floyd
RPWL - RPWL Plays Pink Floyd
Titre : RPWL Plays Pink Floyd
Groupe : RPWL
Sortie : 2015
Label : The Gentle Art of Music
Format : CD
Genre : Progressif
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Titres

  • Arnold Layne
  • The Embryo
  • Green Is The Colour
  • Atom Heart Mother
  • Fat Old Sun
  • The Narrow Way Part 3 incl. Behold The Temple Of Sun
  • Let There Be More Light

Formation en 1999

Yogy Lang [], Werner Taus [], Kalle Wallner [guitariste], Markus Jehle [clavier], Marc Turiaux [batteur], Yogi Land []


RPWL et Pink Floyd sont deux noms difficilement dissociables. Le premier nommé s’est construit sur la base d’un tribute band du second et les critiques n’ont souvent vu en eux qu’une resucée du groupe mythique. L’influence de Gilmour et ses compères était certainement la plus notable même si ce n’était pas la seule. Celle des Beatles notamment était aussi perceptible et revendiquée. Lors de leurs concerts, les allemands ont régulièrement joués des titres de Pink Floyd. Cependant, si comme beaucoup, ils leur arrivent de reprendre les grands classiques, ils proposent aussi souvent des raretés ou des versions alternatives qui étaient jouées par les anglais lors de lives précédant l’enregistrement d’un album..
Étrangement, c’est aujourd’hui, alors que leur musique s’est détachée de cette trop grande influence, qu’ils décident de partir en tournée en jouant du Pink Floyd pour une dizaine de dates à travers l’Europe. Mais, en vrais amoureux et connaisseurs du groupe, ils reprennent un show conceptuel en deux sections datant de 1969, ‘The man and the Journey’. Il faut vraiment être un grand connaisseur de l’oeuvre des britanniques pour avoir entendu parler de ce dernier. Il n’est donc pas possible d’accuser RPWL d’avoir une approche franchement commerciale.

rpwl

A l’occasion de cette tournée, le groupe sort un album live, simplement nommé ‘RPWL plays Pink Floyd’, disponible uniquement lors des concerts et via le site du groupe. Il s’agit de reprises de Pink Floyd jouées lors de concerts de RPWL ces dernières années et couvrant la même période musicale. Certaines sont cependant incluses dans le show. Nous retrouvons ainsi sur le CD, ‘Green is the new colour’, ‘The narrow way’ et ‘Behold the Temple of sun’ qui font partie de la section ‘The journey’. A leurs cotés, nous sont proposés le plus connu ‘Arnold Layne’, emblématique chanson de la période Syd Barrett, ‘Embryo’ quasi introuvable dans sa version longue car uniquement jouée en concert, une variante de ‘Atom heart Mother’ jouée en 1970 sous le nom ‘the psychedelic pudding’ et une interprétation live oubliée de ‘Fat old Sun’. Pour compléter le tout, nous est offert en bonus ‘Let there be more light’ présent à l’origine sur l’album compilation de RPWL sobrement intitulé ‘9’ aujourd’hui indisponible. Nous n’avons donc que des titres de la période 1969-1971.

Je suis loin d’être un spécialiste de Pink Floyd, même si j’apprécie beaucoup le groupe et je connais assez peu la période concernée. J’ai déjà écouté les disques de cette période mais cela remonte à très longtemps et je n’en ai quasiment aucun souvenir. J’ai donc abordé l’écoute de cet album en occultant les oeuvres existantes.

Lors de de leur dernière prestation à Prog Sud en 2014, RPWL avait joué ‘Embryo’, un titre qui m’avait fait excellente impression. Sans cela, je ne me serais sans doute pas intéressé à ce live et j’aurais manqué quelque chose car il s’avère excellent.

Seule la version d’Arnold Layne me laisse sur ma faim. Le titre en lui même ne m’a jamais bouleversé mais de plus son interprétation n’est pas extraordinaire, et se révèle assez lourde. Le reste, ce n’est que du régal, aussi bien au niveau des compositions que de l’interprétation. Kalle Wallner nous régale tout le long de l’album aussi à l’aise dans l’acoustique que dans les nombreux soli pleins de feeling dont il nous gratifie notamment dans l’instrumental ‘Atom heart Mother’ où il nous émerveille. Cela fait regretter qu’il se fasse plus discret sur les derniers albums de RPWL
Le travail sur les sons de synthés est aussi remarquable, le duo Yogi Lang et Marcus Jehle s’en donnent à coeur joie et nous envoûtent.
La section rythmique est plus discrète mais joue parfaitement son rôle. Le chant de Yogi n’a jamais rien eu d’extraordinaire mais il convient plutôt bien à la musique surtout que les parties instrumentales dominent globalement.
Les compositions sont atmosphériques, mélodiques, d’une beauté magique. Le son est au diapason.

Ce RPWL plays Pink Floyd est une excellente surprise qui devrait aussi bien ravir les simples amateurs des anglais que les fans. Ces derniers seront sans doute enchantés de trouver des morceaux ou versions rares.

Facebook : https://www.facebook.com/rpwl.de

Vidéo :



Rédigé par Jean-Noël le 02/10/2015
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