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A Billion Years Of Solitude
Sky Architect - A Billion Years Of Solitude
Titre : A Billion Years Of Solitude
Groupe : Sky Architect
Sortie : 2013
Label : Gallileo Reccords
Format : CD
Genre : Progressif
La chronique note de la chronique
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Titres

  • The Curious One
  • Wormholes
  • Tides
  • Elegy Of A Solitary Giant
  • Jim's Ride To Hell
  • Revolutions
  • Traveller's Last Candle

Formation en 2008

Christiaan Bruin [batteur], Guus van Mierlo [bassiste], Rik van Honk [clavier,trompette], Wabe Wieringa [guitariste], Tom Luchies [chanteur,guitariste]

Sky Architect sort son troisième album chez Galileo-Records, après Excavation of the Mind et A Dying Man’s Hynn, un voyage dans la science fiction des années 50-60, les trous noirs, les supernovas, les affreux zurgons. Cet album autour du thème des anciens films de SF est dans les étals depuis le 4 novembre.

Sky Architect ce sont Tom Luches au chant et guitares, Rick van Honk aux claviers, Wabe Wierunga aux guitares, Guus van Mierlo à la basse et Christiaan Bruin à la batterie et aux chœurs.

Dès le début de l’album, avec l’intro psychédélique expérimentale et instrumentale de The Curious One, on se rend bien compte qu’écouter Sky Architect ne se fera pas sans quelques efforts. La musique vous oblige dès les premières notes à vous immerger totalement dedans sous peine de mort cérébrale. Une musique exigeante donc, qui va alterner tout au long de l’album des instrumentaux très complexes, complètement barrés, avec des couplets paisibles, voire planants. Les références musicales sont légion comme le chant qui fait beaucoup penser aux premiers King Crimson mais Sky Architect possède sa propre identité, n’en doutez pas. Leur son est assez vintage, très 70’s, la guitare se fait parfois jazzy, les rythmiques sont progressives mais également sud américaines de temps en temps.

Progressif, ambitieux, cet album à thème n’a pas froid aux yeux et ne cible clairement pas les radios FM pour se faire connaître. Deux, trois, cinq, huit, dix, douze et dix-huit, telles sont les durées des sept morceaux qui composent A billion years of solitude. Et tout commence avec le plus long histoire de… Même pas peur. Je découvre enfin Christian Bruin (chanteur multi instrumentaliste de Chris) dans l’unique rôle du batteur et parfois aux chœurs. Les musiciens sont vraiment au top, très à l’aise dans ce style, techniques et virtuoses, que ce soient les claviers omniprésents de Rick, les guitares de Tom et Wabe qui nous font des trucs vraiment incroyables, la basse de Guss très raisonnable en comparaison mais que l’on peut apprécier sur Jim’s Ride To Hell, la batterie de Christian qui est brillante et Tom au chant qui possède une belle voix à la Robert Fripp. L’enregistrement de l’album est de haut vol, un très beau son.

Curious One est principalement instrumental avec un petit couplet chanté vers le milieu.

Le petit Wormholes réussit l’exploit d’un condensé assez barré de breaks, changements de tempo à la minute totalement ahurissant. Le tout petit Tides arrive lui aussi à concentrer en moins de quatre minutes tant de choses que ça en est étonnant. Elegy Of A Solitary Giant pourrait nous faire croire pendant quelques secondes qu’il va être sage. Mais quand les claviers de basse court débarquent, on est immédiatement détrompé. Au moins, ils ne se prennent pas trop au sérieux ceux là. Le minuscule Jim’s Ride To Hell porte bien son nom, grave déjanté, l’occasion d’écouter chaque instrument montrer ce qu’il sait faire, démonstratif ? Complètement. Révolutions, après un instrumental, part sur un couplet assez lent, une samba au ralentit et puis comme d’habitude explose dans plein d’autres directions tout aussi étonnantes. L’album se termine sur la seconde pièce en terme de longueur, Traveller’s Last Candle, douze petites minutes qui concluent un album à part.

A billion years of solitude est une œuvre atypique, pas forcément facile à aborder, il va falloir faire un pas vers elle, peut-être deux. L’univers musical de Sky Architect est complexe, technique, exigeant, amusant également, touchant parfois. L’effort est toujours récompensé, croyez moi, une fois que vous aurez apprivoisé la bête, vous aurez du mal à en sortir. Chaque nouvelle écoute de l’album me fait découvrir un nouvel aspect qui m’avait échappé la fois précédente.


Rédigé par Jean-Christophe le 27/11/2013
Commentaires

Nous tenons la un des meilleurs groupes de prog du moment
Vivement les images

Le 02/02/2014 par Gegeprog

Belle chronique.Pas facile à apprivoiser à la première écoute effectivement, mais très agréable par la suite.De sacré musicos!!!
Le 27/11/2013 par Ginbat86

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