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Civilisation
Southern Empire - Civilisation
Titre : Civilisation
Groupe : Southern Empire
Sortie : 2018
Label : Giant Electric Pea
Format : CD
Genre : Progressif
La chronique note de la chronique
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Titres

  • Goliath's Moon
  • Cries For The Lonely
  • Crossroads
  • Innocence & Fortune

Formation en 2014

Danny Lopresto [], Cam Blokland [], Jez Martin [], Brody Green [batteur,percussions], Sean Timms [clavier,saxophone]

L’empire du sud, façon steampunk, revient cette année avec un second album intitulé Civilisation. Ces rescapés d’Unitopia quittent le bush pour nous emmener, à bord de leur dirigeable, vers la surface de la lune, à la recherche d’un second diamant.

Southern Empire

Avec plus d’une heure de musique et seulement quatre morceaux, vous vous doutez bien que (c’est mathématique), nous n'échapperons pas à quelques pièces épiques, quatre en réalité dont une qui approche tout de même la demi-heure.

Southern Empire reprend le flambeau de Transatlantic avec un rock progressif mélodique aux titres ambitieux servis par des musiciens ayant amplement fait leurs​ preuves auparavant. A bord de leur navire, ils embarquent cette fois trois matelots supplémentaires; Marek Arnold (Seven Steps To The Green Door), James Capatch (Satan’s Cheerleaders) et Steve Unruh. Violon, flûtes et saxophones viennent compléter ce brillant quintette australien.

Civilisation a tout pour réjouir le proghead, à condition qu’il n’ait jamais écouté United Progressive Fraternity. Car la guerre de succession d’Unitopia, comme celle de de Johnny Hallyday, n’en finit pas de défrayer la chronique, et la demi-heure de ‘Crossroads’ rappelle furieusement, mot à mot en fait, le ‘Travelling Man’ de Fall In Love With The World. Reprise ? Pas du tout, une version allongée de huit minutes, plus instrumentale, sortie des cartons d’Unitopia et partagée en deux. Regardons le verre à moitié plein, ce ‘Crossroads’ est un pur régal pour les oreilles, avec force de saxophone, violon, flûtes, orgues, soli de guitares éblouissants, de breaks instrumentaux, ainsi que la voix puissante de Danny, une pièce tellement belle qu’elle fait de l’ombre au quatrième titre ‘Innocence & Fortune’ ainsi qu’à la version pourtant très belle de UPF.

Il n’empêche, c’est quand même regrettable que la pièce majeure d’un album existe déjà sur le CD d’un autre groupe. Le premier Southern Empire souffrait déjà du même problème hélas. Dommage que Sean et ses comparses ne se concentrent pas sur de nouvelles compositions au lieu de fouiller dans le grenier d’un groupe défunt pour y récupérer quelques belles reliques.

Mais parlons plutôt du nouveau matériel. L’album, comme son prédécesseur, débute par un enregistrement venu du fin fond des âges. ‘By The Light Of The Sylvery Moon’ (1909), quelques secondes crachotantes qui cèdent la place à ‘Goliath’s Moon’, un titre funky progressif au refrain accrocheur, une pièce riche en rebondissements, au couplet à trois voix sur des notes jazzy de piano électrique. Juste fabuleux !

Si vous n’aviez pas encore trouvé le lien entre Transatlantic et Southern Empire, l’ouverture instrumentale de ‘Cries For The Lonely’ devrait vous éclairer. Une batterie qui claque, des cascades de claviers symphoniques, une basse menaçante, trois minutes quarante explosives suivies de choeurs qui répondent à Danny dans une débauche d’emphase. Nous embarquons pour près de vingt minutes avec violons, guitare, flûtes, claviers, alliant la puissance du dirigeable américain et la subtilité de l’utopie australienne. Des soli démonstratifs se glissent entre deux couplets et le final instrumental est à couper le souffle.

Une ‘petite pièce intimiste’ composée par Sean Timms et Steve Unrhu met un point final à Civilisation : ‘Innocence & Fortune’. Des couplets épurés, guitare acoustique, claviers vintages et flûte prennent place entre des doubles refrains puissants et un instrumental sautillant sorti dont ne sait où.

Malgré et à cause la redite, Civilisation reste un fabuleux album, tout particulièrement pour ses deux premiers titres ‘Goliath’s Moon’ et ‘Cries For The Lonely’. Certes, il s’agit de progressif grandiloquent, mais quand on aime...


Rédigé par Jean-Christophe le 22/08/2018
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