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Brief Nocturnes And Dreamless Sleep
Spock's Beard - Brief Nocturnes And Dreamless Sleep
Titre : Brief Nocturnes And Dreamless Sleep
Groupe : Spock's Beard
Sortie : 2013
Label : Inside Out Music
Format : CD
Genre : Progressif
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Titres

    Formation en 1992

    Alan Morse [guitariste], Dave Meros [bassiste], Ryo Okumoto [clavier], Ted Leonard [chanteur,guitariste], Jimmy Keegan [batteur] depuis 2014 jusque 2016, Nick D'Virgilio [batteur]

    Commençons par l’affreuse vérité, je ne suis pas un grand fan de Spock’s Beard, et ne l’ai jamais été. Ces américains là sont souvent trop américains pour composer des musiques progressives à mon humble avis et leur base rythmique, trop à angle droit, détruit la magie de l’alchimie de seventies. Mais ce groupe fait tout de même partie des images mythiques du prog actuel, et faire l’impasse sur un de leurs albums serait sans doute une faute culturelle. Alors allons y...

    Avec ce nouvel album Spock’s Beard s’éloigne un peu de son prog américain carré que l’on pouvait entendre sur Octane. La musique est parfois devenue technique à l’extrême mais elle reste assez froide, à peine humanisée par des quelques refrains accrocheurs. Des titres où les claviers Ryo empruntent des colorations très variées mais utilise également ses bonnes vielles sonorités un peu usées. Jimmy keegan ne ménage pas sa peine avec les percussions, c’est un feu d’artifice impressionnant et quasi ininterrompu d’explosions de caisses sur I Know Your Secret. Les parties instrumentales sont légion, tant mieux sans doute, pas facile de s’habituer au timbre du nouveau chanteur.

    Hiding Out va exploser le brushing bien entretenu des américaines, le titre après un démarrage assez mélodique se vautre gaiement dans la technicité à outrance. Yeah, même pas peur ! Au fait, Spock’s Beard a t’il une âme ?

    A Treasure Abandoned est plus dans la veine classique du groupe, que ce soit dans la construction que vocalement, la rythmique revient vers du basique, très loin du brio du début d’album. Le break sous forme de valse à la guitare et flûte est bien envoyé, ils n’ont pas inventés la poudre dans le genre mais l’effet est réussi.

    Alors que une grande moitié de Afterthoughts est assez convenue, la seconde partie devrait vous surprendre agréablement: deux canon à capela et une partie instrumentale décoiffante.

    La très très bonne surprise vient de Something Very Strange, le morceau le plus aventureux de l’album à mon goût. Très peu de textes pour une durée dépassant les huit minutes, pas de réelle recherche mélodique facile, des soli dans tous les coins, beaucoup, beaucoup de matière, basse et batterie totalement à l’ouest, là sur ce coup je suis totalement scotché au fond de mon canapé, me prenant en pleine figure cet énorme pavé. Splendide !

    On finit sur la pièce la plus longue de l’album avec ses douze minutes et des poussières.

    Les premières notes nous font craindre un retour aux classiques du groupe. En fait, le titre oscille entre déjà entendu et petites surprises. Ils auraient pu mieux faire mais c’est pas mal, même si c’est affreusement pompier, à la manière de Transatlantic, sans hélas en avoir le panache.

    Sur cet album, pour une fois la partie rythmique fait vraiment un travail original, les claviers font leur Ryo ou l’inverse, je ne sais plus qui contrôle l’autre, le chant ne m’emballe pas trop, après c’est une question de goût. Alan fait encore quelque fois sa guitare qui perce les tympans tellement il joue dans les aiguës, pas fan du genre surtout sur scène où là je trouve ça carrément insupportable mais bon... Spock’s Beard a fait d’évidents efforts pour se sortir un peu de l’ornière dans laquelle ils s’étaient mis tous seuls. La musique souffre toujours de manque d’émotions, la froideur reste de mise mais il y a de belles choses, souvent terriblement techniques mais qu’importe. S’ils continuent comme ça, ils pourraient bien finir par m’avoir.


    Rédigé par Jean-Christophe le 15/04/2013
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