Neoprog.eu
Menu

Spock's Beard
Spock's Beard - Spock's Beard
Titre : Spock's Beard
Groupe : Spock's Beard
Sortie : 2006
Label : Inconnu
Format : CD
Genre : Progressif
La chronique note de la chronique
Aucune évaluation
Connectez-vous pour donner une évaluation

Titres

  • On A Perfect Day
  • Skeletons At The Feast
  • Is This Love
  • With Your Kiss
  • Sometimes They Stay, Sometimes They Go
  • The Slow Crash Landing Man
  • Wherever You Stand
  • Hereafter
  • As Far As The Mind Can See - part 1 - Dreaming In The Age Of Answers
  • As Far As The Mind Can See - part 3 - They Know We Know
  • As Far As The Mind Can See - part 4 - Stream Of Unconsciousness
  • Rearranged

Formation en 1992

Alan Morse [guitariste], Dave Meros [bassiste], Ryo Okumoto [clavier], Ted Leonard [chanteur,guitariste], Jimmy Keegan [batteur] depuis 2014 jusque 2016, Nick D'Virgilio [batteur]

'Spock's Beard', neuvième du nom est on peut le dire un très bon cru. Beaucoup plus riche qu'Octane, cet album nous offre tout un panel de couleurs, saveurs, plus près des sources du rock progressif par les sons et la mélodie, truffé de références volontaires ou non à d'autres groupes d'avant les années 80. C'est un grand album, souvent surprenant qui devrait ravir les amateurs du genre. 'On a Perfect Day' ouvre l'album en beauté. Morceau de construction prog classique avec des instruments qui sonnent 70's, pas un plagiat quelque chose d'autre, de bien construit qui séduit tout de suite nos oreilles, le chant a quelque chose de désuet, à la Gabriel dans Genesis, puis au milieu du morceau un changement radical apporte une agréable surprise, guitares acoustiques hispanisantes qui reprennent le thème suivit d'un piano et flute, yes ! c'est bon... 'Skeletons at the feast' est un instrumental débridé, sur la tranche du psychédélique, qui commence presque sagement aux claviers et dégénère en quelque chose de bien déjanté comme on l'aime, déploiement de virtuositéà la guitare, cymballes nerveuses, une basse épisodiquement métal, bien épaisse avec un thème névrotique au clavier. Vers la fin attention ça dérappe. 'Is This Love' arrive brutalement là dessus, démarrage immédiat, immergé dès la première seconde dans un chant peu mélodique accompagné par une musique qui pourait faire penser à du Beattles survitaminés, des percussions jouées par Ringo gavé de Crack, passé au 50000 V, étrange mais pas mal du tout, surtout on ne le voit pas arriver, la surprise est totale. Un peu 'Red Chili and Paper'. 'All that's left' est plus abordable par sa construction avec un refrain, un passage instrumental sage, piano, mais comporte ses étrangetés comme le chant au timbre lègèrement décalé ou ce très bref délire à la guitare électrique. 'With your kiss' qui démarre sur des notes étranges, est porté dans sa première partie par une mélodie répétitive jouée à la guitare, sur laquelle les autres instruments et le chant tissent une ballade atypique. Le titre bascule dans un rock carré au son très US,percussions guitare et orgue, suivit par guitare accoustique et chant très intime et final à la Kim Crimson, flute, guitare, claviers qui s'envolent. Etrange pièce mélangeant un peu tout qui demande certainement àêtre approfondie . 'Sometimes they stay, sometimes they go' est très rock US, on n'échappe pas àça chez SB, on ne peut pas leur en vouloir totalement non plus mais ce n'est pas ma tasse te thé. Par chance c'est court... 'The slow crash landing man' ne surprendra pas mais le refrain emballe à la première écoute, c'est classique, presque facile, mais ça marche, les ficelles sont toutes là mais très bien utilisées, un bon single, il a peut-être étéécrit pour ça d'ailleur. 'Wherever you stand' repart sur du rock pur et dur, bien carré, c'est très bien joué, rien à dire et vers la fin on sort un peu du format habituel. Ca a la pêche.'Hereafter' en un seul mot, piano mélancolique et chant triste, un tantinet vieillot, j'aime bien... 'Dreaming in the age of answers' possède de beaux passages mais la construction même du morceau n'emballe pas vraiment. 'Here's a man' est un jazz rock au vieilles sonorités, supperbe travail des musiciens sur les percussions la basse et les claviers, il s'intègre a merveille dans l'album, du très bon. 'They know we know' avec ses cuivres et ses coeurs semble sorti d'une autre époque, on pense à 'Sergent Paper'. 'Stream of inconsciousness' est principalement un instrumental rapide, très fourni, où l'on entendra un peu de tout comme un rappel des cuivres du précédent morceau et des sons indiens, des violons, bref un titre qui s'accommandrait bien avec un orchestre, c'est pas mal du tout. 'Rearranged' termine l'album en beauté avec son introduction lente, principalement vocale, presque parlée, ponctuée de quelques notes au clavier qui se mue en chant par dessus lequel la musique se met en place, un refrain bien enlevé.


Rédigé par Jean-Christophe le 11/11/2006
Commentaires
Aucun commentaire