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Home Invasion
Steven Wilson - Home Invasion
Titre : Home Invasion
Groupe : Steven Wilson
Sortie : 2018
Label : Eagle Vision
Format : CD et DVD
Genre : Alternatif
La chronique note de la chronique
Les évaluations Evaluations
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Titres

  • Intro “Truth” - live
  • Nowhere Now - live
  • Pariah - live
  • Home Invasion / Regret #9 - live
  • The Creator Has A Mastertape - live
  • Refuge - live
  • People Who Eat Darkness - live
  • Ancestral - live
  • Arriving Somewhere But Not Here - live
  • Permanating - live
  • Song Of I - live
  • Lazarus - live
  • Detonation - live
  • The Same Asylum As Before - live
  • Song Of Unborn - live
  • Vermillioncore - live
  • Sleep Together - live
  • Even Less - live
  • Blank Tapes - live
  • The Sound Of Muzak - live
  • The Raven That Refused to Sing - live
  • Routine (bonus) - live
  • Hand Cannot Erase (bonus) - live
  • Heartattack In A Layby (bonus) - live
  • Interview - interview


Steven Wilson sort un live et tout le monde se rue dessus. Rupture de stock… Home Invasion arrive à la maison, enfin pour ceux qui ont eu cette chance. Un Blu-Ray, des DVDs, CDs, vinyles, de quoi s’occuper de longues heures durant.

Nous avions eu la chance de le voir cet été en Allemagne avec les mêmes musiciens et sensiblement les mêmes morceaux, le voilà au Royal Albert Hall.

Projection sur grand écran et voile devant les musiciens, lumières froides et brumes évanescentes, Nick, Craig, Adam, Alex, Ninet et Steven s’installent sur la scène de la prestigieuse salle. Oui, contrairement à Fribourg, Ninet était de la partie cette fois pour quelques morceaux. Je bouillais d’impatience à l’idée d’écouter ‘Pariah’. Hélas, j’ai été un peu refroidi par le duo peu convaincant sur ce titre.



Nous n’aurons pas le droit à un long discours​ sur la pop ce soir là, Steven abrège mais nous livre un ‘Permananting’ coloré avec des danseuses, pur moment de bonheur ici-bas.

En vérité, comme avec un bon vieux diesel, il faut attendre ‘Arriving Somewhere But Not Here’ pour que je prenne mon envol et que la magie opère. Les moyens visuels, caméras simultanées, écran partagé, les éclairages, le son, le montage très soigné, tout devrait contribuer à rendre ce live exceptionnel, mais voilà, les caméras sont peu dynamiques pour un concert de pop/rock, trop policées pour la musique jouée. Pour ‘Vermilioncore’, seule l’abondance d’effets visuels rendra la dynamique du titre.



Il faut avouer que Steven n’a jamais été une bête de scène charismatique, mais plus un geek de studio (il l’avoue lui-même dans l’interview), et ce soir-là, le seul trublion de l’équipe, Nick Beggs, avait décidé de se tenir à carreau, à moins qu’il n’ait reçu des instructions précises à ce sujet, ne pas montrer ses fesses par exemple.

Quand au rappel, Steven revient seul avec son vieil ampli jouer ‘Even Less’, même dans cette salle immense, le concert se fait soudain intimiste, quelques minutes sublimes, d’autant que Ninet le rejoint juste après pour un ‘Blank Tapes’ assis face à face.

Finir un tel concert par ‘The Raven’ est juste fabuleux, je regrette toutefois que le groupe ait dû le jouer synchronisé avec la vidéo. J’aurais apprécié un peu plus de liberté dans leur interprétation par trop académique.

Coté bonus, trois titres enregistrés pendant les répétitions figurent dans le Blu-Ray, dont le fabuleux ‘Routine’ où Ninet est franchement exceptionnelle dans son pull rose déchiré. Reste une​ interview de Steven Wilson, sous-titrée en français s’il vous plaît, mais franchement trop courte, où le meilleur passage sera ‘Musical Box’, un monologue sur les genres musicaux dans lesquels l’artiste refuse de s’enfermer, quitte à déplaire à ses fans.

Est-il besoin de préciser que les musiciens qui accompagnent Wilson sont fabuleux et que les images et le son frisent la perfection ? Cependant, cependant, dans ces lumières froides et la brume londonienne, Home Invasion ne m’aura pas fait vibrer comme le concert de Fribourg le 18 juillet dernier. Peut-être que le groupe, intimidé par le lieu mythique, les caméras et les 4000 spectateurs, était moins à l’aise qu’en Allemagne, sous un chapiteau de cirque, devant des teutons buveurs de bière.


Rédigé par Jean-Christophe le 14/12/2018
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