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Epistrophobia
T - Epistrophobia
Titre : Epistrophobia
Groupe : T
Sortie : 2016
Label : Progressive Promotion Records
Format : CD
Genre : Progressif

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Titres

    Formation en 2001

    Thomas Thielen [chanteur,guitariste,clavier,batteur]

    Certains diront qu’à force d’écouter un artiste, l’oreille finit par l’adopter. C’est peut-être ce qui m’arrive avec cet enfant de Hogarth et Bowie, T alias Thomas Thielen.

    t Thomas Thielen

    Epistrophobia est son huitième album, le troisième que je chronique, une suite à Fragmentropy. Seul aux commandes comme toujours, Thomas joue de tous les instruments et chante. Fidèle à ses habitudes, le livret à l’artwork minimaliste, constitué de photographies d’une jeune femme (Sophia), déborde des caractères d’une vieille Underwood, et les septs morceaux qui constituent les chapitres quatre à six de son concept sont dominés par le chant.

    J’ai toujours trouvé la musique de Thomas intéressante même si elle reste ardue d’écoute, souvent expérimentale et très influencée par Marillion. Epistrophobia déroge quelque peu à cette règle, et même s’il ne s’agit pas encore de easy listening, ce sixième album est musicalement abordable. Pour ce qui est des paroles, c’est une autre paire de manches. Une typographie peu lisible, de longues phrases sans ponctuation qui ressemblent à s’y méprendre à de l’écriture automatique où pointent des références à la poésie.

    t - epistrophobia

    Avec près d’une heure vingt de musique et seulement sept morceaux, vous allez écouter des pièces longues, toujours peuplées de sons lancinants, de voix, de bruitages et du chant traînant de Thomas. Des titres qui se ressemblent un peu vu de loin. C’est l’éternel reproche que je pourrais faire à Thomas Thielen, celui de ne pas viser la concision. Pourtant, avec Epistrophobia, l’envie d’arriver à la fin de la galette n’est pas aussi pressante que par le passé. Thomas dynamise ses mélodies avec du saxophone (‘Dark beyond our fears‘), du violoncelle (‘Forgiven’), des choeurs (‘A mask behind a mask’) et place quelques accélérations bien pensées. ‘Contingencies’ est un des morceaux les plus accessibles que j’ai écouté chez Thielen, du pur prog avec même un long passage instrumental et des changements de tempo avisés (‘What if’) suivi d’une basse bondissante (‘What if not’), une guitare limite funky et un piano jazzy.

    Dans mes favoris, vous trouverez ce ‘What if’ et ‘A mask behind a mask’, mais comprenons-nous bien, malgré, ou à cause de ses soixante dix-huit minutes, Epistrophobia s’écoute d’une traite, au casque idéalement pour que l’immersion soit totale. Il s’agit d’un album écrit, composé, joué et chanté par un seul homme avec ses obsessions, qui vous plonge dans des atmosphères à la Bowie et Marillion. Cette suite très réussie m’a donné envie de remonter le temps pour réécouter avec une nouvelle oreille ses anciens albums.

    Facebook : https://www.facebook.com/ThomasThielenT


    Rédigé par Jean-Christophe le 16/01/2017
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