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Valor
The Opium Cartel - Valor
Titre : Valor
Groupe : The Opium Cartel
Sortie : 2020
Label : Apollon Records
Format : CD
Genre : Art rock

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Titres

  • In the Streets
  • Slow Run
  • A Question of Re-entry
  • Nightwings
  • Fairground Sunday
  • Under Thunder
  • The Curfew Bell
  • A Maelstrom of Stars
  • What's It Gonna Be ( Cd bonus track)

Formation en 2009


The Opium Cartel est un des projets du compositeur et multi-instrumentiste norvégien Jacob Holm-Lupo. Ce dernier est principalement connu des amateurs de progressif comme étant la tête pensante de White Willow, groupe créé en 1993. Jacob Holm-Lupo a par ailleurs d’autres cordes à son arc. Il est aussi producteur, ingénieur du son, propriétaire d’un studio d’enregistrement et d’une maison de disque Termo Records cofondé avec son compère Lars Fredrik Froislie, sans compter ses livres sur d’autres artistes tels que Blue Oyster Cult ou Toto. The Opium Cartel a été créé après la dernière tournée de White Willow en 2007. Pour diverses raisons, Jacob Holm-Lupo souhaitait évoluer dans un style musical différent et ne plus subir les contraintes d’un groupe et des tournées.

Valor est le troisième album de The Opium Cartel, le premier à paraître sur un autre label que Termo Records. Autour de Jacob Holm-Lupo qui officie à la guitare, basse, claviers et programmation, nous retrouvons son compère Lars Fredrik Froislie (White Willow, Wobbler), non pas aux claviers comme sur les albums précédents, mais à la batterie. Les autres intervenants sont des nouveaux venus.

La spectaculaire pochette a été réalisée par le photographe Glen Wexler avec l’aide de membres du Cirque du soleil.

Valor reste dans la lignée des précédents albums avec toujours cette coloration musicale années 80, proposant une pop prog aérienne avec ici une plus forte présence des claviers et synthés analogiques par rapport à son prédécesseur plus acoustique et mélancolique. Ceci s’explique sans doute par le thème de l’album qui est l’insouciance et l’optimisme naïf de la jeunesse, celle qui ne doute pas que tout va lui réussir.

La chanteuse principale se nomme Silje Huleboer. Celle-ci officie de belle manière sur quatre morceaux.

Le premier ‘In the streets’ a bénéficié d’une vidéo à l’atmosphère US très années 80. Musicalement nous retrouvons les sons de synthés liés à la guitare et une superbe ligne de basse. Le titre se termine par un solo de saxophone.

Video ‘In the Streets :

‘Slow run’ propose les mêmes éléments, sans le saxophone, sur un tempo plus lent qui laisse transparaître un certain désenchantement. ‘Fairground sunday’ est un petit bijou acoustique. ‘Under Thunder’ est assez étonnant : après une première partie dansante chantée avec toujours cette énorme basse, il prend ensuite un tournant plus émotionnel et propose un final instrumental atmosphérique avec une superbe guitare.

Deux autres chanteuses participent à l’album, dont Ina A, treize ans, qui n’est autre que la fille de Jacob qui s’en sort fort bien sur l’entrainant Nightwings.

La chanteuse du groupe israelien Tillian, Leah Marcu, vient poser sa voix sur l’éthéré et spirituel ‘The Curfew Bell’. Il s'agit de la mise en musique d’un poème de l’américain Henry Wadsworth Longfellow. Le travail sur les cordes et les multiples voix est remarquable.

Deux superbes titres instrumentaux à forte teneur cinématique et spatiale sont présents. Ce sont les plus longs de l’album, d’une durée d’un peu plus de six minutes chacun. ‘A question of a re entry’ propose une première partie très synthétique avant quelques paroles d’astronautes qui nous mènent vers un final plus électrique avec l’arrivée de la guitare de Bjorn Riis. Celle-ci est encore plus présente sur 'Maelstrom of stars’ ou elle flamboie tout le long.

Un titre bonus, ‘What’s it gonna be’, reprise du groupe de heavy metal américain RATT clôture l’album. Il est initialement sorti en single en octobre 2018. Comme souvent avec The Opium Cartel ou White Willow, la version est très différente de l'originale, beaucoup plus synthétique ici. C’est Alexander Stenerud qui officie au chant. A noter que Jacob Holm Lupo a remis ça depuis avec une reprise de ‘Who’s gonna win the war ?’ d’Hawkwind en octobre 2020 avec Ina A au chant.


Superbement produit et enregistré, The opium cartel nous propose avec Valor une​ nouvelle ode à un certain univers musical des années 80, proche des Roxy Music, Alan Parson’s Project ou Camel de cette période. Il s’agit une belle oeuvre parfaitement et étonnamment cohérente qui se déguste avec délice au fil des écoutes.


Rédigé par Jean-Noël le 11/02/2021
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