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A Spark In The Aether-The Music That Died Alone 2
The Tangent - A Spark In The Aether-The Music That Died Alone 2
Titre : A Spark In The Aether-The Music That Died Alone 2
Groupe : The Tangent
Sortie : 2015
Label : Inside Out Music
Format : CD
Genre : Progressif
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Titres

  • A Spark In The Aether
  • Codpieces And Capes
  • Clearing The Attic
  • Aftereugene
  • The Celluloïd Road
  • A Spark In The Aether (Part 2)
  • San Francisco (radio edit)

Formation en 2002

Andy Tillison [clavier], Luke Machin [chanteur,guitariste], Jonas Reingold [bassiste], Theo Travis [flute,saxophone], Morgan Agren [batteur]

The Tangent, c’est avant tout Andy Tillison, claviériste, chanteur et compositeur, entouré de musiciens talentueux comme Luc Maschin (Maschine), Jonas Reingold (Flower Kings), Theo Travis (Gong, Steve Wilson) et Morgan Agren (Kaïpa). Autant dire qu’il y a du beau monde à bord.

Avec Spark In The Aether, The Tangent propose une continuation de leur premier album de 2003, The Music That Died Alone.
La musique de The Tangent est faite de neo-prog marié à du canterbury. Un univers sonore riche, complexe, ne suivant aucune règle préétablie et qui déroutera plus d’une personne à la première rencontre. Un bon exemple du genre est leur précédent opus, Le Sacre du Travail, avec lequel il était conseillé d’être bien accroché à son fauteuil tant les références musicales étaient nombreuses et variées. A Spark In The Aether revient aux fondamentaux du groupe et sera d’un accès nettement plus aisé que son prédécesseur.
Sept morceaux et près de soixante-dix minutes de musique, voila le programme. Vous la sentez venir ? Oui, l’album contient un péplum de vingt-et-une minutes, c’était couru d’avance. L’artwork, signé Ed Unitsky, reprend le thème de l’album de 2003, une peinture à l’aérographe représentant l’eau et le ciel, avec cette fois un homme nu vu de dos en lieu et place du pélican qui voguait dans les cieux. Pas de Guy Manning derrière les claviers, de Roine Stolt à la guitare ni de Zoltan Gorsz derrière les fûts. Pour la guitare, pas de regret, Luc Maschin est génial, pour les claviers, évidemment Mr. Manning c’est toujours une perte, même si Andy est un sacré bonhomme. Pour la batterie, je ne me prononcerai pas, ne connaissant pas assez bien les deux artistes.

Logo The Tangent

Trêve de comparaisons, que contient cet album ? La première sensation est que vocalement Andy peine sur certains titres. La seconde impression, c’est le retour à une musique progressive, jazzy très confortable, des textes croustillants (mais ça c’est une constante) et un titre fleuve qui explose les papilles, “The Celluloïd Road”. A part ce monstre, trois autres pièces sont de belles tailles : “Codpieces And Capes”, “Clearing The Attic” et “A Spark In The Aether (Part 2)”. Restent trois titres au format plus raisonnable. “Aftereugene” en fait partie, un morceau où Theo et Luc s’expriment plus intensément. Un instrumental qui renoue avec des oeuvres plus expérimentales, un petit air à la Steven Wilson où le sax se déchaîne. J’adore !
“The Celluloïd Road” contient une sous-section funky énormissime dont je ne peux me retenir de parler ici. Elle est d’ailleurs reprise à la fin de l’album. Il s’agit de “San Franscisco” qui nous replonge dans une série TV où jouait Michael Douglas il y a bien longtemps. Il faut dire que le titre épique évoque un voyage sur la côte ouest des États-Unis ainsi que des films et séries US célèbres. Magistral !
“A Spark In The Aether (Part 2)” est également de mes préférés. Son intro piano très Debussy qui glisse vers un jazz soft avec à nouveau une section saxo à se damner. Luc nous éblouit avec ses six cordes et les orgues d’Andy sont sublimes. Mais le thème un peu bruyant de “A Spark In The Aether” revient vers la sixième minute, gâchant la fête. Oui, car le premier morceau de l’album, mis en avant pour sa promotion, est de loin, pour moi, le titre le moins intéressant. Il m’agace, comme le début du suivant, par l’abus de claviers bling bling, monstres protozoaires des débuts du neo-prog qui sonnent comme des casseroles. Par chance “Codpieces And Capes” ne se cantonne pas à ses sons criards et après quatre minutes, vogue vers une musique nettement plus attractive.
Il manque “Clearing The Attic” dans le palmarès. “La Croisière s’amuse”, ça vous parle ? Ajoutez dessus la flûte de Theo, les orgues de Andy, la gratte de Luc et vous partirez d’une musique pour ascenseur pour arriver à une pièce énormissime de plus de neuf minutes oscillant entre légèreté et fusion. Brillant !

The Tangent

A Spark In The Aether contient un vilain petit canard, titre du même nom, que je n’aime pas, après, tout est une question de goûts. Le reste va du bon au fabuleux. L’univers de The Tangent reste très particulier. Il y a des groupes qui sont ainsi, plus vous les écoutez, plus vous devenez accro. Écoutez-le.

Site :http://www.thetangent.org/

Facebook : https://www.facebook.com/andy.tillison

Vidéo :


Rédigé par Classico le 08/04/2015
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