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4 Destinies
Alex Carpani Band - 4 Destinies
Titre : 4 Destinies
Groupe : Alex Carpani Band
Sortie : 2014
Label : Festival Music
Format : CD
Genre : Progressif
La chronique note de la chronique
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Titres

  • The Silk Road
  • Time Spiral
  • Sky And Sea
  • The Infinite Room

Formation en 2006

Alex Carpani [chanteur,clavier]

4 Destinies

Genre : rock progressif symphonique

Alex Carpani - Italie

Membres :

Alex Carpani: : claviers et chant
Ettore Salati : guitares
Giambattista Giorgi : basse
Alessandro Di Caprio : batterie

Discographie :

Waterline - 2007
The Santuary - 2010
4 Destinies - 31 mars 2014 - Festival Music

Alex Carpani fait partie de ces artistes assez “éparpillés”, il a écrit de la musique pour du “théâtre multimédia”, des films, ou même a revisité à sa façon les poèmes des grands maîtres italiens. Et pourtant, personne ne pourrait résumer le début de sa carrière à un “éparpillement” incontrôlé tant son talent sait imposer un grand niveau de qualité à chacun de ses projets. Baigné dans la musique progressive depuis son enfance, où il aurait même rencontré le sieur Emerson, le père d'un de ses amis, il comptait bien un jour ou l'autre rendre hommage à ces courtes 70's. Ce 4 Destinies est le dernier album d'une trilogie progressive entamée en 2007 avec Waterline (The Sanctuary quant à lui paraît en 2011), une série de “prog revivals” qui avait déjà très bien commencé.
Notre Italien fourre-tout paraît enfin se libérer de la majorité de ses influences sur ce dernier opus, abrogeant cette fois les limites contraignantes de l’hommage. Chaque morceau de l'album reste encore fortement influencé, principalement par Genesis (la voix de Carpani ressemble plus que jamais à celle de Gabriel) et Van der Graaf Generator généralement (la présence de David Jackson au saxophone et à la flûte n'est d'ailleurs pas un hasard...). Mais au travers de ce mur d'hommages, filtrent cette fois les bases d'un socle musical nouveau. De cette petite émancipation, découle l’apparition du vrai style musical de l'Italien. Sa voix grave et ses moogs imposants donnent à entendre une musique assez épaisse, dont l'ambiance brumeuse rappelle (par comparaison cette fois) le Van der Graaf Generator de la grande époque. La marque de fabrique de Carpani, c'est aussi cette prépondérance de claviers, utilisés la plupart du temps comme une alternative équivalente au chant ou à la rythmique. Le vrai tour de force de cet album réside aussi dans des innovations qui dépassent cette fois le style de base de son compositeur : de fins passages expérimentaux qui s'intercalent entre les thèmes principaux. “The Silk Road” (entre autres) s'essaie même un instant à du hard prog, loin de défigurer les paysages acoustiques alentours. Des instruments de divers horizons se rencontrent dans ces véritables bulles musicales aux beautés aventureuses. Et quel bonheur ! Quel bonheur d'entendre par moment Carpani dans sa langue natale avec une diction maîtrisée jusqu'à la moindre inflexion.

Cet album peut procurer une étrange sensation au progueux qui n'a de cesse de rechercher les émotions des 70's dans les créations actuelles. La première impression est bien sûr celle d'un banal “prog revival” mais s'efface lentement au fil des écoutes, car la portée de cette musique est beaucoup plus importante et subtile. Que l'on soit clair : des groupes comme Transatlantic, si talentueux soient-il, remuent et recyclent comme ils peuvent d'anciens groupes pour donner à leur auditoire l'illusion de revenir 40 ans en arrière . La musique issue de cette démarche, certes louable mais un poil insipide, si elle parvient à procurer bien du plaisir, reste totalement morte. Or Carpani passe ici au-delà de ces limites car 4 Destinies est aussi “vivant” que n'importe quel enregistrement d'époque. Ici, rien ne rappelle, car l'on y est. Que ce soient les défauts ou les qualités, on sent bien vivre et s'agiter ce souffle créateur qui régnait il y a très longtemps de ça, et non une suite d'artifices clichisés. Le résultat est prenant de justesse et de beauté.

Côté artwork , l'absence de Paul Whitehead est un peu frustrante mais reste dérisoire compte tenu de la qualité musicale. Il demeure finalement assez compliqué de désigner un vainqueur à la trilogie progressive de notre Italien. 4 Destinies s'impose cependant comme une synthèse aboutie des deux premiers opus en alliant astucieusement le ton assez fluet de Waterline à celui plus solennel de The Sanctuary. Chacun des quatre titres fleuves impressionne par sa finition et son inspiration. Tout parvient à tenir en haleine l'auditeur dans ces longues pièces qui, sur le papier, réservaient bien des pièges. Une réelle progression habite l'album entier, qui après le départ fougueux de “The Silk Road” gagne en douceur pour s'achever dans les grandeurs finales de “The Infinite Room”. Derrière ce concept à la “Three Friends” (Gentle Giant), se cachent finalement des ambiances magnifiquement rétrogrades. Il ne vous reste plus qu'à vous y laisser porter, et ainsi de voler de “The Lamb” à “H to He”, en passant par Carpani !

Site : http://www.alexcarpani.com/

Facebook : https://www.facebook.com/pages/ALEX-CARPANI-BAND

Trailer :


Rédigé par Phidias le 17/11/2014
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