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Moment In Paradise
Eloy Fritsch - Moment In Paradise
Titre : Moment In Paradise
Groupe : Eloy Fritsch
Sortie : 2020
Label : autoproduction
Format : CD
Genre : Progressif

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Titres

    Formation en 1996


    Aujourd’hui nous allons parler d’un album de claviériste. Il ne s’agit pas d' un des monstres virtuoses de Dream Theater ou de Sons of Apollo ni un des grands anciens comme Rick Wakeman ou Keith Emerson mais de Eloy Fritsch, sans doute moins connu que les quatre précédents, du moins en Europe. Alors présentons brièvement Eloy: le brésilien joue depuis 1991 sur dix-sept albums avec le groupe de prog symphonique Apocalypse et il a composé quatorze autres disques en solo.

    Ne nous mentons pas, si j’aime le piano, les synthétiseurs analogiques, je ne suis pas un grand fervent admirateur des albums de pianistes, hormis Polonium Cubes et quelques rares autres projets du même acabit. J’aime les claviers, mais lorsque le musicien en abuse, je trouve cela rapidement insupportable. Eloy ne savait pas qu’en nous proposant son dernier album solo Moment In Paradise en promotion il prenait des risques.

    L’album rassemble douze morceaux instrumentaux dans lesquels de nombreux univers se rencontrent, jazz, ambient, cinématique, fusion, symphonique et progressif joués au piano, clavinet, Rhodes, Fender, orgue Hammond et Minimoog.



    Après un ‘High Places’ jazzy composé de quatre parties sympathiques au piano et batterie pour lequel je serais cependant bien en peine de donner un avis puisque cet univers​ musical m’est totalement inconnu, Eloy se lance dans ‘Moment In Paradise’, une pièce d’un peu moins de six minutes qui pourrait accompagner un animé de Miyazaki. Un titre construit sur un thème au piano et enrichi d’une orchestration très numérique.

    Le titre suivant est un hommage à Keith Emerson disparu en 2016. ‘Silver Dream’ use et abuse de claviers et de sons pour saluer la carrière de l’artiste de ELP. Une pièce à tiroirs de douze minutes, constituée de multiples mouvements que j’ai cessé de compter à partir du cinquième, jouant de virtuosité gratuite et dénuée d’émotion. Tout ce que je déteste même si de nombreuses personnes prennent leur pied sur ce genre de musique.

    Las de la technique, Eloy nous joue du piano, à la manière de Richard Clayderman, le André Rieu du clavier. ‘Blue Eyes Reflected Over The Ocean’ est une guimauve dégoulinante, alors si vous le permettez, je ne m'attarderai pas dessus. Et puis voilà qu’il nous joue un boogie jazzy pétillant, ‘Funny Moments’ avec lequel je retrouve le même plaisir que sur ‘High Places’. Mais il enchaîne alors avec un épouvantable ‘Running To The Sea’ qui sonne très années quatre-vingt. ‘Drone Attack’ avec ses accords criards et ses sonorités eighties ne trouve guère de charme une fois encore à mes oreilles. Il aurait pu figurer dans des scènes d’action des séries K 2000 ou Supercopter, si vous voyez ce que je veux dire.

    ‘Wandering Point’, un poil jazzy, remonte la pente, mais quelques notes me hérissent encore comme ce son de basse très clair, sans doute joué au synthé. Eloy conclue par le très cinématique ‘Gently Touch The Sky’ qui reste du même tonneau que ‘Moment In Paradise’. Autant dire qu’il ne marquera pas les esprits.

    Si j’ai apprécié ‘High Places’ et ‘Funny Moments’, je me suis légèrement assoupi sur ‘Moment In Paradise’ et ‘Gently Touch The Sky’ et j’ai souffert avec ‘Silver Dream’, ‘Blue Eyes Reflected Over The Ocean’ et ‘Drone Attack’. Ce n’est pas pour rien que je ne vous ai pas parlé de The Phoenix, l’album solo de Dereck Sherinian, je n’aime pas ce genre de performance musicale. Un point positif tout de même, la pochette n’est pas mal, même si elle est un peu kitch, tout comme l’album.


    Rédigé par Jean-Christophe le 13/01/2021
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