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Tant que l'herbe est grasse
Lazuli - Tant que l'herbe est grasse
Titre : Tant que l'herbe est grasse
Groupe : Lazuli
Sortie : 2014
Label : Inconnu
Format : CD
Genre : Progressif
La chronique note de la chronique
Les évaluations Evaluations
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Titres

  • Déraille
  • Une pente qu'on dévale
  • Homo sapiens
  • Prisonnière d'une cellule mâle
  • Tristes moitiés
  • L'essence des odyssées
  • Multicolère
  • J'ai trouvé ta faille
  • Les courants ascendants

Formation en 1998

Gédéric Byar [], Vincent Barnavol [batteur], Romain Thorel [clavier], Claude Leonetti [léode], Dominique Leonetti []

Depuis "4603 battements", on l’attendait ce nouveau Lazuli. Second album pour le groupe depuis les grands changements de line up. Le dernier CD avait rencontré un réel succès, alors fatalement on surveillait la venue du petit nouveau avec grand intérêt. Des bruits circulaient autour d’une participation de Fish sur un des titres, un extrait était également disponible depuis peu sur le site du groupe (Déraille), à part ça rien ou presque n’avait filtré. Lazuli allait-il se reposer sur le succès de "4603 battements", user des mêmes ficelles ou innover ?

Un peu des deux en fait. "Tant que l’herbe est grasse" puise ses racines dans 4603 battements et prend aussi ses distances comme avec "Homo Sapiens" ou "J’ai trouvé la faille". Folk, rock, progressif, le quintette, sans prendre trop de risques non plus, explore de nouvelles matières. Les ingrédients de base sont là, la léode de Claude, la voix de Domi, les claviers de Romain, les guitares de Gédéric et Domi et bien entendu les percussions et batterie de Vincent. Une musique fabuleuse qui réconcilie les générations puisqu’elle emballe les enfants comme les vieux croûtons comme moi. Magie lazulienne dont j’aimerais bien connaître la recette.

Les surprises sur ce nouvel album ce sont "J’ai trouvé la faille" avec la voix de Fish et des chœurs, un titre dans l’esprit de l’écossais, "Homo Sapiens" très rock à la Riverside mais également "Les courants ascendants". Les six autres morceaux sont magnifiques au demeurant, mais plus classiques pour Lazuli. Mélodies magiques, rythmiques entre folk et progressif, sonorité orientales ou médiévales flirtant avec des soli de guitares planants, la voix haut perchée de Dominique avec son petit accent coloré et cette léode au son si caractéristique sans laquelle Lazuli ne serait plus Lazuli.

Neuf morceaux et quarante deux petites minutes de musique pour "Tant que l’herbe est grasse". La quantité ne fait pas la qualité croyez moi et ce petit album est un écrin qui contient de précieux joyaux. "Déraille" et son texte magnifique doublé d’une musique puissante et progressive. "Une pente qu’on dévale", plus intimiste possède encore une fois un texte énigmatique avec un refrain comme une ritournelle délicieuse. "Homo Sapiens", ‘hommage’ à l’Homme et ses ‘réalisations’ sur un ton nettement plus rock est une très agréable surprise et un très bon titre, écoutez donc la guitare de Gédéric ! Je vous laisserai interpréter "Prisonnière d’une cellule mâle" vous même, le texte joue avec les mots pendant que la musique se teinte d’orientalisme. Plus rythmique que mélodique, la musique s’efface pour mettre en valeur le texte très fort. "Tristes moitiés" aux claviers et piano pourrait se jouer au violoncelle et piano. Un texte triste et une très belle chanson fatalement pour les mélancoliques comme moi. "L’essence des odyssées" possède à nouveau ce parfum oriental. C’est un peu le titre faible de l’album, agréable mais moins fort, qui laisse une belle place à la léode sur la fin. Un bel instrumental qui compense un texte un peu moins fort. "Multicolère" ne décolère pas justement. Pendant trois minutes et demi, vous en verrez de toutes les couleurs. Belle musique et très bon texte, direct, une fois n’est pas coutume. "J’ai trouvé la faille" fait plus penser à du Fish qu’à du Lazuli, c’est bien aussi, et sans surprise l’écossais pousse la chansonnette sur la seconde partie. Domi descend d’une octave pour coller à la tessiture de Fish qui prend la relève en anglais. Tout se finit trop vite avec "Les courants ascendants". Trop vite mais en beauté, avec un texte terrible (je le vit comme cela du moins), servi par une excellente musique inhabituelle pour le quintet, une belle manière de finir…

Voila, c’est très vite passé, bien trop vite en fait, il va falloir aller les rencontrer en concert ceux là pour prolonger le bonheur de ce nouvel album irréprochable. Lazuli reste Lazuli rassurez-vous, mais ils continuent d’aller de l’avant et de progresser. Le public sera certainement comblé comme je le suis par ce nouvel album. Alors à bientôt sur scène !


Rédigé par Neoprog le 24/03/2014
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