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Polaris
Los Disidentes Del Sucio Motel - Polaris
Titre : Polaris
Groupe : Los Disidentes Del Sucio Motel
Sortie : 2021
Label : Klonosphère
Format : CD
Genre : Stoner

La chronique note de la chronique
Les évaluations Evaluations

Titres

  • - O - - instrumental
  • Blood-Planet Child
  • Dark Water
  • Blue Giant
  • The Plague
  • Alpha Ursae Minors
  • Earthrise
  • The Key
  • Horizon
  • The Great Filter

Formation en 2005


Rock, stoner ou metal alternatif ? Lorsque j’ai connu Los Disidentes Del Sucio Motel, ils jouaient à Strasbourg dans la rue, pour la fête de la musique, et leurs compositions sonnaient on ne peut plus stoner. Aujourd’hui, trois albums plus tard, leur mutation est palpable.

Los Disidentes Del Sucio Motel

Avec Polaris, il n’est plus question de shérif et de bande originale de film mais bien de thématiques nettement plus profondes. Déjà, dans Human Collapse sorti en 2016, le groupe strasbourgeois parlait des migrants dans un concept album en dix chapitres. Avec Polaris, LDDSM nous expédie dans l’espace, en quête de notre humanité.

L’album, qui tiendra sur un simple vinyle, annonce neuf titres de quatre à six minutes, plus une ouverture de treize secondes. Plus que jamais, ce quatrième opus est progressif et vous retrouverez dedans quelques rappels volontaires ou non à Pink Floyd ou Tool comme dans ‘Earthrise’ ou dans ‘Blood-Planet Child’. Le son stoner des débuts est toujours présent dans les compositions, plus ou moins rugueux selon les passages (‘Horizons’). Parfois le chant vire au cri (‘Dark Matter’) et le propos devient métal ou très rock comme sur ‘The Plague’.

Parmi mes titres favoris figurent ‘Blood-Planet Child’, ‘Blue Giant’, ‘Earthrise’ et ‘Horizon’, sans doute parce qu’ils se rapprochent le plus de mes sensibilités musicales actuelles.



‘Blood-Planet Child’ semble être une créature hybride entre Tool et Muse, grandiloquente, hurlée, habillée de traits de guitares ténus et de nappes de clavier SF, secouée par la batterie, au refrain terriblement accrocheur et qui vous happe dès la première écoute.

‘Blue Giant’ commence comme une pause méritée après deux titres très puissants, quatre minutes qui débutent en apesanteur entre ‘Dark Matter’ et ‘The Plague’, avant de monter en puissance pour rejoindre les Floyd quelques secondes et redescendre en douceur.

'Earthrise' offre une longue parenthèse instrumentale bienvenue pour s'achever avec beaucoup d’emphase, et ‘Horizon’, le plus long des morceaux de l’album, alterne violence et douceur, des couplets planants auxquels répond un refrain de fin du monde.

Polaris est l’album de la maturité pour Los Disidentes Del Sucio Motel, un disque où le groupe s’affranchit de toute appartenance à une quelconque mouvance musicale pour exister. Je regrette cependant une production perfectible, un mixage qui manque de clarté, où le chant reste coincé entre les riffs et où les traits lumineux de guitares semblent étouffés par le manque de dynamique.


Rédigé par Jean-Christophe le 06/04/2021
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