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The Twenty Seven Club
Magenta - The Twenty Seven Club
Titre : The Twenty Seven Club
Groupe : Magenta
Sortie : 2013
Label : Tigermoth Productions
Format : CD
Genre : Progressif
La chronique note de la chronique
Les évaluations Evaluations
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Titres

    Formation en 2001

    Robert Reed [guitariste,clavier], Christina Booth [chanteur], Dan Nelson [bassiste], Chris Fry [guitariste], Jon Griffiths [batteur]

    Ce sera la première chronique de Magenta dans Neoprog, il faut un début à tout, donc fatalement elle manquera cruellement de références, je m’en excuse d’avance.

    Magenta ce sont trois personnes : Rob Reed - basse, claviers, guitares, mandoline, choeurs, Christina Booth - chant et Chris Fry - guitares. Pour cet album Andy Edwards (Frost, IQ) a enregistré les parties de batterie.

    Magenta c’est une très belle voix au timbre assez irlandais qui cohabite avec une musique aux racines musicales fortement ancrées de la rock progressif. On passe de The Gathering à du Genesis sur un même titre avec quelques incursions dans le fusion et pas mal de néo progressif.

    The Twenty Seven Club est leur premier album depuis cinq longues années, c’est aussi le club très fermé des artistes qui sont morts à vingt sept ans, comme Kurt Cobain, Jimi Hendrix, Amy Whitehouse, Jim Morrison, Janis Joplin pour n’en citer que quelques uns. Un concept album sur ces vies perdues, ces talents auto destructeurs perdus à jamais sauf dans nos mémoires et dans des enregistrements devenus pour certains mythiques.

    The Twenty Seven Club, contrairement à ce que j’imaginais, n’est pas du easy listening album, une jolie voix qui nous livre des harmonies reposantes accompagnée par des musiciens qui suivent.

    Il s’agit plutôt de rock progressif flirtant avec le blues, la fusion, le classique, un chant loin d’être réduit à celui d’une jolie fille au timbre agréable, bref, il va falloir lui consacrer une réelle écoute à celui-là, et on n’en sortira pas indemne c’est certain.

    Six titres de sept à quinze minutes avec une belle moyenne à dix, voila ce qui vous attend.

    The Lizard King (Jim Morisson) débute par une intro instrumentale en grande pompe, brillante qui laisse place à un couplet plus simple à la guitare sèche et quelques nappes de synthés. Vous retrouverez peut-être un peu de The Doors dans quelques parties rythmiques ou alors mon oreille me joue des tours. La voix de Christina s'envole très haut dans les aiguës avant d’attaquer un refrain qui ancre un peu la musique. Il y a du Marillion ou du Sylvan dans la guitare, les claviers empruntent beaucoup aux sonorités néo progressives dont je ne suis pas grand amateur aujourd’hui, mais qui passent assez bien ici.

    Ladyland Blues (Jimi Hendrix) va en perturber plus d’un sans doute car le titre part un peu dans tous les sens, usant de référence multiples. Le morceau pourrait faire penser à un Nursery Crime transposé dans les années 1990 et chanté par une femme. C’est réellement déroutant, complexe et au final assez génial même si ce n’est pas de tout repos à écouter. La grande partie instrumentale qui débute vers la sixième minute est énormissime, une sorte de medley de 70’s au son moderne. Ils ne font pas forcément dans la dentelle mais c’est quand même très bon.

    Pearl (Janis Joplin) se la joue nettement plus intimiste avec son orgue blues, le chant se fait nettement plus mélodique. C’est un grand classique du genre qui fonctionne à merveille et offre un break agréable après deux titres nettement plus cérébraux.

    Le morceau qui suit porte bien son nom, Stoned (Brian Jones). La pièce commence part un gros trip instrumental de plus de deux minutes trente avec ses chœurs, ses changements à 180 degrés. Sous le couplet se cache une guitare assez funky qui joue très loin de la ligne vocale et des claviers. C’est un titre où l’on profite bien du jeu de Andy sur les fûts.

    The Gift (Kurt Kobain), la pièce la plus petite de l’album, est elle aussi assez sage, disons convenue au regard du reste.

    On finit sur la pièce la plus longue, mais pas forcément la plus complexe, The Devil At The Crossroads (Robert Johnson). Des claviers façons violons sur de grandes plages, des envolées lyriques à la guitares, un ensemble très mélodique qui conclue à merveille cet album hors du commun.

    Chaque artiste est caché derrière un cadre qui représente sa chute, un livret très bien réalisé, des textes et une musique en hommage à ses artistes géniaux et éphémères, à leur souffrance et déchéance, un beau concept album qu’il faut prendre le temps d’apprivoiser.

    Malgré tout, cet album ne sera pas un énorme coup de cœur, deux raisons principales à cela, très personnelles au demeurant, les claviers un peu trop 80’s et le chant qui à la longue est un petit peu monotone. Certains diront qu’il s’agit pourtant du meilleur Magenta, à vous de juger.


    Rédigé par Neoprog le 09/10/2013
    Commentaires

    Je trouve que cet album est de la trempe de "Home" même si ce dernier est de mon point de vue absolument splendide et que je vous conseille d'écouter . Avec The Twenty Seven Club les voila revenus a du progressif sauce Magenta qui avait cruellement manqué dans "Chameleon" . Je conseille également l'album "Seven" ainsi que DVD acoustique "Live At Real World "
    Le 13/10/2013 par Progain

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