Neoprog.eu
Menu

Blackbox
Major Parkinson - Blackbox
Titre : Blackbox
Groupe : Major Parkinson
Sortie : 2017
Label : KARISMA RECORDS
Format : CD
Genre : Progressif
La chronique note de la chronique
Aucune évaluation
Connectez-vous pour donner une évaluation

Titres

  • Lover, Lower me down
  • Night hitcher
  • Before the helmets
  • Isabel a report to an academy
  • Scenes from edison’s black Maria
  • Madeleine crumbles
  • Baseball
  • Strawberry suicide
  • Blackbox

Formation en 2003

Jon Ivar Kollbotn [chanteur], Eivind Gammersvik [bassiste], Lars Christian Bjorknes [clavier], Oysten Bech-Erichsen [guitariste], Sondre Skollevoll [guitariste], Sondre Veland [batteur], Claudia Cox [violon]

Invités :

Linn Frokedal - chant

Major Parkinson est originaire de Norvège. Ce pays n'est pas le plus grand pourvoyeur de groupes progressifs mais nous a offert quelques pépites tels que White Willow ou Gazpacho. S'il est possible de trouver quelques points communs entre eux, MAJOR PARKINSON propose une musique et un univers éclectique vraiment à part dans le monde du progressif.

Major Parkinson

Le combo nordique a été créé en 2003. Le groupe s'est étoffé par la suite et atteint désormais le chiffre peu courant de sept membres. Il a aussi connu beaucoup de changements de personnel. Leur premier opus, sans titre, est sorti en 2008. Ensuite ont suivi deux autres albums avant d'arriver à leur dernière création, Blackbox, qui sort cette année. Celle-ci comprend en outre une chanteuse invitée, une pléiade de musiciens jouant de divers instruments (violoncelle, trompette, trombone, tuba...) ainsi qu'un chœur féminin.
Une des originalités est la voix du chanteur proche d'un Tom Waits ou d'un Leonard Cohen.
Blackbox comprend neuf titres de durée très variable, trois étant plus des transitions. Ainsi ‘Before the helmets’ et ‘Strawberry suicide’ sont des piano voix tout en émotions. Quant à Scenes from Edison’s black Maria, il s’agit d’un instrumental.
L’album s’ouvre sur le dyptique ‘Lover, Lower me down’ - ‘Night Hitcher’. Le premier débute par des sonorités sombres sur lesquelles vient se poser la voix grave de M. Kollbotn. Le refrain est soutenu par un chœur féminin. La suite prend des allures cinématiques avec du violon et des guitares semblant issues d’un western spaghetti.
Changement de registre musical avec ‘Night Hitcher’ (5'46) qui nous propose des sons plus électroniques et synthétiques. L'univers se rapproche de la cold wave avec à nouveau des chœurs féminins sur le refrain.
L’album comprend deux longs morceaux d’une richesse rare tournant autour des dix minutes. Sur le fabuleux ‘Isabel, a report to an academy’ les thèmes, mélodies et idées musicales foisonnent de manière incroyable et il faut dire qu’il est difficile à décrire. Il faut l’écouter et le réécouter de nombreuses fois pour en saisir toutes les richesses. Les ambiances sombres cotoient les refrains aériens et lumineux, tandis que les passages folk se fraient un chemin à travers les lourds riffs de guitare. Le violon et les autres instruments virevoltent au milieu d’arrangements subtils. Linn Frokedal apporte sa voix acidulée qui crée un contraste saisissant avec celle de Kollbotn plus agressive ici. Pour moi, il s’agit indiscutablement d’un des morceaux de l’année.
Les deux voix alternent toujours au chant sur ‘Baseball’ qui s'avère le titre le plus déjanté, théâtral et surprenant avec une forte présence des instruments à vent. Quelques jolies cavalcades et envolées instrumentales nous sont offertes sans oublier quelques sonorités électroniques. Les chœurs versent dans l’ambiance sixties donnant parfois un côté comédie musicale.
‘Madeleine crumbles’ évolue dans des sonorités plus new wave. Encore une fois le contraste entre les deux voix fait merveille. Divers instruments à vent apportent aussi leur contribution à ce titre qui est le plus accessible de l'album, et qui avait d'ailleurs été choisi pour être le premier single en octobre 2016.
L'album se termine avec le morceau éponyme, ‘Blackbox’, pour lequel le groupe a d'ailleurs sorti une vidéo. Débutant sur fonds de synthés et chant féminin style comptine, il prend vite des allures sombres avec instruments à vent et voix masculine. Cette alternance se poursuit en se durcissant. Le superbe final revient vers le cinématique avec chœurs.

MAJOR PARKINSON crée en s'affranchissant de tous les carcans, mêlant de nombreux styles différents, ce qui risque d’en dérouter certains. Pourtant le tout reste cependant accessible et toujours cohérent. Bourré d’idées, Blackbox est une incontestable réussite.

Facebook https://fr-fr.facebook.com/majorparkinson/

Video :


Rédigé par Jean-Noël le 10/01/2018
Commentaires
Aucun commentaire
Le magazine papier
Magazine n°4 Magazine n°5
A lire aussi
Prochains concerts
  • 18/11/2018 - The Watch - Chez Paulette - Pagney-derrière-Barine
  • 18/11/2018 - Soup - Chez Paulette - Pagney-derrière-Barine
  • 22/11/2018 - Klone - Gibus Café - Paris
  • 22/11/2018 - Cloud-Cuckoo-Land - Gibus Café - Paris
Prochaines sorties