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Maudits
Maudits - Maudits
Titre : Maudits
Groupe : Maudits
Sortie : 2020
Label : Klonosphère
Format : CD
Genre : Post métal
Achat : ici
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Titres

  • Maudits - instrumental
  • Resilience - instrumental
  • Liminal (featuring Dehn Sora) - instrumental
  • Grain Blanc - instrumental
  • Solace - instrumental
  • Verloren Strijd - instrumental


Fin août à la rédaction, nous avions reçu Maudits. Le CD prenait la poussière avec d’autres compagnons d’infortune, délaissé sans doute faute de temps pour vraiment l’écouter. Il aura fallu un post d’Alias et d’autres webzines, un contact avec Olivier Dubuc ainsi que la recherche d’un nouvel album à vous raconter pour que ce trio français me revienne en mémoire et que je me décide à vous en parler.

Maudits

Maudits joue du post-metal instrumental à tendance doom et ambient comme ils se définissent eux-mêmes si justement. Deux chevelus et deux barbus (mais ce ne sont pas les mêmes) qui viennent de finaliser un premier album six titres de trois quarts d’heure. Des artistes qui œuvrent ou qui ont œuvré dans Throane, Outrenoir et The Last Embrace avant de former Maudits.

Post-metal, doom, chevelus, barbus, maudits, des mots qui pourraient à tort rebuter les prog heads qui nous lisent. Alors oubliez ces mots et retenez ambient et post car dans les compositions du trio vous entendrez plus de violons que de riffs épais, et le post se révèle plus rock que metal avec une belle dose de cinématique. Sauf qu’au lieu de vous assoupir, la batterie et quelques charges bien dosées de guitares vous maintiendront en éveil.



‘Maudit’ ouvre le bal par treize minutes de valse metal où l’on imagine aisément un défilé de créatures de la nuit danser sur les tombes d’un cimetière abandonné. La musique joue du cinématique, du metal et du post-rock pour tisser son atmosphère lugubre, angoissante et macabre, dans l’esprit des premiers albums de Arcade Messiah. La valse à quatre temps s’efface progressivement pour un post-rock ponctué de riffs lourds, suivi d’un thème romantique qui s’étire, entrecoupé d’une brève accalmie salutaire et qui se conclue sur des violons qu’aucun chef d’orchestre ne dirige.

‘Resilience’, plus court, attaque comme un forgeron, grince des cordes, expérimente pour s’arrondir quelques secondes, claque encore plus fort, laisse poindre l'espoir d’une éclaircie avant d’exploser une fois encore. Une leçon de guitares, de basse et de batterie très lisible combinant de multiples influences.

A contrario, 'Liminal' ressemble à une longue note sombre comme la nuit jouée à l’archet, hantée de voix et de touches cristallines telle des étoiles, rattrapée par des parfums orientaux. Un interlude de plus de cinq minutes après deux titres très forts. Et après le calme vient la tempête que ce ‘Grain Blanc’ illustre parfaitement. L’étrave fend paisiblement l’eau azur quand brutalement le vent accélère, l’écume se soulève, et l’embarcation chavire. La pièce, constituée de plages lumineuses et d'assauts violents, entre post-rock et metal, une fois le front passé, laisse place à une mer agitée de violons et de guitares avant un dernier grain dévastateur.

‘Solace’ revient au cinématique, tout en attente entre claviers et guitares telles des notes de harpe avant de laisser défiler sous nos yeux émerveillés de magnifiques paysages au son des violons. 'Verloren Strud’ arrive alors, pesant comme un mastodonte qui fait crisser ses dents. Le titre, pas après pas, se construit, une guitare électrique à la Steve Hackett dans ‘Please Don’t Touch’ émerge, promettant un développement qui ne vient pas et tout s'arrête, nous laissant complètement frustré.

Maudits regorge d’idées et témoigne du savoir-faire du trio. Il manque cependant une certaine cohérence pour aller jusqu’à m'enthousiasmer. Il faudra suivre le groupe pour découvrir comment ils évolueront. Mais si un album instrumental pouvait rassembler le monde du metal et du progressif, ce serait peut-être celui-ci.


Rédigé par Jean-Christophe le 12/01/2021
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