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L'Albatros
Seven Reizh - L'Albatros
Titre : L'Albatros
Groupe : Seven Reizh
Sortie : 2018
Label : autoproduction
Format : CD
Genre : Progressif
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Titres

  • Le pavillon chinois
  • Brizh
  • Tiqit weman
  • Dalc'h mad
  • Klasker-bara
  • Kriz
  • Lostmarc'h
  • Er lein

Formation en 2001


Un album, un roman, un oiseau de bois et de toile, trois amis, deux associations et en trame de fond la vie de Jean-Marie Le Bris, marin et inventeur breton, voici l’Albatros de Seven Reizh.

J’ai longtemps été intrigué par ce projet fou, un disque dans un livre, peuplé d’inspirations celtiques de new age et de rock progressif. Il aura fallu la parution du second tome, l’Albatros, pour que je me jette à l’eau.

Le premier volume de Seven Reizh mit quelques temps à prendre son envol, mais une fois qu’il eut décollé, il fut salué quasi unanimement par la critique de la sphère progressive.

L’Albatros, c’est un CD dans un livre grand format, un album de world prog celtique où les langues et les cultures se rencontrent, à la manière du projet XII Alfonso. L’album se laisse écouter en fond sonore plaisant mais ne transporte pas son auditeur, même après plusieurs voyages. Alors je me suis demandé ce qui avait séduit le public et les chroniqueurs, serait-ce le concept du livre disque ?

J’ai donc ouvert le livre en écoutant l’album. Deux récits se croisent à l’intérieur : celui de l’auteur aux prises avec ses difficultés à construire une réplique de la machine volante de Le Bris, souffrant d’une amitié perdue en chemin avec les compositeurs de l’album, vivant une crise associative, et celui, romancé, de Jean-Marie Le Bris, tentant de concilier sa vie de marin, sa vie de famille parsemée de drames et sa vie d’inventeur non reconnu de ses pairs. Deux récits à la première personne, écrits sans grande virtuosité et qui n’ont pas su me captiver.

L’Albatros est un album mélancolique et sombre chanté en kabyle, en breton, en français, en anglais et en allemand sur une musique riche en instruments : violons, violoncelle, contrebasse, accordéon, cor, saxophone, bombarde, whistles, flûte traversière, hautbois, clarinette, harpe celtique, cymbalum, et même la participation du Bagad de Plabennec. Huit morceaux dont le très long ‘Brizh’ de près de quinze minutes et celui qui parle le plus à mon âme, ‘Er Lein’, dernière pièce avoisinant dix minutes où se rencontrent une multitude d’instruments, de voix et de langues, et qui se rapproche le plus de la définition que je me fais du rock progressif.



Plus d’une heure pendant laquelle l’histoire de Jean-Marie Le Bris se fait lointaine, ne revenant qu’en filigrane, et où s’exprime un mal-être profond (‘Tigit Weman’, ‘Klasher Bara’). Il faut avouer que Le Bris perd un nouveau né, puis quelque temps après, sa première épouse alors qu’il travaille à la conception de sa seconde machine volante.

La musique manque de ressort pour captiver. Le roman manque d’un écrivain. Je me serais contenté du récit de la vie de Le Bris, la genèse du projet de l’Albatros pouvant à la rigueur tenir dans une longue interview. Bref l’Albatros m’a déçu, mais on ne peut pas plaire à tout le monde, n’est-ce pas ?


Rédigé par Jean-Christophe le 06/12/2018
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