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Foreign Land
The Far Meadow - Foreign Land
Titre : Foreign Land
Groupe : The Far Meadow
Sortie : 2019
Label : Bad Elephant Music
Format : CD
Genre : Progressif
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Titres

  • Travelogue
  • Sulis Rise
  • Mud
  • The Fugitive
  • Foreign Land


Avec The Far Meadow, nous renouons avec le rock progressif symphonique de la grande époque : titres à rallonge, claviers omniprésents, références appuyées aux grands anciens et une voix, la voix puissante de Marguerita Alexandrou, qui rappelle parfois celle de Christina Booth du groupe Magenta.



Leur troisième album, Foreign Land, vient de sortir et c’est pourtant la première fois que nous parlons de The Far Meadow dans nos colonnes. Un quintette progressif on ne peut plus classique qui, s’il joue beaucoup sur un néo prog symphonique, s’aventure également dans les atmosphères jazzy.



Pour débuter Foreign Land, The Far Meadow nous embarque dans un ‘Travelogue’ épique de plus de dix-huit minutes. Hormis son ouverture, la pièce est de facture très classique avec des claviers symphoniques dominant la partition, de multiples rebondissements, des sons venus des seventies qui fleurent bon le Genesis de Gabriel et ses rythmes sur lesquels vous peinerez à vous trémousser. Guitare, batterie, claviers et même basse nous en mettent plein la vue sans parler du chant de Marguerita, dont la puissance, le vibrato et le phrasé Music-Hall semble improbable dans un album de rock progressif. Et pourtant, passée la première surprise, on y prend goût.

Le groupe nous met l’eau à la bouche avec des introductions inventives (‘Travelogue’, ‘Mud’, ‘The Fugitive’) mais revient assez rapidement à son écriture, très, voir trop classique à mon goût.

Mais même dans le classicisme le plus académique, The Far Meadow réussit à nous surprendre, pour preuve le dernier titre de l’album qui porte son nom, plus de onze minutes où se glisse quelques touche de jazz dans des motifs à la Yes et une guitare à la Steve Hackett.

Je retiendrai cependant principalement le classicisme de Foreign Land après plusieurs écoutes. L’album propose cinq titres de très belle facture, tout particulièrement ‘Travelogue’, ‘Foreign Land’ et ‘Mud’, avec des musiciens talentueux, une chanteuse étonnante, cependant leur écriture reprend tellement les poncifs de Yes, Genesis ou Steve Hackett que l’on se croit reparti pour les pantalons pattes d’eph et les fleurs dans les cheveux longs. J’aurais adoré qu’ils aillent jusqu’au bout de l’excellente l’idée initiale de ‘The Fugitive’ par exemple ou de la toccata de ‘Mud’.


Rédigé par Jean-Christophe le 06/05/2019
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