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Live report du 15/02/2018 - Steven Wilson - 4 février 2018 Le Silo Marseille (13)
Horaire peu habituel pour ce concert de Steven Wilson à Marseille, en effet annoncé à 18 heures. Comme souvent le concert démarre bien après l’heure annoncée, j’ai pris mon temps pour arriver à la salle à 18 heures. Mais là l’horaire est respecté. La personne à l’entrée dit que ça va bientôt commencer. A peine le temps de monter et d’arriver dans la salle, je cherche ma place, 1ère tribune. Là une connaissance, Cathy, bien connue des habitués du Prog Sud, me salue et me demande où est ma place. Je me retrouve à coté d’elle. Le hasard fait bien les choses. A peine le temps de saluer d’autres amis que je n’avais pas vus depuis dix ans que déjà la salle s’éteint.

Des images sont projetées sur un écran translucide devant la scène. Celles-ci sont accompagnées d’un mot sensé les illustrer, puis les mots et les images reviennent en se mélangeant de plus en plus vite. Vers la fin les musiciens font leur apparition derrière l’écran.

Ninet Tayeb sera-t-elle présente ? Vu qu’elle était là pour les deux dates précédentes en Espagne, la question semble légitime même si elle n’était pas annoncée, contrairement aux shows espagnols. Il n’y a pas de micro additionnel, donc ça sent le roussi. Craig Blundell occupe le fond de la scène à gauche avec devant lui un Nick Beggs en costard. A droite au fond, Adam Holzman est avec ses claviers alors que devant lui officie le nouveau guitariste, Alex Hutchings. Au fond et au centre un clavier additionnel est présent pour certains titres et devant Steven Wilson.

Le premier morceau joué est ‘Nowhere now’. Le son est quelque peu grésillant mais heureusement cela ne durera pas. La question Ninet Tayeb est vite réglée puisque ‘Pariah’ est le second morceau. Comme pressenti, elle n’est pas présente, ses parties vocales sont enregistrées et son visage apparait sur l’écran du fond. Aucun autre morceau chanté par elle ne sera joué.

Steven Wilson annonce que le show sera divisé en deux parties du fait de sa longueur.

Suit le tonitruant diptyque ‘Home Invasion’ ‘Regret #9’, seule incursion dans l’avant-dernier album Hand. Cannot. Erase. Comme annoncé, le répertoire de Porcupine Tree tient une bonne place, notamment les albums In Absentia et Deadwing. C’est un titre de ce dernier qui est le premier joué, ‘The creator has a mastertape’, une pièce qui devrait avoir sa place dans la set-list du Hellfest. Suit ‘Refuge’, chanson qui évoque le sort des migrants. Des images apparaissent sur le final lorsque Steven Wilson passe aux claviers. Celles-ci ne montrent pas de refugiés mais des objets dans l’eau. Nous restons dans le très sombre avec ‘People who eat darkness’ avec la vidéo spécialement réalisée par Jess Cope teintée de rouge et noir. La première partie se clôture par ‘Ancestral’.
Le niveau va monter d’un cran lors de la seconde partie. Celle-ci commence par l’épique ‘Arriving somewhere but not here’ attendus par de nombreux spectateurs. Puis Steve Wilson prend la parole pour parler des découvertes musicales que lui ont apporté ses parents. Plus prog et rock du côté de son père, plus pop, avec notamment Abba du coté de sa mère. Les deux côtés l’ont l’influencé et même s’il est plus à l’aise pour créer dans le premier style, il aime aussi le second et a donc écrit un morceau dans ce style. En souriant, il dit “tout le monde aime Abba et que si quelqu’un dit le contraire, je ne le croirai pas”. Il termine en disant qu’au pire, si quelqu’un n’aime pas, ça ne dure que trois minutes. Il s’agit bien sur de lancer ‘Permanating’ qui fut bien accueilli. Steven est resté à la guitare. Poursuivant dans un domaine pop mais différent, vient le tour de ‘Song of I’, autre single de To the bone. Là aussi bien évidemment point de Sophie Hunger, mais le rideau translucide du début fait sa réapparition avec des projections d’une danseuse qui, alliées à la musique, va donner quelque chose d’assez hypnotique et envoûtant. Le final est étendu de manière originale par rapport à la version studio.

Ce rideau sera remarquablement utilisé pour trois autres morceaux, mais je ne suis plus certain des titres donc je préfère m’abstenir. Certains proposaient des projections sur l’écran du fond et sur le rideau avec le groupe au milieu et cela créait un effet étonnant et superbe.

A suivi un ‘Lazarus’ toujours aussi magique qui clôture une sorte de trilogie pop.
Retour au dernier album avec un ‘Detonation’ survitaminé où Adam Holzman nous a gratifié d‘un solo jazzy et groovy.

‘The same asylum as before’ est accompagné d’une vidéo toujours aussi hallucinée, avec un homme portant un masque de grosse tête fuyant l’homme arbre déjà apercu dans celle de ‘Harmony Korine’, donc sans doute signée Lasse Hoile.

‘Heartattack in a layby’ a été un véritable moment de grâce avec de sublimes harmonies vocales interprétées par Nick Beggs, Steven Wilson et Alex Hutchings.

Le groovy et furieux instrumental ‘Vermillioncore’ envoute le public.
Le show se termine avec une version dantesque de ‘Sleep together’. Cela fait largement plus de deux heures que le show a commencé et le public en redemande.

Steven Wilson revient seul sur scène portant un petit ampli. Il indique que le titre à venir sera le plus ancien joué ce soir, toujours pince sans rire, il ajoute, si ancien que le groupe actuel ne sait pas le jouer et que si l’on a connu ce morceau à sa sortie c’est qu’on est vieux. Ce morceau est sorti en 1999 (pas si vieux que ça), année où j’ai vu le groupe la première fois sur scène à Lyon au Transbordeur Club. Il s’agit de ‘Even Less’ dans une version épurée puisque joué seul à la guitare électrique.

Le groupe le rejoint pour ‘Harmony Korine’ accompagnée de sa vidéo aux personnages assez particuliers.

Puis les rappels se terminent dans le calme avec ‘The Raven that refused to sing’ accompagné lui aussi de sa vidéo signée Jess Cope.

Au final, Steven Wilson nous a encore enchanté aussi bien musicalement que visuellement pendant plus de deux heures et demie. On sent l’homme beaucoup plus à l’aise sur scène qu’à ses débuts. Il devait y avoir environ 2000 personnes, la salle pouvant en contenir 2100. A noter qu’il a dit s’être un peu baladé en ville et avoir beaucoup aimé. Mais il ne se rappelait plus être déjà venu en 2013. Le quartier de l’Espace Julien n’avait pas dû lui plaire autant.

Set list:
Part 1
Nowhere now
Pariah
Home Invasion
regret #9
The creator has a mastertape
Refuge
People who eat darkness
Ancestral

Part 2
Arriving somewhere but not here
Permanating
Song of I
Lazarus
Detonation
The same asylum as before
Heartattack in a layby
Vermillioncore
Sleep together

Rappel
Even less
Harmony Korine
The raven that refused to sing

Facebook : https://www.facebook.com/StevenWilsonHQ

Tour featurette :



Tour trailer :

Rédigé par : JN

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