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Live report du 31/03/2019 - Lesoir et Riverside au Kraken de Stockholm
Kraken est une salle de concert se situant à deux pas de la Tele2 Arena, le grand stade de football de Stockholm, sa capacité est variable mais dans sa configuration du jour, elle peut accueillir 400 personnes.

Lesoir, qui ouvre ce soir pour Riverside, débute son set à 20 heures, devant un parterre clairsemé mais qui se remplit rapidement, ce qui n'entame pas leur détermination à défendre leur dernier album puisqu'ils jouent pas moins de quatre titres de celui-ci, sur les huit que compte leur setlist.



Le groupe dégage une belle énergie dès les premières notes de 'Feet On The Ground', à l'image de Bob Van Heumen, le batteur, qui tape sur ses fûts comme si sa vie en dépendait, et emporte l’adhésion d'un public enfin compact dès l’émouvant 'Gone and Forgotten', troisième titre joué ce soir, grâce au chant de Maartje Meessen mais aussi, et surtout à la finesse des chœurs de la souriante guitariste Eleen Bartholomeus, choeurs qui apportent un petit plus aux morceaux du groupe.

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Celui-ci enchaîne les morceaux mélangeant rock progressif et atmosphérique sur lesquels vient, par moment, se poser la flûte traversière de Maartje Meessen, la petite touche d’originalité de la musique du groupe, ou encore le rock symphonique comme sur le final 'Faith is' avec ses violons malheureusement samplés, le groupe ne disposant que de très peu d'espace sur une scène encombrée par le matériel de Riverside.
Le manque de place relègue d'ailleurs Ingo Jetten, le bassiste, derrière Eleen Bartholomeus, ce qui ne l’empêche pas d'assurer ses parties avec brio.

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Dernier élément de Lesoir, le guitariste Ingo Dassen nous distille ses solos avec parcimonie, les morceaux du groupe n’étant en effet pas construits autour d'un « guitar hero », mais plutôt sur un modèle de partage des rôles entre les différents musiciens.
Pour conclure, avec peu de temps, peu d'espace et un light show réduit, Lesoir parvient tout de même à générer un certain intérêt dans le public et sort de scène sous des applaudissements soutenus.
A noter que le groupe vient discuter à la pause avec le public, et signer des autographes aux fans qu'ils ont probablement gagnés ce soir.
Lesoir, un groupe a suivre !

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Après une pause permettant aux techniciens de démonter le matériel de Lesoir, Riverside investit la scène devant les 300 personnes présentes pour assister à l’événement, et le moins que l'on puisse dire, c'est que le groupe, qui n'a pas joué dans la capitale suédoise depuis 2017, est très attendu comme le prouve les acclamations du public, ce qui doit faire plaisir au groupe, car comme me l'a confié Michal Lapaj plus tôt dans l’après-midi, il est difficile de jouer devant un public «éteint».

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Le concert démarre sur 'Acid Rain' puis 'Vale Of Tears', et le public est déjà conquis, non seulement par la musique du groupe, mais aussi par le son clair et puissant, ainsi que par les somptueux jeux de lumières accompagnant les morceaux.

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Le groupe prend un plaisir évident à jouer ce soir, cela se voit aux sourires sur le visage des musiciens. Mariusz Duda est particulièrement en forme, il arpente la scène dans tous les sens, blague avec le public et avec un Michal Lapaj hilare, déchaîné derrière ses claviers. Seul Piotr Kozieradzki, assis stoïquement derrière sa batterie, semble trop concentré sur son jeu pour exprimer sa joie.
Quant à Maciej Meller qui assure en live le rôle de guitariste laissé vacant par le tragique décès, en 2016, de Piotr Grudzinski, il nous gratifie tout au long de la soirée de subtils solos qui donnent parfois une petite touche Quidam, son ancien et excellent groupe, à la musique de Riverside.

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Les morceaux s’enchaînent au gré des changements de basses de Mariusz, et le groupe nous propose ce soir une setlist en forme de best of, piochant dans leur déjà conséquente discographie, faisant la part belle à Wasteland, mais sans faire de détour par Shrine of New Generation Slaves.

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La setlist est bien équilibrée entre les titres progressifs 'Reality Dream I' en tête, ceux plus «metal», 'Sature Me', 'Second Life Syndrome' dont le groupe ne joue ce soir que la première partie entre autres, mais qui ne manque pas non plus de moments laissant place à l’émotion, comme le superbe 'Guardian Angel', sur lequel Mariusz Duda ne manque pas de rendre Hommage à Piotr Grudzinski, avant d’échanger sa basse pour une guitare acoustique, laissant le rôle de bassiste à son roadie qui s'en sort avec les honneurs.

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Le groupe sort de scène après le puissant 'Wasteland' pour revenir quelques secondes plus tard pour l'unique rappel de la soirée, incluant le non moins puissant '02 Panic Room', pour finir sur le plus calme 'River Down Below' sur lequel le roadie reprend la basse.

Ce titre achève définitivement un public ravi d'avoir pu assister à un concert riche en moments forts et qui le fait savoir par ses acclamations et applaudissements.
Le groupe nous quitte en promettant de revenir dans un peu plus de six mois dans la capitale suédoise.

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Riverside, malgré la tragédie qui l'a touché en 2016 avec le décès de Piotr Grudzinski, est un groupe qui va de l'avant sans oublier d’où il vient, c'est ce qu'ils ont montré ce soir et on en redemande.

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Pour conclure cette belle soirée, les membres du groupe viennent, après quelques minutes de repos en backstage, parler avec les nombreux fans venus d'un peu partout en Europe, notamment de Pologne, signer des autographes, et se prêter au jeu des selfies ce pendant presque quarante-cinq minutes. Riverside, un groupe qui respecte ses fans, chapeau bas pour cette disponibilité et à bientôt donc.

Rédigé par : Marc

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