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Live report du 01/04/2019 - Neal Morse Band au Skandiascenen à Stockholm
Neal Morse Band

N’étant pas un grand fan de la musique du Neal Morse Band, c’est sans réelles attentes que je rentre dans la belle salle de Cirkus pouvant accueillir un peu moins de 800 personnes, et je découvre de plus que ce sera un concert assis, décidément ça commence plutôt mal !
Au moment où je m’aperçois que la salle est presque pleine, et que les sièges sont finalement assez confortables, les lumières s’éteignent et Neal Morse entre sur scène. pantalon et t-shirt noirs, grosses bottes de motard, le tout relevé par une veste à capuche blanche qu’il porte sur la tête, pour interpréter l’intro de l’album, juste accompagné au clavier par Bill Hubauer, qui chantera les parties narratives de l’histoire au fil des titres.
Après ce court morceau, entrent à leur tour Eric Gillette, Randy George et bien évidemment Mike Portnoy, pour attaquer les choses sérieuses.
Le groupe démarre l’interprétation de l’intégralité de The Great Adventure, et c’est à une véritable pièce de théâtre que l’on assiste ce soir avec un Neal Morse qui change de costumes au gré des morceaux, des lumières de différentes couleurs pour chaque personnage, des rôles attribués aux musiciens, les projections sur grand écran en fond de scène, qui illustrent les différents chapitres de l’album.
Le tout donne parfois un petit côté comédie musicale à la « Notre Dame de Paris » mais ne remet pas en question la qualité du show, et les morceaux s’enchaînent, alternant moments de calme et explosions sonores.
Mention spéciale au heavy ‘I Got To Run’ sur lequel Eric Gillette chante particulièrement bien, et à ‘Venture In Black’ sur lequel Mike Portnoy interprète « le méchant » qui essaye de détourner le héros de l’histoire du droit chemin, et ‘Beyond The Borders’ dernier morceau avant l’entracte, que Neal Morse n’hésite pas à couper en plein milieu, pour expliquer à un public hilare qu’un sifflet se trouvait sur sa table au moment où il écrivait le titre, qu’il était persuadé que ce sifflet était là pour une raison, et qu’il devait absolument l’utiliser sur l’album, dont acte.
Après une pause de quinze minutes, retour aux affaires par un speech de Mike Portnoy qui demande au public comment il est possible que presque tous ses groupes favoris soient suédois, et notamment Opeth, dont le chanteur Mikael Åkerfeldt est dans le public ce soir, mais aussi de se sentir libre de se lâcher et de participer; pas étonnant quand on sait que le public suédois est du genre discipliné et réservé.
Si dans la première partie du concert, on sentait la forte influence de Mike Portnoy sur la musique du groupe, c’est dans cette deuxième partie que celle-ci prend toute sa dimension, comme sur le très metal ´Welcome To The World 2’ sur lequel il chante d’ailleurs, ou encore le très Dream Theater-ien ´Freedom Calling’.

Neal Morse Band

Le show se termine devant un public debout, sur le dernier morceau de l’album, ‘A Love That Never Dies’ que Neal Morse terminera en larmes et sur lequel Eric Gillette en plus d’être un bon chanteur, nous démontre encore une fois à quel point il est un excellent guitariste capable de jouer les riffs les plus heavy ou les solo les plus aériens, comme il l’a prouvé tout au long de cette soirée. Neal Morse s’éclipsera d'ailleurs plusieurs fois dans les coulisses durant ses solos afin de lui laisser la place sous les projecteurs.
Et puisqu'il est question de lumière, celui qui les attire toutes est bien évidemment Mike Portnoy qui se déchaîne derrière ses fûts, jette ses baguettes en l'air, fait des grimaces au public. Impressionnant tellement jouer de la batterie semble facile quand on le regarde faire, se sortant même des situations délicates (perte de son oreillette et d'une baguette) haut la main, et au vu du nombre de T-shirts de Dream Theater fleurissant dans le public, il est clair qu'un grand nombre de personnes sont là AUSSI pour voir la bête en action.
Il est d'ailleurs étonnant de voir le contraste entre le bassiste Randy George, statique et concentré devant le kit du sieur Portnoy, et l’énergie envoyée par l'enfant terrible de la classe.
Le bilan de cette première partie du concert est nettement positif, je me suis laissé emporté par le spectacle et je dois avouer avoir aimé ça. Le côté « mièvre » que je trouve présent sur album disparaît (presque) totalement en live et c'est une musique de grande qualité que le groupe nous propose.
Après cela, on a la même impression qu'après avoir regardé un feel good movie, on se sent léger et on aurait presque envie d'aimer son prochain.
En guise de rappel, le groupe joue un medley d'anciens morceaux tirés des différents albums du groupe, ou encore de la carrière solo de Neal Morse qui, tel un pasteur, bénit ses fidèles les mains levées vers le ciel, fidèles en transe qui lui répondent en levant les bras en l'air à l'unisson et en se balançant de gauche à droite dans ce qui ressemble a une réelle communion entre le groupe et le public.
En faisant abstraction de l'aspect “religieux” des morceaux, je trouve que ce long rappel n’était en aucun cas nécessaire après l’intégralité de The Great Adventure, et casse même un peu la dynamique installée depuis le début du concert.
Le groupe sort de scène sous les applaudissements fracassants d'un public qui semble s’être régalé et qui le fait savoir pendant cinq bonnes minutes. C'est donc le sourire aux lèvres que chacun quitte la salle, heureux d'avoir participé à cette messe musicale.

Neal Morse Band

Rédigé par : Marc

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