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Live report du 01/06/2019 - Prog sud 2019 Soirée du 1er juin 2019
Prog sud 2019 Soirée du 1er juin 2019
Au Jas rod – Les pennes Mirabeau (13)
Photos par Denis Vecchie

La 20ème édition du festival prog sud s'est déroulée du 30 mai au 1er juin 2019.

Pour ce 20ème anniversaire, l’organisation n’a pas souhaité une programmation particulière. La baisse des subventions n’aide pas à faire venir des noms relativement connus. Le festival est donc resté sur ses fondamentaux, à savoir la promotion d’artistes locaux, régionaux et français ainsi que les relations privilégiées avec le progressif japonais et italien.
Cette année, je n’ai assisté qu’à la dernière soirée mais je vais quand même dire quelques mots sur les groupes présents les deux premiers soirs.
La soirée du 30 mai commençait par une sorte de retour aux sources avec la présence du duo toulousain Tramontane qui était déjà présent en 2017 mais sous leur noms de famille accolés, Jeff Dinnat et Michel Chavarria. Ce dernier était de la première édition du festival avec son groupe Madrigal. Ce sont d'autres revenants qui prenaient la suite, les japonais d’Acoustic Asturias déjà présents en 2006. La tête d’affiche était le groupe italien de Syndone.
La soirée du 31 mai voyait les mêmes pays. En ouverture, c'est le rémois Gérald Massois qui venait présenter son premier album, Le Vol erratique d’un papillon. Les italiens avaient cette fois la seconde place avec Finisterre. La tête d’affiche était les japonais de Baraka, grands habitués du festival puisque c’était leur cinquième participation.

Venons maintenant à la dernière soirée, celle du 1er juin, à laquelle j’ai pu assister. C’est un jeune groupe instrumental local Dogfries qui ouvrait. Les marseillais proposent une musique énergique et variant les styles. La section rythmique composée de Noël LE VAN à la batterie et Alex GALLO fait plutôt dans le basique permettant à leurs deux compères, Théo LE VAN aux claviers et Yannick TAMMARO à la guitare de se lâcher complétement. A noter tout de même un étonnant solo de basse tout en lenteur d’Alex GALLO, flegmatique et aux faux airs de Peter SELLERS avec sa moustache.

Dogfries

Je sais que pour une partie du public, leur prestation a été une belle découverte. Pour ma part, je serais plus mitigé, n’ayant jamais réellement pu rentrer dans leur univers musical. Certains morceaux ou passages m’ont plu comme celui où Yannick TAMMARO et Théo le VAN se lancent dans un trip psychédélique assez réussi, même si lorsque le premier se couche pour jouer de ses pédales, il avait tendance à disparaître derrière les baffles retour. J’ai d’ailleurs plutôt apprécié les recherches sonores au niveau des claviers. Mais j’avoue que j’ai eu plus de mal lors de certains soli du guitariste où il semblait être dans un trip trop personnel. A noter que sur le final, dans un nouveau passage derrière les baffles, encore plus déchainé et dans un trip certain, il a découpé les cordes de sa guitare avec une pince, se coupant légérement les doigts et essuyant le sang sur la guitare. cette folie finale fût diversement apprécié. Certains n’ont pas trop apprécié le coté sanglant. Chose rare au Prog Sud, le plateau devant être complétement changé à deux reprises, ils n’auront pas droit à un rappel.

Set List DOGFRIES :

Bison
Cactus
Santa Claus
Fluxxx
Mammouth
Totem
Globular Cluster
Coyote
Bass Solo
Dogman
Gator

Leurs successeurs, les français de Weend’o n’auront pas droit non plus à un rappel.
Je les avais découvert lors de leur premier passage au festival il y a six ans et les suit depuis. Je me souviens notamment de l’excellent son associé à une prestation scénique déjà de très belle facture. J’attendais donc leur retour avec impatience et je n’ai pas été déçu. Axé sur leur dernier album, Time of Awakening, qui sera joué en intégralité entrecoupé de quelques extraits de leur premier album, You need to know yourself. Outre la qualité sonore qui est montré d’un cran par rapport à Dogfries, c’est la fabuleuse performance vocale de Laetitia qui m’a époustouflé. Plus encore que sur disque, sa voix rend merveilleusement et transcende littéralement les excellentes compositions du groupe. Alors que le groupe allait entamer le dernier dyptique ‘Elea’, elle s’est désaltéré en lançant au public que ce titre nécessitait un travail vocal exigeant. Je me suis alors dit que ça devait être quelque chose vu ce dont elle nous avait gratifié avant, et effectivement le final de la seconde partie était à donner des frissons. A noter que dans les trois morceaux du premier album, ‘Experience’ a été précédé d’une longue introduction des plus réussies et énergisantes. La section rythmique composée de Maxime Rami à la basse et de Nathanaël Buis proposera une prestation alliant parfaitement puissance et finesse. Quant à Terence N’Guyen et ses arpèges magiques, il constitue la base musicale du groupe.

Weendo

Dommage qu’ils n’aient pu jouer un rappel, je n’aurais pas été contre un ‘The soulmate’ qui avait constitué un grand moment d’émotion lors de leur première prestation. S’ils passent près de chez vous n’hésitez pas à aller les voir.

Set List Weend’o :

Time of awakening part 1, 2 & 3
Angel Dust
Run Away
Welcome in My Mind
Experience
Elea part 1 & 2

Après une première prestation en 2017, les anglais d’IO Earth étaient de retour dans la salle du Jas’ Rod. La scène était largement occupée puisque le groupe comporte sept membres. Ils étaient disposés de manière différente par rapport à leur première venue : Adam Gough (claviers et guitares) s’est placé sur le coté avant droit de la scène et non plus en fond gauche. C’est Luke Shingler (saxophone et flûte) qui a pris la place du fond. Mais il est plus facile de se déplacer sur le devant de la scène avec ce type d’instruments qu’avec un clavier. Il n’hésitait donc pas à le faire à l’occasion. Autre changement, le violoniste Jez King délesté de ses chaînes occupait une place sur le devant de la scène jouant avec les divers photographes.
Dave Curaton (guitare et chant) se tenait sur le côté avant gauche de la scène. La section rythmique composée des deux Christian, Nokes (basse) et Jerromes (batterie) étaient très proches. Quant à la chanteuse Rosanna Lefevre, elle occupait bien évidemment le centre de la scène lorsqu’elle chantait.
La set list était essentiellement composée des titres du dernier album Solitude et de trois titres du double “New World”. Dans l’ensemble j’ai trouvé leur prestation plus aboutie et fine que celle de 2017. Les différents instruments se faisaient mieux entendre même si parfois certains restaient difficilement audibles.
Lorsque Dave Curaton a annoncé les deux derniers morceaux du show, ‘Race against time’ et ‘Find a way’, qui sont aussi les deux derniers de l’album, les non connaisseurs ont dû être surpris d’entendre que le guitariste avait la charge principale du chant sur ces deux titres.

IO Earth

Le public encore présent réclamait évidemment un rappel. Alain CHIARIAZZO est donc parti les chercher mais est bredouille, sans le groupe, en nous annonçant que celui-ci avait tout joué. J’avais déjà connu ça au festival Crescendo une année avec White Willow. Mais la foule nombreuse et proposant de rejouer un titre avait fini de convaincre le groupe de revenir sur scène. Le public beaucoup moins nombreux du prog sud n’aura pas réussi à en faire de même, ce qui générera une certaine déception surtout que les groupes précédents en ont été privé et que j’ai connu des éditions se terminant plus tard.

Set List IO EARTH :

Strangest Way in Life
New World
Madness
Solitude
Fade to Grey… ?
Breakdown
Hold On
Insomnia
Race Against Time
Find a Way

L’édition 2019 s’est avéré plus faible en terme de fréquentation que les années précédentes, surtout la première soirée, mais elle reste correcte. Il faut espérer que nous aurons encore de nombreuses éditions et féliciter encore une fois tous les organisateurs et les bénévoles qui font qu’un tel événement puisse exister.

Rédigé par : Jean-Noël

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