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Live report du 26/10/2019 - Klone à la Laiterie
Klone
Photo Chris Edritch

Voilà bien longtemps que je ne m’étais rendu à un concert sans matériel photo, sans pass presse, sans interview à réaliser, juste pour le plaisir de la musique. Je ne dis pas que c’est désagréable, mais inévitablement, on profite moins de l’atmosphère lorsque l’on travaille.

Pour fêter les vingt-cinq bougies de la Laiterie à Strasbourg, trois groupes avaient été conviés : Alcest, Laura Cox Band et Klone. Un concert gratuit, qui quelques jours après l’ouverture des guichets, affichait complet.

Je venais pour Klone. Après les avoir découvert en acoustique à la Maison Bleue, assurément mon meilleur concert de l’année 2018, j’avais très envie de les écouter en électrique, surtout après la sortie de leur magnifique album Le Grand Voyage. Malgré cette envie et un billet en poche, le jour J j’hésitais encore à me rendre au concert, n’aspirant qu’à me glisser sous la couette. C’est mon ami Seb qui m’a traîné jusqu’à la salle, m’annonçant pour me motiver que Klone ouvrirait la soirée, et que du coup nous serions vite rentrés chez nous.

Nous voilà donc partis. Devant la Laiterie, une très longue file d'attente patiente avant l’ouverture des portes. Dans la foule, de nombreuses personnes sont manifestement venues écouter Alcest. Si le public est nombreux, la salle est quasiment vide quelques minutes avant le début du concert et c’est sans mal que je me glisse aux premiers rangs, au milieu des buveurs de bière et mangeurs de sandwichs au pâté qui confondent scène avec table de pique-nique.

Sur l’écran en face de nous, un soleil entouré de nuages tourbillonnants nous domine, zébré d’éclairs stroboscopiques qui nous éblouissent au son du tonnerre qui gronde. Le groupe s’installe dans un accueil mitigé et débute le premier morceau du Grand Voyage. La basse de Enzo gronde (c’est sa première date avec le groupe), la batterie de Martin crépite, les guitares de Aldrick et Guillaume construisent leurs subtiles harmonies et Yann pose sa voix fabuleuse sur ‘Yonder’. Nous embarquons pour une heure électrique revisitant Black Days, Here Comes The Sun et leur dernier album. Le public, d’abord réservé, accroche vite à la musique du groupe de Poitiers​. La température monte d’un cran dans la salle maintenant bondée.

Après un ‘Breach’ qui enthousiasme la foule, et en rappel une reprise de metal, Klone tire sa révérence. C’était évidemment trop court et j’avoue qu’après Klone, le blues rock de Laura Cox Band ne nous donnait pas trop envie de nous éterniser. J’aurais pourtant bien écouté Alcest une nouvelle fois, mais je suis vieux et fatigué.

Malgré mon enthousiasme évident à retrouver le groupe, je pourrais reprocher quelques détails à ce concert : un son un peu faible pour le chant sur les deuxièmes et troisièmes titres, une basse trop présente qui écrase parfois le reste (souvent un problème à la Laiterie) et des titres live au plus près des versions studio (lâchez-vous plus). Sinon, ce n’est que du bonheur.

Acoustique ou électrique ? Qui gagnera la guerre des clones ? Impossible de trancher. En acoustique, l’émotion prime, en électrique l’énergie est en avant. Deux facettes du groupe, toutes aussi séduisantes au final. Il faudrait que le groupe mélange les genres pendant une soirée, de préférence à Strasbourg, un déferlement de décibels tempéré par des arrangements intimistes acoustiques, histoire de réconcilier tout le monde.

Quoiqu’il en soit, ce fut un très bon concert. Merci à Seb de m’avoir trainé là-bas, merci à Klone pour sa musique.

Rédigé par : Jean-Christophe

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