RPWL – World Through My Eyes Live

Image

Je sais, j’ai dit que je ne chroniquerai plus les promotions venant des artistes ou des labels. D’ailleurs j’ai largement communiqué dans ce sens depuis la fin du magazine auprès des intéressés, jusqu’à me rendre injoignable sur les réseaux sociaux.

Mais Gentle Art Of Music ne veut rien entendre et je reçois toujours leurs albums par la poste. Par chance, il n’y en a pas souvent. Du coup, je considère ces disques comme des cadeaux, et plus des promotions, c’est main n’est-ce pas ? Ne prenez pas ce prétexte pour m’envoyer des disques, de toute façon je ne vous donnerai pas mon adresse postale.

Bref, tout ça pour dire que je vais vous parler aujourd’hui du double live de RPWL, World Through My Eyes Live. Oui encore un live, on aurait préféré un nouvel album studio. Mais bon, c’était un cadeau.

World Through My Eyes Live reprend en live l’album World Through My Eyes sorti en 2005 et revisité l’an passé. Deux CDs et dix-huit morceaux, largement de quoi occuper vos longues soirées d’hiver d’autant qu’il y a pas mal de titres à rallonge. Le premier disque reprend l’intégralité de l’album et le second reprend des tubes de RPWL comme ‘Hole In The Sky’ ou ‘What I Really Need’.

En 2005 Ray Wilson chantait dans RPWL au côté de Yogi Lang, on se souvient tous de ‘Roses’ que l’ex chanteur de Genesis joue régulièrement en live. Personnellement, dans les anciens albums du groupe allemand, j’ai une préférence pour Trying To Kiss The Sun sorti en 2002, mais bon, puisque c’était gratuit…

Un live reste un live, donc je ne vais pas vous faire la retape des morceaux. Par contre je vais vous parler du son et du jeu des musiciens et pas forcément pour être très gentil.

Commençons par le jeu. Je trouve que tout ça manque de mordant. D’accord, les musiciens ne sont plus tout jeunes mais on s’ennuie un peu par moment. Il y a bien quelques digressions à la guitares ou aux claviers mais franchement rien de vraiment tripant.

Pour le son, ben c’est un peu le même problème, ça manque de relief. La captation est pourtant précise, limite ciselée, mais il faut pousser les potentiomètres pour profiter pleinement de l’ambiance live.  Après c’est un live, ce n’est pas toujours facile de bien faire ressortir le son.

World Through My Eyes Live n’est pas mon live préféré de RPWL. Il n’arrive pas à la hauteur du magnifique A New Dawn ou de God Has Failed Live & Personnal, mais bon, c’était cadeau, alors je ne vais pas me plaindre.

La nuit de morts vivants

Image

C’est bête à dire, surtout à mon âge, mais j’ai découvert il y a peu que j’avais peur dans le noir. Je suis souvent dehors en pleine nuit, juste éclairé par les étoiles, je devrais avoir l’habitude. Et pourtant j’ai la frousse. Pas tout le temps bien sûr. Lorsque nous sommes plusieurs à observer ensemble la voûte céleste, à discuter, régler nos instruments, tout va bien.

C’est lorsque je me retrouve tout seul, vers deux heures du matin, que les copains sont partis se coucher et qu’il me reste encore une heure de photo à réaliser que tout commence.

Quelle idée de m’être installé au milieu de nulle part, en bordure d’un cimetière, loin des lumières de la ville, dans une zone blanche non couverte par les opérateurs téléphoniques. La nuit est couleur encre, tout est silencieux autour de moi.

J’entends au loin les cris d’effroi d’un animal qui fait trucider par son prédateur. Des buissons bougent non loin de moi et une ombre glaciale passe dans mon dos. Me reviennent à l’esprit des images des Profanateurs de Sépultures, La Nuit des Morts Vivants, Reanimator et autres films réjouissants. Les battements de mon coeur s’accélèrent, il fait noir, je suis seul, tout peut arriver. Je tends l’oreille dans le silence, scrute l’obscurité et perçois soudain une multitude de bruits suspects et d’ombres mouvantes. Aucune pierre tombale ne se soulève, aucune créature n’avance gauchement vers moi. 

L’angoisse m’étreint pourtant. Et si un sanglier déboulait tout à coup, chargeant mon matériel ?Je me replie dans la voiture et je ferme les portes à clé. Encore neuf images et il faudra sortir ensuite pour tout remballer.

Une lumière blanche aveuglante surgit au loin et se déplace en silence. Un randonneur, un cycliste, à cette heure ? La lumière se rapproche encore et soudain disparaît. Est-ce un psychopathe armé d’une machette qui a aperçu un peu plus tôt la lumière rouge de ma frontale et se dirige maintenant vers sa proie ?

Vous croyez que je suis paranoïaque ? Figurez-vous que la fois précédente, un gars bizarre en scooter défoncé est bien venu nous voir à une heure du matin, soit disant pour aller se recueillir sur la tombe de son père. Sérieusement, c’est un cimetière militaire de la seconde guerre mondiale… D’autant qu’après être resté à nous poser des questions étranges sur l’univers, il est reparti sans faire un tour au milieu des sépultures.

Il va pourtant falloir que je m’habitue. Avec l’été qui arrive, les nuits sont de plus en plus courtes. Je commence à photographier vers 23h00 et si je veux emmagasiner plus de trois heures d’images, je ne suis pas couché avant 4h. Je devrais peut-être regarder des films de zombies histoire de passer le temps lorsque je m’installe près d’un cimetière.

Le sapin de Noël

Image

Moins quatre degrés, une belle couche de neige fraîche au sol, garé sur un parking désert à plus de mille mètres d’altitude, j’écoute Stéphane Gallay raconter ses derniers concerts.

Le sol est blanc, le ciel est noir. Une lune gibbeuse projette mon ombre sur le goudron glacé à côté de celle de ma lunette.

Eliott est rapidement rentré chez lui frigorifié, Luc est assis sur le siège chauffant de sa voiture et moi j’ai une couverture, trois couches de vêtements, un bonnet, deux thermos tièdes et les mains glacées.

Je photographie un sapin de Noël dans une Licorne. Je sais, les licornes n’existent pas et Noël est passé depuis trois mois. Pourtant c’est ce que je fais. Des photos de NGC 2264, dite nébuleuse du Cône ou du Sapin de Noël dans la constellation de la Licorne. Un minuscule triangle sombre surmonté d’une étoile, à la base d’un vaste nuage de gaz rouge. Une nouvelle cible difficile que j’avais envie de capturer avant qu’elle ne soit trop basse sur l’horizon avec l’avancement de l’année.

Dans quelques semaines il n’y aura plus que des galaxies dans le ciel, il faut que je termine mon catalogue automne hiver avant d’attaquer les robes légères de la belle saison.

Du givre se forme sur le pare brise dans la voiture, le capteur de ma caméra indique -12.6 degrés alors que le système de refroidissement est à l’arrêt. Malgré des chaussettes épaisses, des semelles chauffantes et des bottes grands froids, j’ai les pieds gelés.

Un beau ciel, ça se mérite. L’objectif est d’accumuler trois heures d’images sur cette nébuleuse peu lumineuse avant de redescendre me glisser sous la couette. En attendant je suis à moitié allongé sur le siège passager de la voiture avec une couverture jusqu’au menton à regarder les photos de concert de Stéphane Gallay sur Youtube.

Parce qu’il est impossible de lire dans la voiture, à cause de la lumière qui perturberait le télescope. Je pourrais à la rigueur écouter de la musique pour passer le temps mais je suis assez exigeant quant à la qualité des hauts parleurs. Je pourrais observer aussi sous les étoiles mais Eliott est redescendu il y à longtemps et il fait vraiment trop froid dehors.

Heureusement qu’il y a de la 4G au Champ du Feu. Enfin pas toujours. Mon MMS pour prévenir mon épouse que je suis bien arrivé vivant n’est jamais parvenu en plaine. 

Luc a sorti la Rolls Royce des lunettes, une  magnifique Takahashi posée sur une monture harmonique pour photographier la nébuleuse Messier 78 dans la constellation d’Orion. L’objet est de plus plus bas sur l’horizon, ce qui lui laisse encore moins de temps que moi pour accumuler des images. La partie sombre de l’objet ressort bien sur son écran de contrôle, il devrait en sortir une belle photographie.

Peu après minuit j’avais mes 36 images et moins de douze heures plus tard, après cinq heures de sommeil agitées une photographie traitée de la nébuleuse. L’astronomie, ça se mérite.

Holosoil – Look UP

Image

En tant que progueux repenti, je continue de regarder régulièrement ce que sort le label Inside Out Music. Il ne signent d’ordinaire que des valeurs sûres ou bien des dinosaures de la scène métal progressive, mais de temps en temps ils nous surprennent avec une petite prise de risque.

L’EP Look Up du jeune groupe Holosoil est justement une de ses trop rares surprises. Initialement formé en 2019 sous le nom R3VO, la jeune formation berlinoise se réinvente avec la chanteuse finlandaise Emelie Sederholm et ce premier EP cinq titres de vingt minutes.

Hosoloil joue d’un rock progressif alternatif électro moderne dominé par la voix fabuleuse de Emelie. Prenez une Anneke période Mandylion, une Bjork énervée, une Dolores O’Riordan pas facho, une touche délicate orientale, et vous aurez une petite idée de ce que peut dégager cette chanteuse.

Mais soyons clair, Holosoil, ce n’est pas qu’une voix, c’est un mélange de djent, électro, pop, expérimental totalement décoiffant qui sort des sentiers battus et nous offre une bouffée de jouvence dans un monde musical assez sclérosé.

‘Look Up’ est un titre punchy construit sur une base rythmique de guitare parfois complètement détricotée autour de laquelle la voix d’Emelie s’enroule, tel un serpent. Il est à la fois dérangeant et très vendeur.

‘Cracks’ démarre calmement sur la basse de Victor et la voix d’Emelie. Il explose sur le court refrain où des motifs à la Tool surgissent ici où là pour revenir aussitôt à forme épurée du début. Une écriture relativement simple mais d’une grande efficacité.

‘Spirals’ joue des Milles et une Nuit pour nous ensorceler. Et ce n’est pas parce que les paroles parlent de cosmos et de galaxies qu’il s’agit de mon morceau préféré. J’ai toujours aimé le mélange métal orientalisant avec le chant féminin et ici c’est un pur régal.

‘Freakshow’ est juste derrière dans mes préférés. Le titre change sans cesse de configuration, sautant de la world music à la balade en passant par le métal.

Et puis, pour conclure ce trop court EP,  ‘Animal’ revient avec une formule accrocheuse et rythmée sur laquelle on aurait presque envie de danser (je déteste danser). Une délicieuse accalmie laisse quelques secondes aux couples pour s’enlacer avant de se séparer pour fouler furieusement une nouvelle fois la piste de danse. Le titre est tout particulièrement éblouissant pour la performance vocale de Emelie.

Je trouve toutefois la pochette de l’EP vraiment très moche, très loin des canons du genre, mais c’est sans doute parce que je suis un vieux con. N’empêche, je vous recommande vivement la découverte de ces nouveaux venus chez Inside Out.

J’attends évidemment beaucoup de la sortie de leur futur album et comme de bien entendu, je serais probablement déçu, mais passons.

Peaky Blinders

Image

C’est en tombant sur le film Peaky Blinders sur Netflix que je me suis intéressé à la série du même nom. J’avais commencé à visionner les premières minute de L’Immortel avant de comprendre qu’il s’agissait de la suite des six saisons de la série Peaky Blinders.

Alors plutôt que de me lancer dans un long métrage auquel je ne comprendrais rien, je me suis plongé dans la série du gang de gitans de Birmingham.

La série se déroule dans les années folles à Birmingham et raconte l’histoire de la famille Shelby et de son gang de gitans, les Peaky Blinders qui pratiquent le racket, les paris illégaux, le trafic d’alcool et de tabac avant de tomber sur des armes.

La première guerre mondiale vient de s’achever et les hommes sont rentrés chez eux, emportant leurs traumatismes dans leurs bagages. En Irlande, les indépendantistes livre une guerre sans merci contre la couronne. En Angleterre, les gangs se partagent les trafics en tous genres et Peaky Blinders, mené par Tommy, a bien l’intention de se tailler s’offrir une belle part du gâteau.

Mais voilà, le premier ministre Churchill, a dépêché à Birmingham un officier de la police irlandaise aux méthodes peu orthodoxes pour retrouver les armes volée par les Peaky Blinders.

Les acteurs Cillian Murphy (Tommy) et Sam Neill (Cambell) portent la première saison à bout de bras dans des décors réalistes bien que minimalistes et sur une musique pour le moins anachronique.

La saison une, en six épisodes est vraiment bien réalisée et fonctionne à merveille avec ses personnages complexes et son intrigue qui nous tient en halène permanence.

Monkeys on Mars au P8

Image

Samedi dernier, avec Seb et Clovis, nous partions en Allemagne pour un triple concert joué par seulement deux groupes : Mars Red Sky, Monkey 3 et leur fusion, Monkeys on Mars.

J’y allais principalement pour écouter Monkeys on Mars dont j’ai adoré le premier EP, mais j’ai finalement découvert avec bonheur deux autres groupes, un trio stoner et un quatuor space rock.

La grande salle du P8 était bien remplie et muni de mon pass presse, il n’a pas toujours été facile de bouger pour photographier les trois formations.

Un immense écran rond à la Pink Floyd dominait la scène où deux batteries se dressaient telles des tours. Entre les deux, les claviers de Monkey 3 et juste devant le public, des machines à fumée étaient disposées de manière à créer des piliers de brouillard.

C’est Mars Red Sky qui ouvre le bal. Le trio stoner français est assez statique. Il joue devant des vidéos vintages un rock psyché épais sur le chant fragile de Julien. Le spectacle vient principalement de leur batteur qui toute donne la dynamique à leur musique. Pour faire bonne figure, les éclairages sont principalement marsiens et je galère pour faire des images acceptables, le rouge étant l’ennemi du photographe.

A la fin du set de Mars Red Sky, Monkey 3 rejoint le groupe et c’est un fondu enchaîné improbable que nous offrent les deux formations. Les français s’effacent pour laisser les quatre suisses prendre la relève, tout ça sans interruption. Oui, Monkey 3 ce sont quatre musiciens, comme l’indique le nom du groupe : un bassiste, un guitariste, un claviériste et un batteur…

Le groupe est un quatuor space rock instrumental souvent inspiré par les Floyd. Et si leur dernier album studio ne m’a pas franchement inspiré, en live c’est une toute autre histoire. En live, ça déchire ! 

Les gars se donnent en spectacle, un peu à l’opposé de Mars Red Sky, et leur musique me parle vraiment maintenant. L’écran projette des motifs psychédéliques et les lumières varient les couleurs. C’est un peu moins la galère pour shooter, sauf pour le batteur haut perché sur la gauche que je n’arrive jamais à choper. dB, au look Led Zepp, derrière ses claviers vapote entre deux soli, secoue sa crinière et harangue le public. Jalil sur sa basse joue de manière démonstrative et Boris semble en transe avec sa guitare. Bref il y a du spectacle.

Et puis c’est au tour de Mars Red Sky de rejoindre Monkey 3 pour former un groupe de sept musiciens, Monkeys on Mars. Deux batteurs, deux bassistes, deux guitaristes et un clavier sur scène. C’est juste énorme et en plus maintenant je suis en terrain connu puisque je connais par coeur leur EP.

Après une reprise des plus western, Monkeys on Mars tire sa révérence, 2h30 de concert grand spectacle, la dernière date de leur tournée européenne. Bravo !

Le son était bon, les musiciens excellents, la bière allemande (tout ne peut pas être parfait), ce fut un superbe concert comme il y en a souvent au P8. Je ne regrette pas d’y être allé malgré la fatigue.

Merci Mars Red Sky et Monkey 3 pour la musique, à Bert pour l’accréditation et à Seb et Clovis pour m’avoir accompagné, mention spécial à Seb qui revenait juste de Normandie le matin même.

Vous pouvez regarder toutes les photos sur mon compte Flickr.

Karmamoi – Eternal Mistake

Image

Karmamoi est un groupe italien que je suis l’album Odd Trip en 2013. J’ai même leur premier album éponyme que vous aurez peut-être du mal à trouver aujourd’hui.

Il s’agit d’une de ces multiples formations que j’ai découvert du temps du magazine Neoprog et que j’ai continué à suivre alors que je ne faisais plus la promotion des groupes. Car Karmamoi a tout d’un grand, même s’il n’a toujours pas rencontré le succès qu’il mérite.

Le groupe est né de la rencontre entre le batteur Daniele Giovanni et le guitariste Alex Massari autour desquels se sont greffés plusieurs chanteurs et musiciens au gré des albums. Il y a beaucoup de turn over derrière le micro mais depuis 2021, Valerio Sgargi impose sa voix et son style à la musique de Karmamoi.

L’album Eternal Mistake parle d’une histoire d’amour entre un humain et une machine dans un monde au bord de l’effondrement, la rencontre entre l’amour et la raison, la chair et le code. Un concept album qui joue avec les frontières floues du rock progressif, hésitant entre symphonique et rock.

Aux côtés de Danielle, Alex, Valerio et Alessandro vous entendrez également les contributions de célébrités du prog comme Adam Holzman et Randy McStine ainsi que deux voix moins connues, celles de Susanna Brigatti et de Gabriele Giovannoni.

L’album est ambitieux avec ses dix morceaux sans parler du titre bonus offert à ceux qui ont précommandé Eternal Mistake. Plus d’une heure de musique, avec trois titres dépassant joyeusement les huit minutes.

Mais croyez-moi, il n’y a aucune longueur dans Eternal Mistake. L’album est varié tout en restant d’une grande cohérence, bref un concept album très bien composé.

Eternal Mistake est un savant mélange de Blade Runner, de Pink Floyd, de prog, de symphonique et de rock.

Par exemple ‘The Question – We Are Going Home’ rappellent Vangelis et Pink Floyd alors que ‘No Fucking Way’ est presque punk et que ‘The Mirror – No Soul‘ donnent dans le symphonique sans parler de ‘HERO’ qui joue d’un prog alambiqué et de ‘I’m Not On Your Side’ qui démarre de manière très rock.

Si je ne devais retenir qu’un titre de l’album, ce qui serait bien réducteur, ce serait ‘We Are Going Home’, où la voix de Susanna rencontre celle de Valerio dans une ambiance de film de science-fiction.

Après Woodcut et Amnesia, Eternal Mistake est mon troisième coup de cœur de l’année et le second compact disk que je m’offre en 2026.

Je ne peux que vous le recommander chaudement, que ce soit pour la musique, les voix et les paroles. Et si vous aimez, allez donc écouter les précédents disques de Karmamoi, ils méritent plus qu’un détour.

Le problème à trois corps, encore…

Image

Après avoir tenté de lire le livre sans succès, après avoir regardé la série télé avec intérêt, j’ai repris le roman pour comprendre pourquoi je ne l’avais pas aimé.

Je m’étais rapidement arrêté en pleine révolution chinoise, cette fois j’ai été jusqu’au bout. Et ça n’a pas été sans mal, loin de là. Certains jours je dévorais plusieurs chapitres, d’autres semaines je trainais sur quelques pages.

Le problème à trois corps raconte un premier contact avec une civilisation extraterrestre et tous les bouleversements qui se produisent ensuite dans la société. Le problème à trois corps c’est aussi un problème de mécanique céleste sans solution mathématique qui implique trois astres en interaction. Un épineux problème auquel est confronté la civilisation extraterrestre contactée.

Le roman se veut scientifique et explique tout, même ce qui n’a pas de sens, de la hard science dirons certains. Et c’est ça, je l’ai compris vers la fin, qui a fait traîner ma lecture. Les pseudo explications scientifiques à la manière d’un Jules Verne ne m’intéressent pas, elle m’ennuient. En plus, j’ai eu un mal de chien à identifier chaque personnage, n’étant pas très familiarisé avec les noms chinois.

L’idée du roman est excellente par contre et les personnages bien campés, mais Liu Cixin aurait pu s’épargner deux-cent-cinquante pages d’écriture pour raconter la même histoire. Je ne pense pas que je lirai les deux autres tomes, cela me prendrait une année entière. Pourtant j’aimerais bien connaître la fin de ce roman, car il y q un vrai suspense dans cette histoire.

Upgrade

Image

Depuis quelques mois j’envisageais de mettre à jour mon matériel d’astro photographie. 

Je travaillais jusqu’à présent avec une lunette Skywatcher Evostar 72ED et une caméra ASI533MC Pro. 72 mm d’ouverture pour 360 mm de focale en doublet apo chromatique et 3008×3008 pixels de 3.76 um.

Plusieurs options s’offraient à moi pour améliorer mon setup : changer de caméra pour une plus grande taille de capteur et de champ ou changer de lunette pour une meilleure qualité optique. 

Deux possibilités avec un budget restreint car fin 2025 j’avais fait beaucoup de folies. Alors, dès le mois de janvier, je me suis mis au régime sec, ne dépensant que pour m’offrir des albums de musique en mode digital. Je me suis également mis à revendre également plein de choses que je n’utilisais plus comme ma collection de figurines du jeu X-Wing.

Début avril, j’avais vendu et économisé suffisamment pour changer de lunette ou de caméra, mais pas les deux. C’était l’heure du choix.

Depuis le début, j’hésitais entre une caméra ASI2600MC et une nouvelle lunette de même focale. Dans le premier cas j’améliorerais la taille de mes images et le champ d’observation, de l’autre la qualité des images en conservant globalement les mêmes paramètres d’observation.

Étant donné que j’aime beaucoup travailler avec une ouverture de 72 mm et une focale courte, j’ai hésité entre la ASKAR SQA70 et la RedCat 71/350 nettement moins chère. Finalement j’ai opté pour la marque ASKAR. Un quintuplet petzal apo chrolatique, c’est à dire cinq lentilles corrigeant les problèmes de couleurs avec un réducteur de focale ne nécessitant pas de gérer le backfocus. 

J’ai commandé la SQA70 le mercredi chez Optique Uterlinden à Colmar et jeudi à 10h elle était au point relais, près de chez moi. Le soir même je pointais Messier 51 depuis mon jardin et réalisais une dizaine d’images avant que les nuages n’envahissent le ciel.

Force est de constater qu’il y  a un fort saut qualitatif entre la Skywatcher Evostar 72 ED et l’Askar SQA70. Les étoiles sont nettement plus fines et ne subissent pas de déformation sur les bords. L’image est également plus piquée.

Depuis j’ai commencé à photographier deux nouveaux objets, la nébuleuse de la flamme dans le Cocher et la Chaîne de Markarian dans la Vierge. Je n’ai pas accumulé encore assez d’images mais le résultat est déjà assez impressionnant. Vivement la suite !

Green Carnation – Sanguis

Image

L’an passé, j’avais redécouvert Green Carnation avec la première partie de la trilogie A Dark Poem. Voici sa suite intitulée ‘Sanguis’, trois quarts d’heure de musique en sept morceaux dont une reprise.

Sanguis est dans la continuation naturelle de The Shores of Melancolia, ce qui est plutôt rassurant, puisque l’on parle ici d’une continuation.

Il y a un peu de growl dans ‘Sanguis’ et beaucoup d’Arena dans le reste. Mais, il y a également un titre acoustique, ‘Loneliness Untold, Loneliness Unfold’ et une pièce jouée au piano intitulée ‘Lunar Tale’. Du coup, Sanguis est un peu différent de The Shores of Melancolia. En plus cette fois, je trouve la pochette vraiment sympa, contrairement au premier opus.

Les claviers vintages, telle une tempête, ouvrent l’album sur un titre de plus de neuf minutes. Ils reprennent la puissance dévastatrice qui préside au premier opus. Il s’agit de la pièce maîtresse de l’album dans laquelle un fils pardonne à ses parents, mais ne les excuse pas.

J’ai une petite faiblesse pour le morceau suivant, ‘Loneliness Untold, Loneliness Unfold’, une pièce jouée à la guitare électro acoustique et à l’orgue qui débute par ce qui doit être un extrait de film. On retrouve d’ailleurs un autre enregistrement, au début du titre ‘Fire in Ice’, celui du Professeur Julius Sumner Miller en 1964 , réalisant une expérience pour le programme télé de ABC. Une expérience qui ne se passe pas vraiment comme prévu.

Le titre central ‘I Am Time’ semble sorti tout droit de la discographie du groupe Arena, tout particulièrement pendant son refrain où les claviers de Endre font penser  à du Clive Nolan et où les guitares sonnent comme celles de John Mitchel.

Que vous dire d’autre sur Sanguis ? L’album est dans la continuité de The Shores of Melancolia sans pour autant le copier.

Je vous recommande d’écouter les deux parties d’une traite car elles sont très cohérentes et pas si longues que ça au final. J’attends du coup avec impatience le troisième et dernier opus.

S’il est du même tonneau, j’espère qu’ils auront la bonne idée d’éditer un coffret regroupant les trois disques. Ça ferait un bel objet.