
Je ne suis pas lycéen ni étudiant. Je ne pâtis pas vraiment de l’augmentation du prix du pétrole et survis encore assez bien à la flambée des prix.
Pourtant je comprends que les jeunes soient dans la rue. Les classes sont surchargées, les profs absents, les locaux en piteux état, les perspectives d’études plus qu’incertaines et l’avenir complètement anxiogène avec la montée du fascisme, le réchauffement climatique et la guerre qui gronde à nos frontières.
Et qu’elle est la réponse apportée par notre gouvernement ? Une violente répression avec les CRS, le déploiement de l’armée dans les rues, la mise en place de couvre-feu, l’interdiction de manifester et une concertation des plus tardives avec les adolescents en colère.
Pour être tout à fait objectif, il y a eu quand même beaucoup de dégâts, beaucoup de blessés, mais de quel côté, et est-ce que les casseurs étaient des manifestants ? On parle et on voit des policiers en civil mettant le feu aux poubelles, lançant des projectiles sur la foule, des véhicules des forces de l’ordre fonçant sur des lycéens, de groupes d’extrême droite semant la zizanie, des CRS s’attaquant à un manifestant blessé et ses secouristes. Des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, des rumeurs aussi. Où est la vérité ?
Si les forces de l’ordre versent volontairement de l’essence sur le feu, si les droits des citoyens ne sont bafoués, comment voulez-vous que nos jeunes croient encore en quelque chose et se calment ?
Les lycées sont bloqués, les facultés également, les commerçants sont terrorisés, les vitrines sont brisées, les transports sont perturbés, une mairie a brulé.
Pendant ce temps, les extrêmes se frottent les mains car ce genre de bordel est excellent pour leur petit commerce. Dans quelques mois nous irons aux urnes élire un nouveau président. Le RN caracole en tête suivi par LFI. Marine ou Mélanchon ? Sérieusement !
Et le débat sur le climat, qui devrait être notre souci principal, est totalement oublié. C’est vrai qu’il fait froid tout d’un coup.
















