Un bout de Mars

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C’est en regardant l’épisode Tombée du Ciel de Hugo Lisoir sur YouTube que j’ai entendu parler de Spacefox

Hugo Lisoir est une excellente chaîne YouTube qui parle d’espace. Technologies, couverture de lancements, astronomie, astrophysique et questions réponses se partagent ces vidéos geeks de vulgarisation plusieurs fois par semaine.

Depuis qu’un collègue m’en a parlé un jour au travail, je ne manque aucun épisode.

Donc dans l’épisode Tombées du Ciel, Hugo parlait des météorites et à la fin faisait la publicité d’un site commercialisant des bracelets avec des bouts de ces roches qui ont traversé l’espace. Bien évidemment, je suis allé sur leur site, ça va de soit, mais les tarifs m’ont dissuadés de commettre une nouvelle geekerie irresponsable. Car voila, je suis geek, mais assez raisonnable finalement, la preuve, je n’ai pas encore commandé le dernier Nikon Z9, c’est tout dire.

Oui, mais voilà, à la maison, il y a nettement plus geek irresponsable que moi j’en ai bien peur… Il y a mon fils aîné, celui qui a pourri mon avenir en m’offrant une Saturn V en Lego l’an passé. Un acte cruel qui m’oblige depuis à rester à quatre pattes sur le tapis à chercher des yeux de minuscules briques multicolores.

Noël est arrivé avec ses traditionnels cadeaux, que j’avais décrétés raisonnables et éco responsables cette année. Il semblerait que le mouvement n’ai pas été suivi par la majorité des protagonistes de la fête…

Bref, j’ai reçu en cadeau, un cube noir de 7 cm d’arrête, avec inscrites en lettres d’or Spacefox Collisions sur une face. Sur le côté opposé, un code barre surmonté d’un Mars donnait quelques indications supplémentaires. 

A l’intérieur de la boite, un bracelet plastique soutien un plaque de métal orangée dans laquelle est incrustée un minuscule fragment gris.

Une roche venue du manteau martien, éjectée un jour par un volcan, ayant erré des millions d’années dans l’espace avant d’être attiré un jour par la gravitation terrestre et de tomber en 2020 en Afrique du Sud.

Oui, j’ai autour du poignet, un fragment de roche martienne. Complètement dingue pour un geek spatial de mon genre.

J’ai reçu également un parfum qui m’accompagne depuis près de vingt ans et la saison 2 de Kamelot que je n’avais toujours pas visionnée.

Mais mon plus beau cadeau de Noël, je l’ai reçu le 25 décembre peu avant 14h, lorsque le télescope spatial James Webb s’est séparé du lanceur Ariane 5 pour voler de ses propres ailes. Depuis j’essaye de modéliser le télescope en Lego avec Studio mais je crois que j’ai été doublé encore une fois par Lego Rocket Collection.

Bonne année qu’ils disaient…

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En sortant du parking, ma femme a rayé le côté droit de la voiture et endommagé le rétroviseur. Le lave-linge fait dijoncter la maison à l’allumage et j’ai pas trouvé le problème, du coup, nouvelle machine commandée et linge sale sur la peau. En partant nous promener à vélo en Allemagne le premier de l’an, madame a crevé son pneu arrière, à cinq kilomètres de la maison. Sa roue arrière est morte, faut dire, elle roulait avec des pneus lisses, j’ai plus qu’à trouver une roue, réparer et me laver les mains ensuite. Les travaux de réfection des sols de la cuisine, prévus en décembre, ont été reportés aux calendes grecques faute de matériaux disponibles. Le télétravail est devenu obligatoire trois jours par semaine du coup je vais camper dans le salon. J’ai passé une dizaine d’heures à modéliser le télescope James Webb en Lego et me suis fait doubler par LegoRocketCollection, j’suis dégouté. L’iPhone de ma chérie a rendu l’âme peu avant les fêtes et depuis elle zone sur Androïd. Notre couple en a clairement souffert. Mon blogueur préféré a choppé la COVID-19 et j’oscille entre désespoir car son blog est bon, et espoir, car ça ferait moins de concurrence s’il passait l’arme à gauche. J’ai appris le 3 janvier que mon père était hospitalisé depuis le réveillon pour un problème rénal, merci la  maison de retraite pour la communication ! Il fait 26 degrés Celsius à Biarritz et nous sommes en plein hiver. Nous allons probablement changer de président de la république en mai et vu les cons en lisse, on n’est pas sorti du sable.

La bonne nouvelle c’est que je tolère mieux le chocolat et l’alcool grâce à mon traitement à base de bêta bloquants. Du coup je bois de la bière et mange des Mon Chéri pour oublier cette année de merde qui commence. Le pire c’est que je déteste les Mon Chéri mais qu’il ne reste plus que ça en stock après l’orgie des fêtes.

Compressé n°2

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Le grand méchant JC est de retour avec un second numéro de compressé, des albums qui n’ont pas trouvé grâce à mes oreilles même si je me suis efforcé de les écouter plusieurs fois.

Commençons en France avec MDS.

Je suis le groupe Monnaie de Singe depuis leur album Error 404. Tout d’abord dans la mouvance trip-hop, la formation a viré au rock progressif, perdant au passage leur chanteur.

Après Error 404, un disque qui figure dans ma discographie idéale, ils sont sorti un concept album de fin du monde intitulé The Last Chance. Et cette année, après une longue attente, leur crowdfunding a donné naissance à un récit nordique, The Story Of Rose Ola Seks.

Si The Last Chance ne m’avait pas complètement convaincu, The Story Of Rose Ola Seks m’a tout simplement déçu. 

L’histoire de cette folle prend trop le pas sur la musique et étant donné que Anne-Gaelle n’est pas franchement une cantatrice, dès le second titre, je me retrouve noyé dans une couche de poudreuse maculée de sang dans laquelle il est difficile de progresser.

J’aurai bien aimé vous dire que cet album m’a plu, d’autant que j’ai contribué à son financement, mais sincèrement non, il va être très vite oublié.

Passons à une autre déception, et de taille celle-là. C’est le dernier Glasshammer, Skallagrim.

Encore un concept album, encore un groupe pas très connu.

Je me souvenais de Glasshammer comme du digne successeur de Yes avec son rock progressif symphonique et ses harmonies vocales délicieuses. 

Cette époque semble révolue. Seuls Fred et Steve ont survécu à cette époque bénie. Le son de Glasshammer s’est fait plus épais avec une chanteuse à coffre à la place du génial Jon Davison.

Dommage, car l’artwork de ce dernier opus est réussi et que sur les treize morceaux, on compte trois pièces de plus de sept minutes. 

Mais voilà, la dentelle des compos a fait place à une basse lourde, une rythmique quasi metal sans parler d’un chant tout sauf délicat. Encore un CD qui va rejoindre le cimetière. Par contre le teeshirt, lui, je le garde, il est magnifique.

La troisième erreur de casting a pour nom Chain Reaktor.

Je ne sais même plus pourquoi je l’ai commandée, surtout en vinyle. Peut-être pour la pochette…

Si j’avais été plus attentif, j’aurais remarqué que les deux fils de Erik Laan de Silhouette, étaient à l’origine de la chose avec leur papa. Leur précédente expérimentation, le groupe Skylake, avait été pourtant très décevante. 

J’ai l’impression que les frangins ont les yeux plus gros que le ventre. Ils devraient s’essayer à des projets moins ambitieux.

La prod du vinyle est assez désastreuse (par chance j’ai aussi le CD). La musique aurait été sympa avec un bon mix, mais la tessiture à quatre notes de Bart et son timbre passe partout achève l’album. 

La quatrième victime de cette hécatombe s’appelle The Mandoki Soulmates.

Utopia for Realists est un album que j’ai acheté après l’écoute du très beau titre ‘The Torch’. Pour ma défense, je ne connais pas Leslie Mandoki et très peu les musiciens figurants sur cet album.

L’idée était de composer autour de la musique de Béla Bartok et si je retrouve bien l’esprit du maître hongrois par moment, je ne suis pas certain que le mélange prog, classique, folk et jazz fasse bon ménage ici.

Les dix-neuf artistes présents sur cet album sont d’excellents musiciens, certaines sections sont éblouissantes, mais l’ensemble est relativement déconcertant. 

C’est un peu du Unitopia en très pointu. Je ne dis pas que l’album ne soit pas bon, loin de moi l’idée, c’est juste que je n’accroche pas.

Teeshirt : Glasshammer

2021 en images

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Vous le savez sans doute, la photographie est une de mes grandes passions. Je me promène tout le temps avec un appareil numérique, reflex ou hybride, selon les besoins et les envies. Du coup, je capture beaucoup d’images dont une grande partie s’en va à la poubelle. J’en développe tout de même certaines avec Lightroom et j’en publie quelques unes sur Flickr.

Mais pour moi, la photographie se regarde avant tout sur le papier. Alors une fois par an, je fais imprimer un livre photo A4 de ce que je considère être mes meilleures images de l’année. Il ne s’agit pas forcément de celles qui ont été le plus regardées sur Flickr ou qui plaisent à mes proches, ce sont celles que j’aime le plus.

Depuis six ans je sacrifie à ce petit rituel narcissique qui me permet de m’auto congratuler et d’étudier l’évolution de ma technique et de mon style au fil des ans.

Voici celles que j’ai retenu cette année :

Nous commençons l’année avec un rempart du château du Haut-Koenisgbourg, un jour de janvier alors qu’il était fermé pour travaux. Le ciel semblait prometteur, la neige pas totalement fondue, et j’avais toujours rêver de photographier ce monument sous un manteau blanc. C’était l’occasion d’étrenner le nouveau Nikon Z7 II avec un superbe objectif Sigma 18-35 mm.

Sur la route du retour, je me suis arrêté près de Sélestat pour admirer ces antennes de radiodiffusion devenues inutiles. Des antennes m’intriguaient à chaque fois lorsque je passais en voiture sur l’autoroute.

Plus près de la maison, s’étend le village de Altorf, notre promenade bucolique dans les prés en compagnie des vaches et des chevaux. Ce jour là, un épais manteau blanc recouvrait la nature et mon épouse dessinait des lignes dans la neige. Encore une image avec le Sigma 18-35.

Près du Rhin se trouve la réserve naturelle du Rorhschollen où je joue au chasseur pour capturer des échassiers. La réserve se situe juste à côté d’un barrage, d’une centrale électrique et d’une usine d’incinération. Ce jour là j’allais rentrer bredouille quand la cheminée de l’incinérateur lointain s’est mise à cracher de la fumée noire. Par chance, pour chasser le Piaf, j’avais le 200-500 mm.

Mes pas me conduisent souvent à Strasbourg avec mon appareil. Ce jour là, alors qu’il tombait des cordes dehors, je suis allé du côté de la Petite France, aux Ponts Couverts pour saisir cette perspective. C’était une de mes première sorties avec le Nikkor 24-70 f 2.8.

Encore la campagne d’Altorf et ses prairies inondées que le gel et la neige ont transformé en paysage digne du roman La Fileuse d’Argent. Cet arbre me fascine à chaque fois, mais c’est ma seule belle image de lui pour l’instant.

Ciel de traine sur l’Alsace. Des cumulonimbus roulent dans le ciel avec en arrière plan la forêt noire. La photo n’est pas extraordinaire à mes yeux, mais c’est le genre de paysage que je cherche à réaliser depuis longtemps.

Strasbourg, place de l’Etoile. En attendant le tram qui me ramènera à la maison, je contemple le canal quand un rameur passa devant mon objectif. Cadrage à la volé, réglages au petit bonheur et au finale une image sympathique.

Inutile d’aller très loin pour réussir un cliché. Voici le cour de l’Iliade à Illkirch-Graffenstaden, chez moi, la place où se déroule le marché les mercredi et samedi matin. Ce jour là tout était désert et la perspective intéressante.

Au pied des Vosges, se dresse le village fortifié de Rosheim où se déroule tous les ans un magnifique carnaval. Cette image est prise de la tour nord et ne figurera finalement pas dans l’édition papier. Il faut faire des choix.

Retour à la réserve naturelle du Rohrschollen, là où se dresse la magnifique cheminée qui brûle nos déchets de surconsommation. Cette fois, gros plan sur les transformateurs.

Juste à côté, des oiseaux aquatiques vivent sous les lignes à haute tension, dans la fumée de nos déchets, comme ce cygne qui couve dans son nid.

Il y a la ville aussi, avec ses immeubles laids, ses balcons identiques. Il s’agit du quartier de l’Esplanade à Strasbourg, fait de tours et de barres, de grandes lignes droites.

Le 12 juin 2021, la marche pour les libertés se déroulait dans les rues de Strasbourg malgré la COVID-19. J’ai adoré cette cycliste fuyant la foule et mon objectif.

J’ai retrouvé le cortège sous un porche un peu plus loin, courant devant, passant derrière, me glissant au milieu.

L’été est arrivé, le long d’une voie romaine conduisant au Colorado Alsacien, pas loin de la ville de Bitche.

Souvenir d’une promenade matinale au soleil levant, avant que les hordes de promeneurs n’investissent ce site grandiose.

Non loin de Strasbourg, se trouve la cascade du Nideck à Oberhaslach, une courte grimpette dans les bois et on arrive devant la chute d’eau. Il faut se lever tôt en période de grosse chaleur pour éviter la foule et s’offrir une pause longue, les pieds dans l’eau.

Un de mes rêves, est de réaliser une belle photographie de foudre. Alors, lorsque l’orage menace, je prends la route avec mon matériel, dans l’espoir de trouver le saint graal. Pour l’instant à part m’être trempé et avoir photographié la plaine sous des averses, je n’ai toujours pas réussi mon image d’orage.

Combien de fois ai-je essayé de capturer la cathédrale de Strasbourg ? Je ne sais pas. Ce dernier essai est mon préféré, avec ces caricaturistes qui travaillent pour les touristes devant le monument gothique flamboyant.

Mon petit dernier étudie près de Lyon, alors deux fois par an, il faut effectuer l’aller retour pour le déménager. Cette image a été prise alors que j’errais dans les monts du lyonnais, avant d’aller me coucher à l’hôtel. Preuve que j’ai toujours un appareil avec moi, ici le GX9, parfait pour les voyages.

Le Rhin coule non loin de la maison et ce pont nous relie à l’Allemagne toute proche. Un pont dans le brouillard de l’automne. Une photographie que mon épouse aime beaucoup.

Toujours l’automne, toujours la brume et l’eau, mais cette fois en couleurs, au village de Rhodes, un matin avant d’arriver au parc animalier de Sainte Croix où je me rend en pèlerinage chaque année. J’ai vu ces deux pêcheurs dans une barque non loin de la route. J’ai sorti le Nikon D810 avec un Tamrom 70-200 et j’ai capturé cette scène magnifique.

Ensuite je suis allé voir mes amis les loups, la première étape d’une promenade photographique de six heures dans le parc où l’on trouve toujours des coins de solitude.

Je m’y rends à l’automne, car l’été, trop de visiteurs arpentent les chemins, la chaleur accable les animaux qui se cachent et parce que c’est la saison du brame.

Je me promène souvent dans les Vosges, au Mont Sainte-Odile, où se dressent les ruines de plusieurs vénérables châteaux. Celui-ci se nomme de Dreistein, trois ruines construites à différentes époques qui m’ont données pas mal de fil à retordre pour en capturer l’essence.

Je n’ai pas assisté à beaucoup de concerts en 2021, seulement trois en fait dont deux à Pagney-derrière-Barine. Celui-ci est celui de Monnaie de Singe et de Lazuli. C’est avec les concerts que je me suis remis sérieusement à la photographie, maintenant j’en couvre nettement moins, mais la photo est redevenue une passion que j’avais délaissée avec la fin de l’argentique.

Longtemps j’ai cherché le gros plan sur les artistes. Aujourd’hui je prend aussi du recul lorsque c’est possible, pour saisir le public et toute la scène, à condition que les éclairages vaillent le coup. Ici je trouve que c’est pas mal du tout. Nikon Z7 II avec 24-70mm f 2.8.

Après Monnaie de Singe, Lazuli mettait le feu à la petite salle et lorsque Romain Thorel joue du cors, je ne résiste jamais à immortaliser la scène.

Je suis allé à deux reprises visiter Troyes pour le travail en 2021 et je risque d’y retourner encore. Noël approchait, la ville portait sa parure de fêtes. J’en ai profité pour la visiter de nuit, malgré le froid mordant, une fois encore avec mon GX9 bien pratique.

Le retour se fit de nuit, depuis la gare TGV inhumaine de Champagne-Ardennes, l’occasion d’une photographie en attendant le train.

La neige revient avec l’hiver sur le Mont Sainte-Odile, une belle promenade glacée sur le sentier sud que je n’avais pas parcouru depuis longtemps et qui offre de magnifiques panoramas sur la plaine alsacienne.

Revoici le cour d’ l’Iliade, de nuit cette fois avec les illuminations de Noël. Comme quoi un lieu peu changer de physionomie entre le jour et la nuit.

J’ai terminé l’année avec ce cormoran au bord du Rhin. Déguisé en chasseur, armé d’un 200-500 mm, je me suis embusqué près de ce tronc d’arbre. Les oiseaux m’ont vu venir et se sont envolés. Alors je me suis camouflé et préparé à l’attente. Une vingtaine de minutes plus tard un des oiseaux revenait se sécher sur la branche. Ma patience était récompensée.

Vers Mars

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Après Vers Les Étoiles, Mary Robinette Kowall se devait de poursuivre les aventures d’Elma la calculatrice, tant le premier livre était réussi.

Pour une fois je n’ai pas lu les chroniques d’Alias et de Yvan avant d’attaquer le livre car je ne voulais pas de spoiler. J’aurai peut-être dû en fait, car manifestement, je ne suis pas le seul à avoir préféré le premier livre.

Le cycle est une uchronie spatiale comme The Right Stuff est un roman historique. Après la chute d’une météorite sur Terre, l’homme partait pour les étoiles et colonisait la Lune. Film catastrophe, course à l’espace, égalité homme femme, ségrégation et sexisme pimentaient le premier volume.

Avec Vers Mars, l’autrice reprend les mêmes ingrédients avec deux équipages mixtes pour un huis-clos de plusieurs mois à destination de la planète rouge. C’est un peu l’histoire de Quelques Grains de Poussière au bout du compte en mieux écrit tout de même.

Si Vers les Étoiles m’avait emballé, Vers Mars m’a un peu barbé. On connaît déjà la psychologie de nombreux personnages, encore que l’infâme Parker se dévoile nettement plus pendant ce voyage. Celle d’Elma et ses nausées a eu tout le temps de s’exprimer dans le premier opus et les problèmes terriens ramenés à un espace confiné se retrouvent quasiment les mêmes. Le voyage, pimenté de quelques pépins et morts violentes dure une grande moitié du livre. Je n’ai vraiment rêvé qu’à l’instant où les bottes ont mordu la poussière rouge.

Par chance le livre ne se réduit pas au voyage vers Mars et jusqu’à la page 187 il est question de politique, d’image du programme spatial, de financements et de préparatifs. Le mouvement Earth First est un des piliers de cette première partie, une idée qui aurait pu être mieux exploitée, car comment justifier une aventure dispendieuse vers Mars quand ceux qui restent sur Terre survivent péniblement ?

Je n’ai pas du tout visualisé les coursives et modules des vaisseaux dans lesquels se déroule presque tout le récit et sorti de Parker, Debeer et Elma, le reste de l’équipage est resté quasi anonyme.

Dommage pour ce second tome, je lirai peut-être les nouvelles de Lady Astronaute pour me consoler.

Fierce Deity – Power Wisdom Courage

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Bonne année à tous et à toutes !

Jonathan Barwick est un australien qui se prend pour Arjen Lucassen et Ramin Djawadi, du moins sur son dernier album Power Wisdom Courage.

Une fois de plus, c’est KMäNriffs qui m’a fait découvrir cette perle sur Twitter, alors merci à lui. Il semble particulièrement affectionner les trucs qui déchirent sévère mais de temps en temps il s’attendrit un chouilla, comme ici.

Fierce Deity joue dans la cour du power metal progressif épique avec trois titres à rallonge de huit à treize minutes.

Sachez tout de même que si vous vous aventurez sur ses autres productions, que Power Wisdom Courage n’est pas franchement représentatif du reste, même si c’est plutôt bon.

Vous connaissez Arjen (qui a dit non ?) : Ayreon, Star One, du metal prog à claviers et invités mais connaissez-vous Ramin Djawadi ? Non ? C’est le compositeur de la BO de la série Games Of Thrones, vous savez ce machin que l’on entend partout, massacré lors des auditions de classes de violoncelle.

Jonathan, le gars derrière Fierce Deity, joue tout seul, contrairement à Arjen et s’il reprend le thème de Game Of Thrones, il le fait avec intelligence dans le dernier morceau intitulé ‘Courage’.

Ne vous y trompez pas, la flûte gentillette de ‘Power’ est vite remplacée par des chœurs lyriques et un bon gros power metal de derrière les fagots où les claviers rappellent furieusement Ayreon. 

De même le “court” ‘Wisdom’, seulement huit minutes après tout, au chant limite crié, après des claviers “pouet pouet”, lance une charge lourde aux riffs épais et au refrain martial.

Ce long EP ou court LP, comme vous voudrez, s’achève avec le grand format ‘Courage’ qui démarre comme un vieux diésel avant d’atteindre son régime de croisière. C’est là que s’incruste une version épurée du ‘Main Title’ de Games Of Thrones, ajoutant s’il était besoin, une touche épique à la charge de guitares.

Il n’y a franchement rien à jeter dans Power Wisdom Courage. C’est du lourd épique à souhait qui a même sut gagner les faveurs de mon épouse, c’est tout dire. 

Allez l’écouter, vous me direz ce que vous en pensez, il est sur Bandcamp. Et le premier d’entre vous qui m’enverra un commentaire sur le blog, aura même droit à un code de téléchargement pour l’écouter chez lui.

Teeshirt : Monnaie de Singe

Et de trois

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Je suis assis dans le vaccinodrome avec une nouvelle dose dans le bras gauche. Je pensais qu’avec 90% de piqués en France on finirait par avoir la peau de cette saloperie, mais non. C’est sans compter tous les pays à 3% d’immunisés et ceux qui ne respectent pas les gestes barrières. C’est beau la mondialisation et la connerie !

J’avais repris les concerts, plein d’espoir, et voilà que je m’enferme à nouveau dans le salon avec de la musique, des livres et des Lego.

Oui j’en ai marre, mais qui blâmer si ce n’est notre libre circulation planétaire, la surpopulation et l’irresponsabilité de certains ? 

Les personnels soignants sont à bout, pourtant ils gardent le sourire et continuent à lutter pour sauver des vies. Pendant ce temps Boris organise des pique-niques et les jeunes des raves en Bretagne. 

Alfa, Beta, Gamma, Omicron, aurons-nous assez de lettres dans l’alphabet grec pour tous ces variants. Masques, pass sanitaire, pass vaccinal, couvre feu, confinement, nos libertés ont fortement régressé ces derniers mois. Mais faut-il blâmer nos gouvernants pour autant ? Je ne pense pas. Je pense que les anti tout, adeptes des théories du complot, ceux qui refusent de se faire vacciner, ceux qui font semblant de porter un masque sous le nez, ceux qui se font tester tous les trois jours afin d’aller encore au cinéma et au restaurant, portent une lourde part de responsabilité dans cette catastrophe. 

Les cas contacts se multiplient autour de nous. L’étau se resserre. Pour l’instant malgré trois concerts, quelques pauses cafés imprudentes et trajets dans les transports en commun, je suis passé sous les radars. Tant mieux car je ne donnerai pas cher de ma peau avec mon rein défectueux en cas d’infection.

A la maison, l’écran, la station d’accueil, le clavier et la souris attendent l’ordre de télétravail obligatoire longtemps reporté. L’ordinateur portable et le smartphone restent dans mon sac à dos, rentrant à la maison tous les soirs en cas d’alerte rouge. Un masque neuf m’attend chaque matin sur ma chaise, la réserve de savon est remplie, le gel hydro patiente dans son flacon, le pass frétille dans le téléphone, nous sommes parés pour affronter 2022.

Questions écolos

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Qui a le plus mauvais bilan carbone ? Ce vieux diésel rouillé ou la voiture sans plomb flambant neuve du concessionnaire ? 

Quel est l’impact de votre animal de compagnie sur la planète ?

Faut-il se faire livrer les achats ou bien aller les acheter dans des boutiques ?

La vente en vrac est-elle si vertueuse en emballage ?

Vaut-il mieux consommer du bio produit au Maroc sous serre ou une production locale de saison ?

Quel est le vrai bilan carbone d’une éolienne, d’un parc photovoltaïque, d’une centrale nucléaire ?

Quels sont les pollueurs ? Ceux qui produisent pour vivre ou ceux qui achètent pour se distraire ?

Quel est le pourcentage d’énergie perdu de sa production dans la centrale nucléaire jusque l’alimentation électrique du moteur de la Tesla ? 

Qu’est-ce qui est le pire ? Des EPR, des mini centrales nucléaires ou plein d’éoliennes ?

Qui émet le plus de méthane, un bovin dans un pré ou un toulousain dans sa voiture après un bon cassoulet ?

Quels sont les effets d’un degré d’augmentation de la température moyenne du globe sur le climat ? Et deux, trois, quatre, cinq ?

Qu’est-ce qui consomme le plus d’énergie ? Une recherche sur Google, l’envoi d’un email, regarder une vidéo de chat sur YouTube ou lire ce blog débile ?

Quelle mesure concrète notre gouvernement a-t-il pris en vingt ans pour endiguer le désastre climatique à venir ?

Comment décorer la maison ? Avec un sapin synthétique ou un sapin venu des Vosges ?

Faut-il voter pour un écolo aux déclarations crétines, une catin de droite, un facho médiatique, un populiste nombriliste, une blondasse skinhead ?

Je n’ai la réponse à aucune de ces interrogations pourtant essentielles lorsque l’on débat d’écologie, juste quelques idées préconçues et peut-être fausses. Et pour cause, tout le monde dit tout et son contraire, soit par bêtise, soit pour fausser le débat. Tout je dont je suis certain, c’est que notre planète se réchauffe et qu’il nous reste quelques années pour endiguer cette embolie monstrueuse. Alors réfléchissez au lieu de gober toutes les conneries dont on nous abreuve en permanence. Et faites le bon choix, celui de la planète.

Dream Theater – A View From The Top Of The World

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Si je n’aime pas beaucoup James et si je regrette le départ de barbe bleue, il faut quand même reconnaître à ces cinq ricains une furieuse maîtrise du genre et de la technique. Sorti de Metropolis Part I, Octavarium et de A Dramatic Turn Of Events, je ne suis pas vraiment fan, surtout si nous parlons de la bouse The Astonishing. J’ai pourtant toute leur discographie et même quelques live, car passer un Dream Theater à fond dans la maison chasse les souris, traumatise mon chat et emmerde les voisins.

Mais qu’est-ce qui m’a pris de l’acheter en vinyle cette fois ? Je ne sais pas, peut-être pour remplir mon quota mensuel de dépense. Bref me voilà avec une paire de godasses posées au bord d’une gigantesque faille dominant une mégalopole. A View From The Top Of The World, soixante-dix minutes de metal progressif technique à souhait. Sept morceaux dont le dernier et très long titre album, A View From The Top Of The World renoue avec les titres fleuves et l’instrumental. Un bon point car on entend assez peu l’abri de jardin bêler.

Bel artwork, galettes 180 grammes, CD en bonus et livret XXL, décidément le label Inside Out a encore soigné l’objet. Ils vont finir par devenir ma référence vinyle s’ils poursuivent sur ce chemin.

‘The Alien’ propose en ouverture, un long instrumental grandiloquent où guitares et rythmiques volent la vedette à tour de rôle. Puis Petrucci s’envole avec Rudess avant le second refrain pour nous en mettre plein les oreilles encore une fois. Une pièce longue de plus de neuf minutes qui met en appétit. Du grand classique furieusement efficace.

‘Invisible Monster’ et son couplet basse batterie marque également quelques points avant d’emprunter ensuite de surprenant chemins de traverse pour un groupe comme Dream Theater. 

Je pourrai également vous parler de ‘Sleeping Giant’ à la section instrumentale éblouissante ou de la fabuleuse intro de ‘Awaken The Master’ mais il faut que je garde un peu de temps pour le titre album en trois parties qui occupe à lui seul la face B du second vinyle. Comment dire ? En fait, depuis ‘Octavarium’, je n’avais pas retrouvé ce souffle épique chez Dream Theater. Son ouverture synphonico metal cinématique annonce tout de suite un morceau hors norme qui ne sera pas bâclé en trois minutes. De fait, vous en prendrez pour vingt où guitares virtuoses rencontrent piano classique, violons, batterie effrénée, basse trépidante et claviers fous. 

Magistral.

S’il n’y avait qu’un seul album de Dream Theater à écouter depuis l’arrivée de Mike Mangini, ce serait celui-ci. Bon à condition de supporter ce groupe bien entendu.

Teeshirt : Némo (parce les gars de Némo ne sont pas fans de Dream Theater justement)

La dinde

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Comme Valérie je partage les valeurs françaises : le pâté de volaille aux organes anormalement développés qui mangent sans faim, les arbres déracinés qui perdent leurs aiguilles, les fausses idiotes en maillot de bain et les pédales bourrées de produits illicites.

Bon j’avoue, je n’ai pas ma carte du LR que je n’ai jamais regardé le concours Miss France ni celui de l’Eurovision. Sans doute parce que je ne regarde pas le petit écran. 

Si j’adore le foie gras, particulièrement en croute de sel avec un Sauterne, je n’en mange plus, parce que honnêtement le gavage est une pratique assez révoltante. D’ailleurs sans devenir vegan ou végétarien, je commence à limiter fortement ma consommation de viande et de poisson.

Pour le pinpin c’est plus compliqué. Tous les ans je décore la maison, guirlandes, bouboules, étoiles et sapin. Ça fait fêtes et en Alsace entre grisaille et journées courtes -il fait nuit à 17h – on a bien besoin de ça pour ne pas déprimer. 

Pour les éclairages, d’ailleurs peu nombreux (deux guirlandes LED), je veille à ne les allumer que le Week-End quand il fait nuit et encore juste le soir de 17h à 22h.

Pour le sapin, je pourrais opter pour une version synthétique mais je ne suis pas certain que ce soit plus éco responsable. En plus, c’est très moche. Mon sapin pousse, absorbe du CO2 et après les fêtes je le broie pour en faire du paillage dans le jardin. Comme ça je me sens moins coupable.

Pour les cadeaux, on essaye également d’être raisonnable, un par personne, un truc utile de préférence, plutôt éco truc machin, acheté le plus localement possible et à un prix raisonnable. Bon j’avoue que les LEGO pour le fiston et le bidule à musique pour ma chérie ne remplissent pas toutes les cases. Par contre le sweat-shirt du petit dernier lui a presque tout bon, et croyez-moi, c’est pas évident.

Bref, sur les quatre symboles français selon sainte Valérie, je ne coche qu’une case. Je dois être un sang mêlé ou un de ces putains d’intellos bobos gauchos arnarchos débilos car je ne me reconnais pas dans sa France et ses valeurs. Je parlerai bien d’un pays d’accueil, de libertés, de tolérance, mais j’ai l’impression que ça n’est plus à l’ordre du jour. 

J’aimerais bien que la France soit un pays exemplaire pour son bilan carbone, l’accueil des migrants, la décroissance énergétique, la défense des droits sociaux, l’égalité mais faudrait pas croire au Père Noël non plus.