Avez-vous lu Anne Rice et sa saga sur les vampires ?
La mini série Talamasca sur Netflix s’inspire de son univers et nous plonge dans l’univers occulte des immortels.
Un jeune et avocat prometteur et fauché se fait recruter à New-York par Le Talamasca, une organisation secrète.
La mystérieuse Helen l’envoie en mission à Londres pour enquêter sur un artefact, le 752, qui contiendrait la somme de toutes les connaissances du monde des immortels.
Guy, notre héros télépathe, va y rencontrer des vampires, des sorcières, des cadavres et découvrir quelques un des secrets du Talamasca.
La série de 2025 en six épisodes de moins d’une heure se regarde bien, même si vers le milieu de la saison, j’ai été un peu largué par l’intrigue avant de retomber sur mes pieds. Après je regarde des épisodes avant de me coucher, ce qui n’aide pas à la concentration.
La distribution est à la hauteur de l’histoire avec Elizabeth McGovern (Helen) et Wiliam Fichtner (le vampire), deux acteurs que j’aime beaucoup et Nicolas Denton dans le rôle du jeune recruté.
Vous avez déjà visité la cathédrale de Metz ? Ses voûtes s’élèvent à la vertigineuse hauteur de quarante et un mètres. C’est impressionnant !
A Metz vous trouverez également la caserne qui abritait jusqu’à il y a peu, les locaux de nos collègues. Des bureaux perchés au troisième étage sans ascenseur et qu’il fallait vider lors de leur déménagement.
Six volées de marches d’environ trois mètres de haut chacune pour arriver dans quatre pièces remplies de mobilier dont nous devions nous débarrasser.
Quatre étages plus bas, dans une cave humide et insalubre, s’étaient accumulés des tonnes d’archives et de matériel hors d’usage ou obsolète.
Pour débarrasser les meubles, nous avions fait appel à une société spécialisée. Nous, nous devions ramener les archives administratives et le matériel informatique à Strasbourg. Alors nous étions partis à deux, pour deux jours, avec un utilitaire afin superviser le débarras et rapatrier ce qui devait l’être.
Ce que nous n’avions pas totalement anticipé, c’est ce que nous trouverions en arrivant.
Imaginez qu’une terrible et foudroyante épidémie, en une nuit, aie terrassé tous nos collègues.
Nous sommes arrivés dans des bureaux déserts qui avaient été laissés à l’abandon. Cadres aux murs, tiroirs remplis, placards débordant de classeurs, stock de papier toilette, produit vaisselle, éponges, gel hydroalcoolique, piles usagées ou pas, bics, crayons, tampon encreurs, corbeilles à papiers pleines, câbles informatiques, casques, micros, souris, lampes, rallonges…
Alors que nous aurions dû trier les archives et charger l’utilitaire de matériel informatique, nous avons, pendant une journée entière, descendu et remonté les trois étages une vingtaine de fois, chargés de cartons remplis du contenu des tiroirs, des placards, des armoires et des poubelles, afin que la société, chargée du débarras du mobilier, puisse intervenir le lendemain.
Ce fut comme si nous avions grimpé à douze reprises dans la même journée au sommet du clocher de la cathédrale de Metz, chargés de lourds cartons.
Nous avons retrouvé plus de deux cents exemplaires emballés et neufs d’un livre écrit par deux anciens collègues, un carton de sacs plastiques bleus au logo de notre entreprise, suffisamment de carreaux de moquette pour couvrir le sol d’un appartement, du matériel de mesure qui aurait eu sa place dans un musée, de gros livres de comptabilité soigneusement remplis à la main, des cafetières hors d’usage, plusieurs kilos de bics promotionnels, des cours de japonais griffonnés, un stock de rouleaux de PQ suffisant pour tenir pendant une année de gastro carabinée, des kilomètres de câbles permettant de relier Metz à Strasbourg, des mètres linéaires de stores, des panneaux d’exposition jamais sortis de leur emballage, un mini lave-vaisselle, des pneus de voiture quasi neufs et pourtant très anciens, des dizaines de bouteilles de produits périmés, javel, alcool, gel hydroalcoolique, soude, produits vaisselle, vinaigre, des torchons séchant sur les radiateurs, de vieux appareils photos, des livres de mathématique et de physique niveau grandes écoles, mais aucun cadavre.
J’aurais bien tout laissé en plan, repartant en direction de Strasbourg le coffre vide, demandant aux collègues lorrains de trier leur merde avant que le déménageur n’intervienne.
Hélas nous étions contraints par le temps, nous devions libérer les locaux. Alors nous nous sommes coltinés tout le sale boulot et les deux jours de travail se sont transformés en trois journées de pénible labeur.
Dois-je encore vous présenter Marc Atkinson ? Qui ne le connaît pas encore ici ?
Marc est le chanteur du groupe Moon Halo.
Il a également œuvré dans Nine Stones Close, Riversea et Mandala band et c’est aussi un artiste solo. Et surtout, j’adore la voix de Marc.
Si j’ai boudé le dernier Moon Halo, Trichotomy, j’ai n’ai pas pu résister à l’appel de son nouvel album solo Voices que j’ai précommandé sur Bandcamp.
Voices, ce sont quatorze titres pour presque une heure en quart de musique où vous retrouverez deux musiciens de Moon Halo ainsi que l’épouse de Marc et sa fille.
Disons-le tout de suite, Voices est un album trop long d’autant qu’il manque de rythme. Il démarre pourtant sur les chapeaux de roues avec l’excellent et très marilionesque ‘Where Do I Begin’. Hélas, après cela, l’album se noie rapidement en chemin.
Par exemple, le ‘If I Could’ me fait beaucoup penser à du Vanessa Paradis avec ses chœurs de Tamsin et Enya. Un titre tellement sirupeux qu’il en devient limite insupportable à écouter.
Le court ‘Home’ donne le change avec une musique rythmée à la manière de ‘Big Time’ de Peter Gabriel. Rien de bien révolutionnaire, mais l’album avait besoin de ça pour nous donner un coup de fouet alors qu’avec ‘Help Me Believe’ j’ai l’impression d’aller à la messe. Bon, il y a aussi ‘The Future Starts Tonight’ qui secoue un peu, mais lui et moi, c’est juste pas possible.
Je reconnais tout de même que Martin Ledger fait des étincelles avec sa guitare sur de nombreux titres comme ‘Everything Is Possible’ là où les claviers de Marc se contentent de nappes de remplissage quand ce ne sont pas les chœurs qui se chargent de ce travail.
Il y a quelques textes qui contrastent avec la musique comme dans ‘Say It Isnt So’ où vous entendrez des extraits de discours de mon ami Trump (un gars bien croyez-moi). Mais dans l’ensemble, Marc parle de beaucoup d’amour, du couple, de l’espoir, mais aussi de sa musique (‘Home’, ‘Voices’).
Je ne vous cache pas que sorti de quelques titres comme ‘Where Do I Begin’, ‘Say It Isnt So’ et ‘Home’, l’album Voices m’a fait somnoler malgré la voix de Marc. Je l’ai trouvé trop long et trop paisible. Peut-être n’était-ce pas le bon moment pour l’écouter.
C’est avec le souvenir de Veiller sur elle et les larmes de mon épouse après avoir refermé ce nouveau livre de Jean-Baptiste Andrea, que j’ai ouvert Des diables et des saints.
J’ai tout de suite retrouvé avec bonheur la plume de cet écrivain dans l’histoire de Joseph, le petit orphelin. N’importe qui d’autre aurait pu écrire cette histoire un peu facile, mais rares sont ceux qui auraient su lui donner vie.
Joseph est un pianiste talentueux mais il ne joue que dans les lieux publics, les gares et les aéroports, jamais dans les salles de concerts. Il l’attend.
Enfant, il perd sa petite soeur et ses parents dans un accident d’avion. Il est alors placé dans l’orphelinat des Confins, à la frontière espagnole, où se déroule presque toute l’histoire.
Un orphelinat catholique géré par l’abbé Senac, Grenouille le surveillant tortionnaire, Rachid, le prof de sport et quelques bonnes soeurs.
Le roman tire sur des ficelles connues, l’enfance, l’amour, l’amitié, l’emprisonnement et les méchants adultes. Mais raconté par Jean-Baptiste Andrea, la facilité de l’intrigue devient une belle histoire. Un roman que j’aurais certainement dévoré en quelques heures si mon agenda l’avait permis.
Depuis cinquante ans que je scrute le ciel, je n’ai observé que des phénomènes naturels. Aucun vaisseau spatial, aucune rencontre du troisième type, bref rien que de la poussière d’étoiles.
Mais un jeudi soir froid, alors que je cherchais un raccourci que je ne trouverais jamais, j’ai vu un phénomène que je n’avais jamais encore observé.
Ma lunette pointait vers la nébuleuse du fantôme (sans doute un signe), mon télescope se promenait sous la voute céleste, l’appareil photo de Pierre visait le coeur et la lunette d’Eliott cherchait une galaxie perdue.
Nous étions trois représentants de l’espèce humaine perdus dans le froid à plus de mille mètres d’altitude : un météorologue, un astrophysicien et un DRH, des témoins dignes de confiance. Bon pour le DRH je suis moins sûr…
C’est justement le DRH l’a vu. « Regardez ! » a-t-il dit en pointant sa frontale éblouissante dans notre direction. Et nous l’avons vu, d’abord la lumière crue de sa lampe blanche et ensuite, vers le sud-ouest, cette forme mouvante laiteuse barrée d’une zone sombre, avancer vers nous, entre la constellation d’Orion et les Pléiades.
Photo Pierre Suaud
L’objet de grande taille et lumineux comme la lune, bougeait vite et sans bruit, changeant progressivement de morphologie, dans un ciel sans nuage. On aurait dit une boule de coton poussée par le vent.
Pierre a juste eu le temps de l’immortaliser avec son boitier Canon et son 14 mm Samyang, car après quelques minutes, l’OVNI disparaissait vers le nord-ouest sans laisser de trace.
Nous étions trois témoins de confiance à avoir vu un objet non identifié dans le ciel Alsacien, et ce, cinq jours après le passage d’un bolide qui s’est écrasé en Allemagne.
L’invasion des profanateurs de sépultures avait-elle commencé ? Etait-ce le début de la Guerre des Mondes ? Allions-nous enfin rencontrer le troisième type ? Des auriculaires allaient-ils se raidir chez certains habitants de la Terre ?
Cela ne pouvait pas être un nuage bas, le météorologue l’aurait reconnu. Ce n’était pas une aurore boréale, l’astrophysicien l’aurait identifié. Ça n’était pas un nuage chimique d’une usine classée SEVESO, le DRH aurait viré tout le personnel de l’entreprise.
Plusieurs hélicoptères militaires avaient survolé le Champ du Feu ce soir là. Poursuivaient-ils un mystérieux engin extraterrestre ? Ou plus simplement, les militaires expérimentaient-ils une nouvelle arme de destruction massive ? Peu probable, nous n’avions pas été kidnappés ou empoisonnés pas un gaz toxique.
L’explication tristement rationnelle provenait de Chine. Une fusée Longue Marche 8A avait décollé à 3h48 heure de Beijing pour mettre en orbite des satellites du genre Starlink. Et le nuage correspondait aux gaz rejetés par la fusée lors de son vol. Ils étaient très lumineux parce la lumière du soleil les éclairait encore du fait de leur altitude élevée.
Mais les sinistres explications scientifiques n’enlèveront rien à ce que nous avons vu. Il s’agissait bien d’un OVNI, enfin jusqu’à ce qu’on l’identifie.
Neal est de retour avec sa bande et je n’ai pu m’empêcher de monter dans l’ascenseur avec eux. Soixante-huit minutes de musique, quatorze morceaux et un long format de plus de onze minutes, le Neal Morse Band fait toujours dans la démesure et j’aime ça.
L.I.F.T. raconte l’histoire d’un homme qui renoue avec le monde qui l’entoure après s’être perdu en chemin. Bref un concept album à la Neal Morse, dieu en moins, encore que…
Avec Neal Morse, c’est toujours la même histoire. Je me dis que je vais arrêter, mais je n’y peux rien, à chaque fois, je replonge.
Il faut dire que les gars savent vraiment y faire. Des musiciens d’exception, un art de la composition consommé et une grandiloquence assumée. Le défaut, c’est que les musiques et les histoires se ressemblent beaucoup d’un album à l’autre.
Par chance, le Neal Morse Band n’en compose pas un tous les ans, ce qui laisse le temps d’oublier et de retrouver le plaisir d’en écouter un nouveau.
L.I.F.T. est un album comprenant de longues parties instrumentales grandiloquentes. On aime ou on déteste, mais c’est la signature de The Neal Morse Band. Du prog symphonique assez pompier avec plusieurs voix (principalement Neal et Eric) qui se croisent et se mélangent Il n’y a que Randy qui ne pousse pas la chansonnette sur cet album, même Mike y va de sa voix de canard.
Neal Morse puise son inspiration musicale un peu partout, ce qui donne à L.I.F.T. une impression de grande familiarité dès la première écoute. Vous allez y entendre du piano à la Supertramp et des touches de SAGA dans ‘Fully Alive’, du Genesis dans ‘Shattered Barricade’, des cordes et des cuivres dans ‘Fully Alive, Pt 2’ (enfin des synthés) sans parler des figures de styles classiques de Neal.
Que vous dire de plus sur cet ascenseur ? (oui lift en anglais c’est un monte charge ou un ascenseur en anglais). Ben franchement, pas grand chose.
J’ai eu beaucoup de plaisir à l’écouter mais ça reste du Neal Morse alors il ressemble énormément aux autres albums du pape du prog. Les fans apprécieront certainement ce nouvel opus, les détracteurs de Neal le jetteront à la corbeille, c’est un peu comme un Dream Theater, on est fan ou pas.
Il n’y a pas de juste milieu. Moi j’aime. Et ça ne se discute pas.
Pierre, empereur de Russie, épouse Catherine, une jeune noble allemande. Pierre est un imbécile violent imbu de sa personne. Catherine est une idéaliste cultivée issue du siècle des lumières.
La série The Great en trois saisons de dix épisodes chacun raconte avec beaucoup d’humour et de manière très romancée le règne de Pierre III de russie et la Grande Catherine.
Les personnages hauts en couleurs donnent vie à des épisodes d’un peu moins d’une heure où les intrigues politiques les plus improbables prennent place dans un magnifique palais filmé un peu partout en Angleterre.
Catherine n’aime pas Pierre et n’aspire qu’à gouverner à sa place. Pierre aime Catherine (enfin, il croit l’aimer) et n’est pas si attaché que cela au pouvoir, enfin tant qu’il peu manger, baiser et boire jusqu’à satiété.
La grande Russie, son peuple, son clergé et sa noblesse sont dépeints dans cette série avec une bonne dose humour. Superstition et violence sont les piliers du pouvoir de cet empereur alors que Descartes, Voltaire, Rousseau prônent l’humanisme dans le reste de l’Europe.
La série est dans la lignée de My Lady Jane, un zeste d’histoire, pas mal d’humour, un peu de sexe, des papillons, de beaux décors, une recette qui fonctionne à chaque fois à la maison.
Je n’en ai vu que la première saison et la fin de la troisième. Mon épouse a dévoré les autres épisodes pendant que je passais mes nuits dehors. L’acteur Nicholas Hoult (Pierre) tient la série à bout de bras et lorsqu’il n’est pas là, les épisodes manquent de rythme. C’est le seul reproche que je ferais à cette excellente série. Si vous aimez le genre, je vous la recommande chaudement.
On dit souvent qu’un sommeil régulier est essentiel à une bonne santé. Se coucher à une heure raisonnable, avoir ses sept heures de repos, ne pas changer de rythme, etc etc.
Je n’ai manifestement pas compris le message, surtout la semaine dernière, d’ailleurs je me demande encore comment j’ai tenu le coup.
Dans mon agenda prévisionnel j’avais deux soirées de prises : un concert mardi soir et une conférence sur l’astronomie planétaire le vendredi. Rien d’insurmontable.
Mais lundi, le président de notre association a ajouté un conseil d’administration surprise le jeudi soir et moi, lorsque j’ai vu le ciel, j’ai proposé à quelques copains de partir dans les Vosges, pour photographier les étoiles le soir même.
Lundi à 16h, après le travail, j’ai filé faire les courses et une fois arrivé à la maison, j’ai déchargé les sacs pour mettre à la place lunette et télescope dans le coffre. Ensuite je suis parti vers Grendelbruch et à 18h j’installais mon setup dans la nature.
A 1h30 j’étais dans mon lit. A 6h30, je repartais travailler.
Mardi à 18h, après une journée de travail chargée, je prenais la route de Colmar pour 4h de concert de metal et cinq cent photos. Je me glissais sous la couette passé minuit, encore agité par l’énergie déployée par Omnium Gatherum.
Mercredi était une journée de télétravail bienvenue, en robe de chambre devant mon ordinateur, je récupérai au calme des deux soirées intenses. En soirée je m’attelais au développement des photos de concert et commençais à traiter la nébuleuse de la méduse photographiée lundi soir. A 21h30 je dormais à poings fermés.
Jeudi, après une grosse réunion de travail et quelques sujets épineux, je me rendais à l’observatoire de Strasbourg pour mon premier conseil d’administration de la SAFGA, l’association d’astronomie dans laquelle j’ai pris un peu plus de responsabilités récemment. A 0h30 j’étais enfin au lit.
Vendredi, après trois cafés et une ultime journée de travail qui m’a semblé très longue, je suis reparti à l’observatoire à vélo, pour une conférence passionnante sur la photographie planétaire. Evidemment, je ne me suis pas couché avant 0h30.
Samedi c’était enfin jour de repos, une vidéo à enregistrer, deux articles de blog à écrire, trois photos à sélectionner et un ciel qui se dégageait le soir. Allais-je repartir en montagne installer mon matériel et tenter une nouvelle fois la nébuleuse de la méduse ? Vous auriez fait quoi à ma place ? Vous seriez monté n’est-ce pas ? Même malgré la poussière venue du Sahara ?
Alors je suis monté avec plein de copains et nous sommes rentrés à 2h du matin. A 7h j’étais réveillé, à 9h je me préparais à traiter ma nouvelle image de la nébuleuse de la méduse.
Pour couronner le tout, ce week-end là, se déroulait, comme tous les ans, à Rosheim, un magnifique carnaval vénitien. Allais-je partir là bas faire quelques photos ?
Et bien non, je me suis contenté d’une promenade bucolique à la campagne. Il faut dire que je tenais à peine debout.
Fallujah je les connaissais grace à leur dernier album Xenotaph. Par contre, pour Omnium Gatherum, j’étais sec même si l’ami Stéphane a souvent parlé du groupe sur son blog. Le plus simple pour moi était d’écouter leur dernier album May The Bridges We Burn Light The Way pour me faire une idée, et tant qu’à l’écouter, pourquoi ne pas en faire une chronique ici.
Omnium Gatherum est un groupe finlandais qui sévit depuis 2002 dans les sphères du death metal mélodique. Moi je parlerais plutôt de heavy hard rock avec du growl. Un metal à growl et chant clair à trois voix des plus rythmé qui joue un peu à la guitar hero.
Honnêtement leur musique n’est clairement pas ma came, enfin, disons pas ce que j’écoute d’habitude. Le côté trépidant du duo basse batterie doublé d’une grosse voix démoniaque pendant quatre-vingt dix pourcent de l’album, ce n’est pas ce que je préfère. Mais un peu de changement n’a jamais fait de mal à personne.
May The Bridges We Burn Light The Way délivre neuf titres de une à presque sept minutes pour moins de trois quarts d’heure de musique à l’écriture presque pop métal.
Il y a un côté dinosaure du rock dans leur musique : ces voix claires très 80’s et ces chœurs qui rencontrent un growl caverneux à souhait sur des traits de guitares d’un autre temps. La batterie de Atte est galopante et les guitares de Markus en font des tonnes. Mais au milieu de tout cela vous allez entendre Aapo se défoncer aux claviers pour donner un air de metal symphonique à l’ensemble.
Les chœurs et les voix les claires de Markus et Mikko comme dans ‘My Pain’ nous feraient presque oublier qu’ici on écoute du métal. Évidemment, le growl brutal de Jukka, qui ne cherche jamais à être mélodique, nous rappelle tout le temps le contraire.
Il s’agit bien de death metal et ça dépote. Mais figurez-vous que passée la première surprise, j’ai pris goût à ce mélange improbable.
Il n’y aurait pas Jukka qui s’arrache les cordes vocales, Omnium Gatherum pourrait presque passer pour du bon vieux hard rock un peu kitch. En fait, May The Bridge We Burn Light The Way est un album assez fun.
N’empêche, les deux titres instrumentaux, intitulés respectivement ‘May The Bridges We Burn Light The Way’ et ‘Road Closed Ahead’, qui ouvrent et concluent l’album sur des instrumentaux qui nous offre un répit salutaire au growl caverneux.
Lorsque vous arriverez à la fin de l’album et que résonneront les premières notes de ‘Road Closed Ahead’, vous aurez l’impression d’écouter le plus beau morceaux de tous les temps.
Je peux me coucher moins bête maintenant que j’ai écouté le groupe Omnium Gatherum en studio et en live. Je ne vous promets pas pour autant de recommencer l’expérience de si tôt car leur musique est à la frontière de ma zone de tolérance.
Imaginez quatre blondes platines plus vraiment toutes jeunes jouant du manche sur la scène du Grillen. Je suis certain que ça vous émoustillerait.
Et bien non, désolé de vous décevoir pour les photos, je ne suis pas allé shooter un spectacle burlesque à Colmar mais le groupe filandais Omnium Gatherum.
En vérité j’y allais surtout pour écouter les ricains de Fallujah que je connais un peu mieux, mais au final, le groupe qui m’a fait forte impression venait de Finlande.
Je ne vous cache pas que je n’étais pas au mieux de ma forme. La veille je photographiais les étoiles près de Grendelbruch avec les copains et nous sommes rentrés tard. Qu’importe, je suis parti à Colmar un peu avant 18h, le réservoir et le ventre vide, avec quelques heures de sommeil depuis la veille.
L’association Headbang m’avait accrédité pour la soirée, donc c’est avec mon lourd attirail photo que je suis allé écouter In Mourning, Fallujah et Omnium Gatherum. Une soirée placée sous le signe du growl, car si ces trois groupes usent également de chant clair en studio, en live, ils gueulent, et fort.
La salle du Grillen est bien remplie et il faut jouer des coudes pour se déplacer. Le public va de vingt à soixante-dix ans, du coup je me situe dans la moyenne haute. Des métalleux embourgeoisés qui boivent encore des bières, mais avec modération.
Pas de cervoise pour moi, je suis fatigué, je fais des photos et surtout je conduis.
In Mourning, que j’avais déjà eu l’occasion d’écouter avec l’album The Immortal, est un groupe de métal progressif suédois. Pour une première partie, ce fut plutôt une bonne surprise même s’ils n’ont pas joué très longtemps. Un quatuor de métal prog très mélodique avec chant clair (enfin en studio) et du growl caverneux. N’ayant pas vraiment d’attente, j’ai été agréablement surpris par leur musique comme leur présence sur scène.
Pour Fallujah ce fut l’exact opposé. J’avais de grosses attentes et j’ai été déçu. Les hurlements du chanteur ont dominé leur set et franchement la prestation scénique était des plus pauvres. Je n’ai pas réussi à faire une seule photo un temps soit peu sexy. C’est sans doute les frappes en Iran qui les perturbaient.
Et puis les six gars de Omnium Gatherum sont arrivés et là il y a eu du spectacle. J’avais écouté leur dernier album avant de venir (je vous en parlerai mardi), et surprise, j’avais bien accroché.
En live, ça fonctionne également plutôt bien. Quatre guitares au premier rang tenues par des blondes platines secouant leur crinière, un batteur métronomique à la moustache genre Village People et enfin un claviériste (le premier de la soirée, Fallujah jouait au click), la petite scène du Grillen était bien remplie comme la salle.
Les quatre blondes jouent à tour de rôle à Guitar Hero, enchainant les soli démonstratifs, secouant leur crinière platine et hurlant dans les micros.
Moi qui suis le plus souvent près des caissons de basses, je suis pris de violents spasmes provoqués par la batterie de Atte et la basse de Mikko. Ça fait mal ! Lorsque je m’éloigne pour réaliser des plans d’ensemble je respire un peu plus. Mais ça cogne quand même très fort !
Après trois morceaux de rappel (c’est leur dernier soir alors ils se lâchent), les finlandais nous abandonnent abasourdis, surtout sourdis en fait. Cela fait tout de même quatre heures que la fête bat son plein, j’ai cinq cents photos principalement ratés dans les boîtiers photos, il n’y a plus qu’à rentrer à la maison trier tout ça.
Je reviendrai certainement le 15 avril pour écouter Iotunn, In Vain et Nephylim histoire de changer du métal. Un grand merci encore à l’association Headbang pour son accueil.
Le prochain concert de mon agenda 2026 bien chargé sera le 3 avril pour un tout autre genre de musique puisque j’irai écouter Lazuli Chez Paulette.