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Ataraxia
Ataraxia - Ataraxia
Titre : Ataraxia
Groupe : Ataraxia
Sortie : 2020
Label : autoproduction
Format : CD
Genre : Progressif
Achat : ici
La chronique note de la chronique
Les évaluations Evaluations

Titres

  • En la inmensidad
  • Mojando la cordura
  • Susurros
  • Ruinas
  • Numen
  • Preludio a la luz
  • El sonido del tiempo
  • Intervalo
  • Nunca más

Formation en 2020


Aujourd’hui nous partons pour l’Espagne, dans les ruelles étroites écrasées de soleil de Torre de Juan Abad, afin de découvrir Ataräxia, six artistes et leur premier album du même nom. Si le groupe est né en 2006, il est resté en dormance de 2011 à 2018 pour renaître de ses cendres avec neuf morceaux que nous avons le plaisir de découvrir à présent.

L’album est un voyage sonore au travers de l’existence humaine et de l’univers, du rock progressif teinté de musiques andalouses, légèrement jazzy, oriental et latino, chanté en espagnol par Julia Samadhi. La fraîcheur musicale d’Ataräxia me fait songer à nos amis d’Elora, et pour le chant un peu à Weend'ô. Une émotion sans fard servie par une musique sans esbroufe qui parle immédiatement au cœur.

Ataräxia

Le rock progressif d’Ataräxia, outre la voix de Julia, se concentre sur les guitares de Juan Velázquez et de José Ramón Muñoz. Le piano d’Alberto Donado s’impose magnifiquement dans 'Preludio a la luz’ et ‘Intervalo’ et si j’ai salué les guitares très présentes, la basse de Francisco Fernandez n’est pas en reste comme dans ‘En la inmensidad’. La batterie de José Desdentado peut sembler parfois facile, mais écoutez le final metal prog de ‘El sonido del tiempo’ ou ‘Ruinas’ pour mieux goûter son travail.

Qui sommes-nous, perdus dans l’immensité de l’univers ? Comment vivre avec nos doutes, nos questions ? Telles sont quelques-unes des questions que pose Ataräxia dans cet album. La voix de Richard Feynman (1918-1988), chercheur en physique quantique, sans apporter de réponse, nous rassure sur notre existence au début du dernier morceau, ‘Nunca mas’ : “...but I don't have to know an answer, I don't feel frightened by not knowing things...”.

Trois instrumentaux ponctuent l’album Ataräxia : ‘Numen’ à la flûte et la guitare classique, à la manière d’une musique baroque, ‘El sonido del tiempo’, une pièce metal progressive de plus de six minutes au tempo de corrida orientale qui peine toutefois à convaincre, et le magnifique ‘Nunca mas’ aux tonalités andalouses qui termine les neuf morceaux.

‘Mohando la cordura’, d’abord metal progressif, devient latino sur des orgues, ‘Ruinas’ s’enrichit de cordes numériques quand ‘Numen’ joue de la flûte et que ‘Preludio a la luz’, tout en attente au piano et chant, est rejoint par les guitares et percussions en une parfaite progression musicale.

Parmi ces titres, deux m’ont vaguement rappelé d’autres musiques, la guitare de 'Susurros' qui me renvoie à Steven Wilson et le piano de ‘Intervalo’ à Eurythmics. Sorti de cela, le groupe espagnol propose un univers assez unique, andalou, oriental et progressif.

A part ‘El sonio del tiempo’ qui manque un peu de matière, Ataräxia est un pur délice, un concept album dans la langue de Cervantès, aux textes tels des poèmes, chantés de très belle manière par Julia et superbement mis en musique par le groupe. A découvrir même si vous ne comprenez pas l’espagnol.


Rédigé par Jean-Christophe le 14/04/2021
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